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dimanche, 03 janvier 2021 00:00

Le grand chantier de 2021, affirme Belhimer

Le «grand chantier» qu’entend entreprendre le secteur de la communication pour l’année 2021 consiste en l’amendement de la loi organique relative à l’information pour l’»arrimer» à la nouvelle Constitution, a indiqué hier  à Alger le ministre de la Communication, porte-parole du Gouvernement, Amar Belhimer.» Le grand chantier du secteur de la communication durant l’année 2021 sera l’amendement de la loi organique n 12-05 du 18 Safar 1433 correspondant au 12 janvier 2012 relative à l’information dans le but de l’arrimer à la nouvelle Constitution», a déclaré M. Belhimer dans un entretien accordé au quotidien national l’Expression. Il a expliqué que l’article 54 qui «consacre le principe de liberté de la presse en détaillant les composantes de cette liberté, stipule le droit à la création de chaînes télévisées, de sites et journaux électroniques, interdit le discours de discrimination et de haine». Tout en estimant que cet article en vertu duquel «aucune activité de journaliste ne saura être arrêtée sans décision judiciaire», le ministre a souligné que cet amendement, qui se fera de façon «collective et inclusive» avec la participation de l’ensemble des acteurs du secteur, permettra de créer «enfin» un «Conseil national de la presse écrite au lieu d’une Autorité de régulation, tel que stipulé dans ladite loi et qui n’existe nulle part au monde».Le premier responsable du secteur de la Communication a rappelé, à ce propos, qu’»assainir un champ ruiné et miné exige à la fois du temps et de la persévérance». «Nous continuons à travailler pour une amélioration de la situation du secteur de la communication qui a été durant longtemps rongé par les intrus et les affairistes», a-t-il assuré, soulignant que la «plus grande réussite» est d’avoir établi un «lien direct» avec les médias «sans aucune bureaucratie». Le ministre a fait savoir que plusieurs objectifs fixés dans le plan d’action du gouvernement ont été atteints, rappelant à l’occasion, la mise en vigueur de l’arrêté régissant la presse électronique et la mise en œuvre, dès courant janvier, du cahier des charges, fixant les conditions d’octroi de la publicité publique. Il a rappelé également que d’autres cadres juridiques comme celui relatif à la publicité (l’activité) ou le sondage, ainsi que la mise à jour des statuts de TDA pour la commercialisation des produits offerts par Alcomsat1 sont à un stade d’élaboration «bien avancé». M. Belhimer a également rappelé que plusieurs chantiers, parmi les 10 contenus dans le plan d’action du gouvernement, sont dans «un état de réalisation bien avancé, alors que d’autres ont été achevés». En constatant l’urgence de faire cesser «l’anarchie» qui prévalait dans la distribution de la publicité publique, le ministère a élaboré, a-t-il précisé, un cahier des charges contenant «15 critères transitoires» visant à réguler ce marché, en attendant «l’élaboration en cours d’une loi relative à la publicité». Par ailleurs, M. Belhimer a indiqué qu’un projet d’arrêté portant lancement d’un appel à candidature pour l’octroi d’autorisations de création de services de diffusion télévisuelle thématiques est en voie de finalisation. «Cette opération contribuera au renforcement des trois textes réglementaires déjà existants relatifs à la loi sur l’audiovisuel», a-t-il expliqué. L’autre défi que l’Algérie, selon lui, tente de relever est celui de la sécurité numérique qui exige que tous les sites électroniques, d’information ou autres, soient hébergés localement afin de protéger leurs données, exhortant les journaux électroniques à rapatrier l’hébergement physique et logique de leur site dans le domaine «.dz». Tout en estimant, à ce propos, que les capacités nationales dans ce domaine sont de plus en plus importantes, M. Belhimer a cité l’exemple des opérateurs comme Algérie télécom, TDA et Mobilis et de l’Agence de presse Algérie Presse Service (APS) qui disposent de Data Center répondant à «tous les besoins d’hébergement des sites électroniques et de stockage des contenus informatisés (stockés en cloud)».»Ces opérateurs sont à même de garantir, a-t-il assuré, une sécurité maximale aux données, tant en matière d’accès que de contenus ininterrompus à longueur de temps», expliquant que l’opération d’hébergement dans le domaine «.dz» relève des prérogatives des institutions et organes nationaux habilités, à l’instar du Centre de recherche sur l’information scientifique et technique (Cerist), tandis que d’autres institutions sont chargées de l’hébergement des sites électroniques dont l’APS, TDA et Algérie télécom ainsi que des opérateurs privés, a-t-il ajouté

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Le bilan de l’opération antiterroriste menée par l’ANP dans la région de Messelmoune dans la wilaya de Tipaza s’alourdit. Deux terroristes ont été abattus dans l’après-midi d’hier, et un militaire, le caporal Rachedi Mohamed Rabah, est tombé au champ d’honneur, ce qui porte à six le nombre total de terroristes éliminés en 24 heures. Trois militaires y ont laissé leur vie depuis le début de cette opération qui se poursuit, selon un communiqué du MDN publié hier. Alors que l’opération antiterroriste était en cours, le chef d’état-major de l’ANP le général de corps d’armée Saïd Chanegriha a effectué une visite sur les lieux où sont déployés les unités militaires qui traquent les résidus du terrorisme dans cette région. Sur place, Saïd Chanegriha a « tenu une allocution d’encouragement adressée aux personnels de ces unités, à travers laquelle il a salué cet exploit ». « J’ai tenu à vous rencontrer suite à la réussite de l’opération antiterroriste, que vous avez exécutée hier le 02 janvier 2021. Vous, les vaillants personnels de nos unités, avez réussi à éliminer quatre terroristes sanguinaires et dangereux et à récupérer leurs armes », a déclaré le chef d’état-major de l’ANP. Il a qualifié l’élimination des quatre terroristes hier samedi d’«exploit dont nous nous enorgueillissons et appelons à le prendre en exemple ». Samedi, l’ANP a abattu quatre terroristes à Messelmoune et récupéré des armes et des munitions. Deux militaires, le sergent Mebarki Saad Eddine et le caporal-chef Gaïd Aïchouche Abdelhak, sont « tombés au champ d’honneur, en affrontant les groupes terroristes sanguinaires, et défendant la sécurité et la stabilité de notre peuple et notre patrie l’Algérie », a rappelé Chanegriha, dont les propos ont été rapportés dans un communiqué du MDN. Chanegriha a « inspecté sur les lieux le dispositif opérationnel de ces unités et leurs conditions de travail, dispensant par la même, à leurs personnels de précieux conseils et orientations dans le domaine de la lutte contre les groupes terroristes, partant de sa longue expérience sur le terrain. »

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dimanche, 03 janvier 2021 00:00

Les condoléances du Président

Le Président de la République, chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, Abdelmadjid Tebboune, a adressé hier, un message de condoléances aux membres et éléments de l’Armée nationale populaire (ANP) et à la famille du martyr du devoir national, le caporal Rachedi Mohamed Rabah, tombé au champ d’honneur alors qu’il combattait les résidus du terrorisme dans la zone de Messelmoune à Tipaza.» C’est avec une grande tristesse que j’ai appris la nouvelle du décès en martyr du caporal Rachedi Mohamed Rabah alors qu’il combattait les résidus du terrorisme abject. J’adresse mes condoléances les plus attristées aux membres et éléments de l’ANP et à la famille du martyr du devoir national, priant Allah Le Tout-Puissant de lui accorder Sa Sainte Miséricorde et de l’accueillir en Son vaste paradis», a écrit le Président Tebboune sur son compte officiel Twitter. Le caporal Rachedi Mohamed Rabah est tombé au champ d’honneur dans la commune de Messelmoune (Tipaza) lors d’une opération de recherche et de ratissage près de ladite commune ayant permis d’abattre deux (2) autres dangereux terroristes et de récupérer deux (2) pistolets mitrailleurs de type Kalachnikov et des munitions. Ainsi, le bilan de cette opération s’élève à six (6) terroristes abattus en plus de la récupération de six (6) armes à feu.

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Il a toujours entretenu un certain mystère autour de sa personne. Durant la décennie noire, des médias lui prêtaient souvent des déclarations dans un but purement commercial, puisque la simple évocation de son nom à la Une suffisait dans cette période pour attirer le lecteur, mais en prenant la précaution de revoir minutieusement ce qu’ils allaient publier. Des histoires parfois fantasmagoriques ont été racontées sur lui, sans qu’il n’intervienne une seule fois pour déconstruire le « mythe » bâti autour de sa présence-absence. Il a fallu attendre 2015 pour que l’atmosphère surréaliste entourant le personnage se dissipe quelque peu sans répondre pour autant aux innombrables questions posées sur son compte par une opinion publique livrée aux rumeurs. Lui, c’est Mohamed Mediene, connu sous le nom de Toufik, ex-patron du DRS, devenu subitement justiciable comme n’importe quel algérien, et qui vient de s’exprimer publiquement, après son acquittement dans l’affaire du « complot contre l’autorité de l’Etat et de l’armée ». Ses propos ont été rapportés exclusivement, conformément à une tradition établie depuis le début des années 90, par les quotidiens El Watan et El Khabar. Mais qu’a-t-il dit au juste ? « Un jour peut-être, je parlerai de ce qui m’a amené ici », a-t-il concédé, maintenant un suspense, qui va encore alimenter les spéculations pendant de longues années. « Comment pourrais-je être accusé de complot contre l’autorité de l’Etat, alors que la rencontre a eu lieu avec le frère et conseiller du président encore en exercice », s’est-il interrogé, avant de faire savoir qu’ « avec les événements que traversait le pays, Saïd Bouteflika a voulu nous voir pour nous demander notre avis sur la situation », sans expliquer le pourquoi du choix des personnes, qui ont assisté à la réunion tenue fin mars à la villa Dar El Afia, et à laquelle ont assisté en plus de Toufik, Saïd Bouteflika et Louisa Hanoune. « Je me suis dit que c’est une occasion pour dire ce que je pense ». « Vous pouvez me dire de quoi vous mêlez-vous, mais à cette époque, tout le monde était appelé à intervenir pour trouver une solution à la crise ». « Le but était d’échanger les avis ». Des flashs d’informations, que l’ex-patron des renseignements essaie de prolonger, en justifiant sa présence à la réunion par le fait que Saïd Bouteflika « incarnait le pouvoir », en sa qualité de « frère et de conseiller du président encore en poste ». Selon lui, une situation tout à fait « naturelle » où il s’était prononcé pour un changement du gouvernement avec à sa tête un Premier ministre, crédible et accepté par le peuple, doté de larges prérogatives. Complot contre l’Etat et l’armée ? Toufik s’abstient d’épiloguer, indiquant cependant que la réunion se tenait dans une résidence appartenant à l’armée. « Moi-même j’ai dit à Saïd Bouteflika qu’il faut parler avec le chef d’état-major, Gaïd Salah. Pour moi, tout cela était normal », déclarant tout ignorer à propos de la lettre de limogeage de l’ancien chef d’état-major de l’armée, mais assumant l’appel lancé à Liamine Zeroual pour diriger une période de transition. « C’était mon idée. On a aussi parlé d’autres personnalités, mais c’est le nom de Liamine Zeroual qui a fait consensus », a répondu Toufik au juge, selon les deux quotidiens. Quel était la réponse de l’ancien chef de l’Etat ? « Pour moi, il n’avait pas refusé, mais il a fini par le faire. (…) Je ne sais pas (pourquoi). Je ne l’ai pas revu. L’essentiel, c’est qu’il était la personnalité principale qui a été proposée », a-t-il souligné. Quant à Athmane Tartag, ses propos sont allés dans le même sens que son prédécesseur à la tête du DRS, sauf qu’il a fait une allusion lourde de conséquences. « Comment puis-je accepter qu’à la fin de ma carrière on m’accuse de complot ? Le traître, c’est celui qui en a décidé ainsi. Lorsque l’Algérie avait besoin de nous, on a donné tout ce qui était possible pour ne pas la laisser tomber durant les années 90. Qui a parlé de complot ? Pensez-vous que le général Toufik puisse comploter ? Le vrai traître, c’est celui qui l’a dit », a-t-il accusé. Sans commentaire ! En ce qui concerne Saïd Bouteflika, dont les propos ont été rapportés par les deux quotidiens, les seuls autorisés à assister au procès, faut-il le signaler, il a révélé que son frère est assigné à résidence. Selon son témoignage, Abdelaziz Bouteflika est en résidence surveillée. « Je répète, en résidence surveillée », a-t-il ajouté, avant de préciser que le président déchu « est toujours vivant ». Rejetant toutes les accusations portées contre lui, il a toutefois déclaré observer le silence pour « ne pas blesser » !

Synthèse Mohamed M

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dimanche, 03 janvier 2021 00:00

La campagne de toutes les incertitudes

La campagne de vaccination contre la Covid-19 a été annoncée officiellement pour le mois de janvier courant, après la réception des 500 000 doses du vaccin russe Spoutnik V. A qui sera destiné ce premier lot ? Les Algériens n’en savent rien. Et les autorités sanitaires, apparemment soulagées d’avoir répondu à l’injonction du président de la République, assurément avec le sentiment du devoir accompli, se sont enfermées dans un mutisme, qui en dit long sur leur incapacité dramatique à établir une communication fiable, en mesure d’éclairer l’opinion publique sur une question vitale, qui concerne tout le monde. Intervenant individuellement et à titre personnel dans les médias, souvent pour exposer des points de vue, les membres du comité scientifique n’ont jamais réussi, par contre, à agir collectivement, en tant que structure habilitée où siègent des experts et es-qualité, pour mettre en place un système de communication performant dédié au large public. Installés dans leurs bureaux, qu’ils ne quittent que rarement pour accorder des interviews, leur responsabilité est aujourd’hui plus qu’engagée dans la propagation des rumeurs et des informations erronées en milieu populaire, concernant l’épidémie du coronavirus et tout ce qu’elle entraine comme questions. Ils sont certes considérés comme des avis autorisés en matière d’orientation des pouvoirs publics, mais qu’à cela ne tienne, leur rôle d’informer la population n’est pas de moindre importance. Que sait-on des caractéristiques du vaccin russe, en dehors du fait qu’il coûte moins cher que les autres vaccins et qu’il n’exige pas une logistique lourde et compliquée pour sa conservation et son transport ? Rien, absolument rien. Comment va-t-on procéder pour inciter les Algériens à se faire vacciner, alors qu’on a qu’une vague idée sur leurs réactions ? Sans préjuger de l’efficacité de Spoutnik V, que le docteur Mohamed Bekkat Berkani a défendu non sans exprimer un certain fatalisme, intrigant tout de même pour un médecin de son rang, aucun expert ne s’est « aventuré » jusqu’à présent afin de les mettre en position de décider en connaissance de cause. Au-delà de Spoutnik V, de nombreux Algériens nourrissent une défiance globale vis-à-vis des vaccins. A-t-on pensé à cette catégorie ? Quels moyens va-t-on mobiliser pour vaincre les réticences des uns et des autres ? Même si selon certains médecins, « tout est prêt » en Algérie où le personnel soignant a « l’habitude de ce genre de vaccins (Spoutnik NDLR) qu’on peut facilement transporter et conserver », puisqu’il suffit de redémarrer le dispositif déjà mis en place pour le tétravalent (vaccin antigrippal), qui ne demande pas d’autre technicité, la problématique restera entière. La marge de manœuvre pour dissiper les réticences est trop étroite en l’absence d’informations fiables. Pris de court, les professionnels de la santé sont très mal informés et les politiques n’ont aucune emprise sur la question. Dans ces conditions, on voit mal comment les autorités sanitaires vont-elles faire pour convaincre les populations à aller se faire vacciner en masse. Etant donné que l’accès à l’immunité collective, dont le taux n’a jamais été expliqué pédagogiquement aux Algériens, demeurera hors de portée, même après la vaccination des personnes âgées, des personnels soignants, des éléments de la protection civile et de l’ensemble des services constitués, la campagne de vaccination s’annonce porteuse d’incertitudes.

Mohamed Mebarki

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dimanche, 03 janvier 2021 00:00

Faut-il fermer les entreprises déficitaires ?

L’un des visages de la crise économique qui frappe l’Algérie de plein fouet, c’est toutes ces entrepris étatiques qui n’ont pu survivre que par la grâce des apports financiers successifs du Trésor public. Selon, le Pr Mohamed Chérif Belmihoub, ministre chargé de la prospective dans le gouvernement actuel, l’Etat, via le Trésor public, a injecté dans ces entreprises publiques, pour les maintenir en survie, la bagatelle de 250 milliards de dollars depuis 25 ans Oui, 250 milliards de dollars ! Autant d’argent injecté pendant des années qui n’a pas pour autant permis à ces géants aux pieds d’argile d’atteindre leur autonomie financière. Encore moins de dégager des bénéfices pour participer au PIB, exclusivement tiré par les hydrocarbures. Mais prévient le Pr Belmihoub, l’Etat avec les moyens réduits qui sont aujourd’hui les siens n’est pas en capacité de continuer à financer indéfiniment pour maintenir à flot ces entreprises et sauvegarder l’emploi. Quelle est donc la solution ? Malheureusement, le Gouvernement n’en a pas pour le moment. Faut-il donc « couper le bois mort », pour reprendre la formule fétiche de Issad Rebrab, le patron de Cévital, partisan de la fermeture des entreprises déficitaires. Le Pr Belmihoub n’est pas partisan de cette solution source de risques potentiels engendres par les drames sociaux, voire de troubles politiques dans un contexte aussi «tensiogène» que celui que nous vivons actuellement. « A chaque fois on a réorganisé pour, in fine, voir se reproduire les mêmes schémas. Le budget de l’Etat ne peut plus faire face aux défaillances de ces entreprises, d’où l’importance d’engager des actions pour les réformer ou bien faire cesser leurs activités », dit le Pr Belmihoub . Des mastodontes comme le complexe sidérurgique d’El Hadjar, l’ENIEM de Tizi-Ouzou, ou la SNTV(encore que cette dernière est en train d’être phagocytée à bas bruit par l’Armée) ont englouti bien des milliards de dollars par souci de paix sociale de la part des Gouvernements successifs. Sauf que ces apports d’argent frais n’ont jamais été accompagnés d’un mode de management moderne avec des critères de rentabilité, de compétitivité et de performance économiques. En définitive, ces entreprisses étatiques apparaissent davantage, comme des œuvres caritatives pour distribuer des salaires, souvent dérisoires d’ailleurs que de véritables entités économiques productrices de richesses.

H.Khellifi

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dimanche, 03 janvier 2021 00:00

Ce qui change en 2021

L’Algérie modifie sa réglementation pour attirer les investisseurs et accentuer le contrôle sur le commerce extérieur dans un contexte économique marqué par la forte baisse des revenus pétroliers et la dépréciation du dinar. Ces mesures sont contenues dans la Loi de finances 2021 qui est entrée en vigueur le 1er janvier, après sa publication au Journal officiel. Cette loi, sans être révolutionnaire, apporte néanmoins des changements et des réajustements concernant les investissements, les importations et les exportations. Une cinquantaine de nouvelles dispositions concernent ces trois segments, entre exonérations, obligations et réaménagement ou reformulation de dispositions existantes. 

Des mesures incitatives pour les start-ups

Parmi les suppressions d’impositions instituées par la LF-2021, les opérations d’exportation de biens et services réalisées par les personnes physiques sont désormais exonérées de l’IRG, et la taxe de souscription du contrat d’assurance supprimée. Dans le cadre de la politique du gouvernement algérien portée sur l’encouragement des start-ups, celles-ci ainsi que les incubateurs sont exonérés de la TAP, de l’IBS et de la TVA. On note aussi la reconduction de la réduction d’impôt pour les sociétés cotées en bourse. Le texte introduit aussi la possibilité de remboursement de l’excédent de l’IRG et du trop versé de l’IBS. Certaines dispositions fiscales y sont en outre clarifiées. C’est le cas notamment de l’article 104 relatif au calcul de l’IRG, désormais restructuré, des plus-values de cession d’actions des personnes physiques, intégrées dans le Revenu global, des modalités de déclaration des transferts de fonds qui ont été modifiées, du fait générateur de la TAP, aligné avec celui de la TVA, de la télédéclaration de l’état récapitulatif annuel, rendu obligatoire.

Très peu d’augmentation de taxes

La LF 2021 ne contient pas beaucoup d’augmentation de taxes, mais on note le relèvement des tarifs de la taxe intérieure de consommation (TIC) pour certains produits, comme les bières (entre 4368 et 5560 Da par hectolitre) et les produits tabagiques (15 %). De nombreux réajustements ont été par ailleurs apportés aux procédures de contrôle fiscal. On notera la modification des modalités de réclamation des contribuables devant le tribunal administratif, l’augmentation du seuil à partir duquel la DGE (Direction des grandes entreprises) doit statuer (les droits et pénalités excédant 400 millions de dinars). Toujours concernant la fiscalité, la LF 2021 introduit la possibilité du recours à la vente de gré à gré en cas d’adjudications infructueuses, élargit la période d’échéances de paiement de la dette fiscale jusqu’à 60 mois, avec versement minimum de 10 % du montant de la dette. En matière d’investissement, la LF soumet toute cession d’actions d’une société activant dans les secteurs stratégiques à une personne de droit étranger à l’obligation d’autorisation préalable des services habilités, maintien de la règle 49-51 % et le délai de mise en conformité pour les activités revêtant un caractère stratégique et exclut les sablières et carrières des secteurs considérés comme stratégiques.

Tour de vis sur les importations et la surfacturation

Du nouveau aussi pour les activités d’importation et d’exportation, sur lesquelles le gouvernement cherche à accentuer le contrôle, afin de réduire les transferts de devises, dans un contexte économique difficile pour l’Algérie qui voit ses réserves de change fondre comme neige au soleil, en raison de la chute des prix du pétrole. Parmi les dispositions douanières nouvelles introduites par la LF 2021 concernant les importations, l’institution d’une nouvelle taxe sur l’immobilisation des conteneurs, l’autorisation d’importation d’équipements de moins de 3 ans et le paiement à terme des importations, une mesure destinée à lutter contre le phénomène de la surfacturation. Les composants ou matières premières importés ou acquis localement par les producteurs sont en outre exemptés de droits de douanes et TVA. L’article 83 définit les modalités d’exonération des matières destinées à la production d’huiles et de sucres et interdit l’exportation du produit final ayant bénéficié de compensation. « Sont exonérés des droits de douane et de la taxe sur la valeur ajoutée, les opérations d’importation des graines de soja destinées à la production de l’huile raffinée ordinaire à base de soja. Les huiles alimentaires raffinées ordinaires à base de soja et de sucre blanc dont les prix ont été compensés dans le cadre du dispositif de compensation applicable ne sont pas éligibles à l’exportation », stipule l’article. Si leur production est excédentaire, les entreprises peuvent procéder à l’exportation des huiles à base de soja et du sucre blanc, « à condition de la restitution du montant de la compensation au prorata des quantités exportées ». Les importateurs/transformateurs de sucre roux et de l’huile brute de soja sont en outre tenus dans un délai de 18 mois « soit d’entamer le processus de production de ces matières premières, soit de les acquérir sur le marché national », au risque de perdre « le bénéfice de la compensation et des exonérations douanières, fiscales et parafiscales à l’importation ». S’agissant de l’exportation des déchets spéciaux dangereux, elle est désormais soumise à taxe sur les autorisations, acquittée par voie de quittance auprès du receveur des impôts et dont le montant est fixé à 5.000 DA. Le produit de cette taxe est affecté au profit du budget de l’État (60 %) et du fonds national de l’environnement et du littoral (40 %).

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Les travailleurs de l’Entreprise nationale des industries électroménagères (ENIEM) dont le siège social est à Tizi-Ouzou, n’ont pas répondu favorablement à la note de la direction générale de l’entreprise, pour une reprise d’activité dimanche, après un mois de chômage technique, a-t-on constaté. Que ce soit au niveau du siège de la direction générale sis au boulevard Stiti Ali ou du complexe industriel sis à la zone industrielle de Oued Aissi, les travailleurs n’ont pas rejoint leurs postes. Ils motivent leur position par la «non-satisfaction» de leurs deux revendications, à savoir «la non comptabilisation du congé technique dans les salaires» et «le départ du P-DG de l’ENIEM».Les revendications ont été arrêtées depuis l’arrêt technique de l’activité de l’ENIEM pour une durée d’un mois (du 01 au 31 décembre 2020) décidé par la direction de l’entreprise pour cause de «contraintes financières» et «rupture des stocks des matières premières», a-t-on appris des syndicalistes. Hier samedi, la direction de l’ENIEM, a diffusé une note informant l’ensemble des travailleurs que «la date de reprise de l’activité est prévue pour le dimanche 03/01/2021» et a lancé un appel aux travailleurs pour «rejoindre leurs postes de travail».Dans la même note, la direction a rassuré qu’elle avait entrepris «toutes les actions nécessaires afin de débloquer la situation difficile que traverse l’entreprise actuellement», et souligné que «des garanties ont été données par les pouvoirs publics afin de trouver une solution durable qui garantira la pérennité des emplois au sein de l’entreprise, dans les meilleurs délais possibles». Le secrétaire général du syndicat d’entreprise de l’ENIEM (affilié à l’UGTA) Mouloud Ould El-Hadj, a indiqué à l’APS que les travailleurs «refusent de rejoindre leurs postes de travail tant que leurs deux revendications pour lesquelles ils ont initié des actions de protestation durant le mois de décembre dernier, ne sont pas satisfaites». Le syndicaliste s’est interrogé sur cette reprise décidée par la direction alors que, selon lui, «la situation ayant entraîné un arrêt technique d’activité n’a pas changé puisqu’il n’y a pas eu de déblocage de la matière première pour remettre en marches les unités de production». De son côté le P-DG de l’ENIEM, Djilali Mouazer, a regretté, dans une déclaration à l’APS, «l’empêchement de travailleurs de rejoindre leurs postes par certains de leurs collègues». Selon lui, «beaucoup de travailleurs ne se sont pas présenté aujourd’hui, notamment à cause des intempéries, alors qu’un petit groupe est venu dissuader et empêcher d’autres travailleurs qui se sont présentés de rejoindre leurs postes». Quant à la décision de reprendre l’activité de l’ENIEM alors que la matière première n’est pas encore débloquée, M. Mouazer a indiqué que «la décision de reprise est une mesure d’apaisement qui vise à rassurer les travailleurs», rappelant que «les pouvoirs publics ont promis d’apporter, dans les jours, des solutions à long terme, et durables», a-t-il insisté.Lors de son passage sur la Radio nationale «Chaîne I» le 28 décembre écoulé, le ministre de l’industrie, Ferhat Ait Ali Braham, avait déclaré que des mesures adéquates seront prises «dans les plus brefs délais» en vue de résoudre les problèmes de l’ENIEM et de relancer ce groupe. «Le dossier est en cours d’examen et il sera tranché au cours de cette semaine», avait-t-il rassuré.

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La hausse générale des prix des produits de consommation en Algérie pourrait s’étendre à la viande blanche. Le président de l’Apoce Mustapha Zebdi anticipe en effet une flambée du prix du poulet les prochaines semaines en raison d’une hausse des prix des aliments de volaille de l’ordre de 70 %. Selon lui, les prix se négocient actuellement à 9 000 DA le quintal de soja et 4 100 DA pour le quintal de maïs. Conséquence immédiate : le poussin coûte 5 DA et de nombreux agriculteurs abandonnent l’élevage, ajoute M. Zebdi. « Par notre publication, nous sommes en train de lancer une seconde alerte sur la situation inquiétante et la répercussion immédiate sur les petits aviculteurs et dans quelques semaines sur le pouvoir d’achat des consommateurs », explique M. Zebdi dans une déclaration, hier. « D’ici à six semaines (période qui correspond au cycle d’élevage), si la situation n’est pas réglée et stabilisée, il faudra s’attendre à ce que la seule source de protéine pour les Algériens, en l’occurrence la volaille, connaisse une flambée », prévient-il. Actuellement les prix ne dépassent pas 300 DA le kilogramme de poulet. Un prix jugé abordable par l’Apoce. Mais les choses risquent de changer d’ici peu. « C’est pourquoi, nous renouvelons une nouvelle fois notre appel aux pouvoirs publics pour attirer leur attention sur le fait que la situation est très préoccupante », tient à alerter le président de l’Apoce qui ne souhaite pas s’étaler sur les causes mais plutôt sur les conséquences d’un tel renchérissement des prix des aliments de la volaille. « Sincèrement, en tant qu’organisation on ne s’est pas trop impliqué dans la recherche des causes. En revanche, on lance des alertes depuis quelques semaines sur la hausse des prix des aliments de volaille, en saisissant les services concernés. Actuellement, nous observons toujours une hausse des prix. Mais ce qui est dramatique, c’est que la plupart des aviculteurs ont cessé les élevages des poussins. Au point où le prix d’un poussin est à 5 DA ».

TPE pour les commerçants : Un report et des interrogations

Prévue pour décembre 2020, la mesure obligeant les commerçants à se doter de terminaux de paiement électronique avant la fin de 2020, est reportée au 31 décembre 2021. Selon le président de l’Apoce, à peine 1,4 % des commerçants sont équipés de TPE. L’échec de l’opération est dû essentiellement au refus des commerçants de faire preuve de transparence. « Depuis quelques semaines, nous avons alerté sur le fait que les choses n’avancent pas au rythme qu’il fallait. On a même rencontré une certaine résistance de la part des commerçants. Les commerçants qui se sont dotés en appareils TPE ne dépassent pas le 1,4 % », ajoute M. Zebdi. Le président de l’Apoce rappelle que la mesure remonte à 2017 et qu’elle n’est pas l’œuvre de l’actuel Exécutif.

Crise du lait en sachet

Revenant sur la crise du lait en sachet, doublée du phénomène de la vente concomitante (pour 4 sachets de lait subventionné, un sachet de lait de vache est obligatoire), Mustapha Zebdi estime que la solution à ce problème ne dépend pas d’un seul ministère, celui du Commerce. « C’est un problème de plusieurs ministères et des offices de régulation. La complexité de ce dossier fait en sorte qu’il y a un échec », lance M. Zebdi.

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dimanche, 03 janvier 2021 00:00

La solidarité a permis d’atténuer le choc

L’esprit de fraternité, de solidarité et d’appartenance dont ont fait preuve les populations, les entreprises et les associations, ayant agi en tant "qu’alliés actifs" des pouvoirs publics a permis d’atténuer les conséquences de la pandémie du Covid-19 sur le l'économie du pays, selon le 1er rapport sur la relance économique (2020-2024) élaboré par le ministère délégué chargé de la Prospective. Dans ce document, dont l’APS a obtenu une copie, il a été souligné que " les pouvoirs publics ont trouvé dans la population, les associations et les entreprises dans toute leur diversité, les comités de villages et de quartiers, des alliés actifs pour atténuer les conséquences des perturbations survenues en début de pandémie", faisant état d’un "degré de conscience" et d'un "esprit de solidarité" qui ont contribué à coordonner les efforts sur le terrain. Le ministère a rappelé, dans ce sillage, les différentes mesures adoptées par les autorités publiques, notamment celles prises sur le plan sanitaire pour limiter la propagation du virus, sociales (octroi des indemnités, mise en congé exceptionnel, aide financière aux professionnels les plus impactés) ainsi que des mesures économiques comprenant des dispositions bancaires, fiscales et parafiscales, administratives et réglementaires. En plus des efforts de sauvetages remarquables, déployés par l'Etat dès le début de la pandémie, le rapport a également mis l'accent sur la multiplication des initiatives entreprises par des chercheurs, des universitaires, des étudiants et des entrepreneurs pour produire divers articles de prévention. Fort recul du PIB et hausse du déficit commercial en 2020 Abordant l’impact du Coronavirus sur le pays, le rapport a noté qu’il est difficile d’estimer "la pleine mesure des conséquences aussi bien au niveau économique que social", pointant du doigt les " nombreuses lacunes dont souffre le système national d’information".S’appuyant sur les données du ministère des Finances, le rapport a indiqué que le Produit intérieur brut (PIB) devrait connaître, en 2020, un "fort recul" qui sera de l’ordre de 4,6%, tandis que l’Indice des Prix à la Consommation (IPC) a augmenté pour l’ensemble des groupes de produits durant les 8 premiers mois de l’année 2020. L’inflation sera ainsi de l’ordre de 3,5% pour l’année 2020 et devrait atteindre les 3,7% en 2021, a-t-il avancé. Au cours des 11 premiers mois de 2020, la balance commerciale "s’est fortement dégradée de 84% par rapport à la même période en 2019 (6 milliards de dollars de déficit)" et ce, "malgré une baisse des importations d’environ 7 milliards de dollars (-18,25%), précise le ministère dans son rapport. Impactées par la chute du prix du pétrole consécutive aux conséquences de la Covid-19 sur l’économie mondiale, les recettes des hydrocarbures, qui représentant plus de 92% des exportations, ont diminué dans des proportions plus importantes que les importations, soit une baisse de 34,82 %, selon le même rapport.Néanmoins, l’objectif affiché par le gouvernement de réduire de 10 milliards de dollars les importations en 2020 "semble en bonne voie de réalisation", en intégrant la facture des services, estime le rapport. Concernant l’impact du Coronavirus sur les secteurs économiques, l’étude du ministère a signalé que l’industrie des hydrocarbures a été "fortement touchée" par la crise de la Covid-19. Au cours des deux premiers trimestres 2020, les Indices de la production Industrielle (IPI) ont "fortement diminués par rapport à 2019 en raison de la réduction historique des quotas de l’OPEP+, dont l’Algérie est partie prenante, et de la baisse de la demande internationale, notamment pour le gaz naturel", est-t-il rappelé dans le rapport.Les industries hors hydrocarbures ont connu aussi un ralentissement "brutal" de l’activité, dû aux mesures de confinement, a fait observer le document précisant qu’à l’exception du secteur de l’agroalimentaire, l’activité industrielle a "globalement diminué dans l’ensemble des filières d’activité au cours de 2020 par rapport à 2019". L’indice général de la production industrielle a reculé respectivement de 6,8% et 14,1% au premier trimestre et au deuxième trimestre 2020.Quant à l’impact social de la pandémie, celle-ci a eu de "fortes répercussions" notamment sur l’emploi, dont "il est difficile encore d’avoir un bilan définitif pour 2020", selon les auteurs du rapport. Citant des chiffres de l’Agence nationale de l’emploi (ANEM), le ministère délégué chargé de la Prospective a expliqué que le confinement a fait chuter les offres d'emploi de 39% et les demandes d’emploi de 30 % entre 2019 et 2020 (huit premiers mois de l'année).Du point de vue budgétaire, "il est également difficile d’estimer l’impact des mesures de confinement, à cause de l’indisponibilité des données du second semestre 2020", a encore fait remarquer le ministère, relevant à ce titre que les recettes et les dépenses budgétaires ont baissé respectivement de -10% et -3%, tandis que la fiscalité pétrolière a accusé un recul de l'ordre de -17%. A fin juin 2020, le déficit global du trésor s’est élevé, quant à lui, à 1.418 milliards DA, selon le ministère de la Prospective.

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