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L’Algérie a enregistré 228 nouveaux cas confirmés de coronavirus et 5 décès durant les dernières 24 heures, portant à 100 873 le nombre global des contaminations et à 2 782 celui des décès depuis l’apparition de l’épidémie en février dernier dans la ville de Boufarik. Au niveau de la région est, et selon le bilan de la veille, couvrant dimanche et lundi, 6 wilayas n’ont recensé aucun cas durant cette période. Il s’agit des wilayas de M’sila, Annaba, Jijel, El Tarf, Khenchela et Mila. Le nombre le plus élevé de contaminations a été enregistré par Tébessa (16 cas), suivie de Biskra (13 cas), Skikda (12 cas), Sétif (9 cas), Souk Ahras (4 cas), Béjaïa (3 cas), Oum El Bouaghi (3 cas), Guelma (3 cas), Batna, Constantine (2 cas chacune) et Bordj Bou Arreridj (1 cas). Des statistiques rassurantes incitant des spécialistes à dire que l’Algérie est en train de sortir de la deuxième vague épidémique. Mais qu’à cela ne tienne, font remarquer ces mêmes spécialistes, la décrue constatée ne devrait pas pousser la population à baisser la garde. Pour le professeur Reda Djidjik, chef du service immunologie au CHU Béni Messous à Alger, la vigilance doit être de mise. « Actuellement, nous assistons à une décroissance de la courbe. La situation épidémiologique est rassurante. Je pense qu’il y a moins de pression au niveau des hôpitaux, il y a moins de cas, tout le monde ressent tout ça », a-t-il mis en relief. « Actuellement, les choses s’arrangent et nous sommes véritablement dans la phase descendante. Néanmoins, je pense qu’il ne faut pas oublier que la pandémie sévit toujours ailleurs », a-t-il mis en garde, estimant que « nul n’est à l’abri d’une nouvelle remontée de l’épidémie », appelant même les Algériens à « se préparer dans le cas probable d’une troisième vague ». Selon ce professeur, dont les propos ont été rapportés par TSA, « nous ne devons pas baisser les bras, on doit se préparer sérieusement à toute situation qui peut s’aggraver à tout moment, en janvier ou février ». Insistant sur la nécessité d’une organisation appropriée, il a exhorté les pouvoirs publics à assurer « les moyens de protection contre la maladie, préparer tous les médicaments et se préparer sérieusement à toute éventualité d’une troisième vague qu’il ne faudrait pas écarter ». A propos du vaccin russe, il a estimé que « tous les vaccins se valent ». D’après lui, « nous devons nous mettre au diapason des autres nations qui ont lancé les campagnes de vaccination ». « Je pense que l’Algérie se prépare sérieusement à cette campagne et nous allons commencer notre campagne de vaccination anti-Covid-19 qui permettra de contrôler cette pandémie », a-t-il indiqué en substance. Pour lui, « l’essentiel est d’avoir un vaccin efficace avec une bonne innocuité et une bonne tolérance » ; et penser en premier lieu, à prioriser les personnes les plus vulnérables et les personnels soignants.

M.M

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mardi, 05 janvier 2021 00:00

Ils sont près de 90, selon le CNLD

Près de 90 détenus politiques et d’opinion croupissent dans les prisons en Algérie où les arrestations et les condamnations se sont poursuivies en 2020 alors que l’année 2021 démarre avec de nouvelles condamnations, selon un décompte établi ce lundi par le Comité national pour la libération des détenus (CLND). Pourtant, l’année qui vient de s’écouler avait bien commencé. Le 2 janvier 2020, moins de deux semaines après la prestation de serment du nouveau président Abdelmadjid Tebboune, près de 80 (76 précisément) détenus politiques et d’opinion étaient libérés d’un coup. Parmi eux, le moudjahid Lakhdar Bouregaâ, qui décèdera 10 mois plus tard du Covid-19. Mais l’apaisement entrevu à travers ce geste n’aura pas lieu et l’année sera marquée par la poursuite des arrestations et condamnations d’activistes et même de journalistes, comme Khaled Drareni, arrêté en mars et condamné à 2 ans de prison ferme. Au cours de l’année, d’autres détenus ont retrouvé la liberté, connus comme Karim Tabbou ou moins célèbres, mais un autre contingent les a remplacés progressivement. Selon le décompte établi régulièrement par le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) et actualisé ce lundi 4 janvier, 87 détenus politiques et d’opinion purgent des peines de prison à travers le pays ou sont incarcérés dans l’attente de leur jugement. C’est le cas notamment des hommes politiques Ali Ghediri et Rachid Nekkaz, détenus respectivement depuis juin et novembre 2019 et qui ne sont toujours pas jugés. Lundi dernier, des militants et des défenseurs des droits de l’homme sont consternés par l’annonce de la condamnation d’un activiste à une lourde peine de prison à Sétif. Walid Kechida, un jeune de 25 ans, a écopé de 3 ans de prison ferme et 500 000 Da d’amende pour des « mêmes » publiés sur le net et jugés offensant pour la personne du président de la République et à la religion musulmane. Le procureur avait requis 5 ans de prison ferme à son encontre. Kechida est en détention depuis avril 2020. D’autres verdicts sont rendus dans la même journée. À Constantine, l’activiste Mohamed Zakaria Boudjaâda est condamné à 6 mois de prison avec sursis, Walid Hamzaoui a écopé d’une amende devant la Cour d’Alger et, à Chlef, l’ex-policier Toufik Hassani est condamné à 6 mois fermes dans une des nombreuses affaires dans lesquelles il est poursuivi. Hassani purge actuellement une peine de 2 ans de prison. Mansour Belferroum est quant à lui relaxé à Bordj Bou Arréridj. Alors que le CNLD actualisait le décompte, trois détenus en étaient à leur neuvième jour de grève de la faim à la prison de Koléa. Il s’agit de Mohamed Tadjadit, surnommé le poète du Hirak, Noureddine Khimoud et Abdelhak Benrahmani. Les trois activistes ont entamé une telle action extrême le 27 décembre pour protester contre leur détention. L’acquittement, le 2 janvier, par le tribunal militaire de Blida des généraux Toufik et Tartag, de Saïd Bouteflika et de Louisa Hannoune, précédemment condamnés dans l’affaire du supposé « complot contre l’autre l’autorité de l’armée et de l’État », a été accompagné par des appels à étendre les mesures d’élargissement aux détenus d’opinion. Immédiatement après l’acquittement de sa secrétaire générale, le Parti des travailleurs avait appelé à en faire de même pour tous les détenus d’opinion. « Acquittement pour Mme Louisa Hannoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs. Cette heureuse nouvelle constitue une victoire pour l’action politique et doit être suivie par la libération immédiate de tous les détenus politiques et d’opinion », avait écrit le parti sur les réseaux sociaux. « Je l’ai dit et je le répète : les délits d’opinion ne sont pas passibles de prison, parce que ce ne sont pas des délits. Chacun pense ce qu’il veut comme il veut », a déclaré de son côté à l’issue du procès de Blida, Me Miloud Brahimi, avocat du général Toufik et de Saïd Bouteflika. « Nous souhaitons qu’il y ait une réhabilitation de tous les jeunes du Hirak, c’est ce que nous voulons aujourd’hui. Nous voudrions que la justice ne divise pas le peuple mais le réunit », a plaidé pour sa part Me Khaled Bourayou, avocat de Saïd Bouteflika, après le même procès.

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mardi, 05 janvier 2021 00:00

Finances, les clignotants au rouge

A chaque fois que les finances de l’Algérie sont en berne, comme c’est le cas actuellement, le serpent de mer du « ciblage des subventions », du débat économique remonte à la surface. L’actuel ministre des Finances, comme tous ses prédécesseurs y est allé de son annonce lundi, mais à la différence des autres, il a avancé une date : le deuxième trimestre 2021, pour l’entrée en vigueur du fameux ciblage, une arlésienne dont on parle mais qu’on ne voit jamais. Et tant mieux d’ailleurs. Aymene Benabderahmane, qui intervenait lundi au forum de la radio nationale a commencé par donner un chiffre : 19 milliards de dollars US de subventions pour l’année 2019. C’est quasiment l’équivalent des revenus pétroliers de l’Algérie, attendus pour 2020. « C’est juste impossible de maintenir ce niveau de subventions, les moyens financiers du pays ne le permettent plus, il faut aller vers le ciblage », argumente le ministre des Finances ajoutant sur le même registre qu’il « n’y a pas de raisons que les citoyens qui ont des revenus confortables continuent de payer le même prix que ceux qui ont des bas revenus » Des arguments déjà entendus dans la bouche des différents ministres des finances, mais le passage à l’acte n’ a jamais été réalisé un peu pour des raisons politiques et beaucoup pour des raisons techniques. Car le ciblage des subventions passe impérativement par une connaissance de la population algérienne, de ces revenus. Et cela suppose des données statistiques que l’administration n’a malheureusement pas. Les statistiques et les sondages qui sont des instruments de gouvernance moderne et rigoureuse n’ont jamais fait partie de la culture des différents pouvoirs, qui se sont toujours accommodés d’une gestion à la louche. On se souvient qu’Ahmed Ouyahia, avant d’être débarqué, avait mis en place une commission d’experts de plusieurs ministères, avec la participation de l’UGTA, pour définir les critères techniques qui permettent d’identifier les catégories sociales éligibles aux subventions. Après plusieurs semaines de réunions, cette commission s’était rendue à l’évidence, considérant que la démarche n’était pas une affaire à peser et emballer du jour au lendemain. Pour la bonne et simple raison que les outils statistiques, qui sont un préalable de rigueur n’existent pas au sein de l’Administration. Et les choses n’ont pas changé depuis. C’est pour cela que la date buttoir du deuxième trimestre 2021 avancée par le ministre des Finances parait juste intenable. Il faut avoir une connaissance rigoureusement chiffrée de la société algérienne. Il se trouve qu’elle n’a pas d’existence nulle part et encore moins à l’ONS (Office national des statistiques). Raison pour laquelle on peut considérer que la fin des subventions, ce n’est pas demain la veille, même si la situation économique du pays y incite.

H.Khellifi

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mardi, 05 janvier 2021 00:00

L’après-crise sanitaire se prépare

Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a reçu hier en audience, des représentants de confédérations du patronat, indique un communiqué de la Présidence de la République. Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a reçu hier en audience, des représentants de confédérations du patronat pour l’examen de questions relative à la relance de l’économie nationale», précise le communiqué. «A l’entame de cette audience, les présidents des confédérations du patronat ont exprimé leurs remerciements au président de la République pour leur association à la concrétisation du plan de relance économique, et leurs vœux de santé et de réussite dans l’accomplissement de ses hautes missions au service du peuple et de la patrie», ajoute la même source. «Après des exposés exhaustifs présentés par les représentés des confédérations sur la situation de leurs activités industrielles et économiques, le président de la République a donné les orientations suivantes : - Œuvrer davantage à l’augmentation de la production nationale dans les secteurs public et privé, et préserver les postes d’emploi dans les différents secteurs économiques et industriels, à la lumière de l’amélioration notable de la situation sanitaire, qui est à même d’impulser la dynamique économique, notamment dans les domaines en lien avec le quotidien du citoyen. Poursuivre l’amélioration, le développement et la diversification de la production agricole afin d’englober les produits actuellement importés, comme la poudre de lait, les viandes, l’huile et les aliments de bétail. Lancer l’exportation des produits fabriqués localement afin d’atteindre l’objectif fixé pour l’année 2021 d’une hausse de 2 à 3 milliards USD et de 4 milliards USD d’exportations hors hydrocarbures, en accordant un intérêt particulier à l’exportation vers les pays africains et à la création de succursales de banques algériennes . Le Président Tebboune a instruit le secteur bancaire de jouer un rôle plus efficace dans le soutien de la production nationale et de faciliter la tâche aux investisseurs nationaux. Eradiquer toutes les formes de bureaucratie Accélérer la numérisation, notamment du secteur de la Finance, et en particulier les Domaines, les impôts, les Douanes afin de parvenir à la transparence de toutes les transactions. Concernant le foncier, le président de la République a donné des instructions pour la prise de toutes les mesures indispensables, au niveau central et local, afin de faciliter l’accès au foncier nécessaire à la domiciliation des investissements et la création de nouveaux postes d’emploi, à travers l’ensemble du territoire national. En conclusion, le Président Tebboune a réitéré que l’avenir de l’économie nationale réside dans le développement d’une industrie concurrentielle, une agriculture diversifiée et un secteur tertiaire développé, en tant qu’alternative réelle et durable pour sortir de la dépendance excessive aux hydrocarbures», conclut la source.

RN

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mardi, 05 janvier 2021 00:00

Un projet réaliste ?

Les annonces de la mise en exploitation du méga-gisement de fer de Ghar Djebilet se suivent depuis plus de 10 ans, mais sans aucune concrétisation. La dernière en date est celle de Mohamed Arkab, qui a déclaré hier que le partenaire étranger «d’un pays ami», chargé de l’exploitation de cette mine, a été déjà retenu et qu’il ne s’agit plus que de   lancer sa production, «le plus vite possible». Le ministre des Mines a indiqué par ailleurs que le projet va générer « plus de 3 000 emplois directs, dont un millier durant la phase de lancement de l’exploitation ». L’annonce faite par Mohamed Arkab sera-t-elle la bonne après celles de Youcef Yousfi et Abdeslam Bouchouareb, deux anciens ministres poursuivis dans des affaires de corruption, dont l’un est aujourd’hui incarcéré alors que l’autre est en fuite à l’étranger ? Il est à rappeler qu’en 2014, une société dénommée Feraal fut créée sur la base d’un partenariat entre Sonatrach, le groupe GICA (ciment), Manadjim EL Djazaïr (Manal) et Sider. Son capital social de départ fixé à 200 millions de DA, est détenu à hauteur de 55% par Sonatrach, MANAL 25% et Sider à hauteur de 20%. Sa mission consistait à assurer l’étude, l’exploitation, le transport, la transformation et la commercialisation du minerai de fer et de ses dérivés. A l’époque, les pouvoirs publics parlaient déjà d’un projet, qui, selon eux, nécessitait un investissement de l’ordre de 15 milliards de dollars, et qu’une fois entré en activité devrait assurer une production annuelle de 2,5 millions de tonnes. En 2019, les examens, confiés à des laboratoires étrangers, ont donné de bon résultats et ont confirmé aptes à l’exploitation ces échantillons en tests industriels, ce qui a permis la prise en charge de l’étude, l’octroi des cahiers de charges pour le financement du projet et le lancement de son exploitation. Selon les experts, Ghar Djebilet est un gisement de « classe mondiale », qui « revêt pour le pays un intérêt stratégique de premier plan, surtout si un mode de traitement adapté aux caractéristiques du minerai est trouvé ». Cependant, et tout en mettant en exergue les perspectives, ils notent qu’ « en l’absence d’une industrie de transformation du minerai de fer, il serait irresponsable de parler de valeur ajoutée et d’exportation ». Loin de toute surenchère, l’exploitation du gisement de Ghar Djebilet est-elle rentable sur le plan économique ? La relance de ce projet qui, faut-il le souligner, avait suscité des espoirs plusieurs fois contrariés, est-elle réellement sans risque environnementaux, dont certains seraient irréversibles, à en croire des spécialistes ? Quoi qu’il en soit, il s’agit d’un investissement lourd, dont l’impact ne pourra en aucun servir d’alternative au déclin continu des prix du pétrole. Face aux multiples difficultés techniques et financières, le gouvernement est appelé à gérer ce genre de dossier avec beaucoup de réalisme, pour ne pas tomber dans le populisme.  

 Mohamed Mebarki

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mardi, 05 janvier 2021 00:00

Urgences

Des évènements, à priori sans liens entre eux, s’accélèrent en Algérie et laissent supposer que le pouvoir voire le système plus exactement, s’apprête à opérer des révisions, parfois déchirantes, dans la façon de gérer la situation devenue préoccupante et potentiellement menaçante. L’annonce par le ministre des Finances de la révision de la politique des subventions à partir du premier semestre de l’année en cours, confirme une réalité têtue : la situation financière économique du pays est désormais intenable même à court terme. Et c’est là justement le plus grand danger qui menace la stabilité du pays. L’Algérie qui fait face à une fonte inexorable de ses recettes pétrolières et une panne économique induite par la pandémie du Covid-19, est en effet mise en demeure de changer de politique au risque de percuter frontalement l’iceberg. Maintenant que le Président s’est remis de sa maladie, que le système s’est débarrassé du lourd dossier des détenus de la prison militaire de Blida, il est fort à parier que les prochains jours, ou semaines, seront annonciateurs de décisions. Le système semble avoir réglé ses équilibres internes qui ont clairement contrarié son action. Désormais, il n’y a plus de subterfuges à faire valoir pour justifier la permanence du statuquo à tous les niveaux. La situation générale du pays n’autorise plus les atermoiements et autres faux-fuyants. En l’occurrence, il y a urgence de détendre l’atmosphère sociale et politique en procédant à des décisions fortes comme la libération des détenus d’opinion. Face aux menaces sérieuses (guerre au Sahara Occidental) qui pèsent à nos frontières en feu, et les recompositions géopolitiques défavorables (normalisation entre le Maroc et Israël, reprises des relations entre le Qatar et l’Arabie Saoudite...) notre pays n’a pas d’autres choix que de restaurer le calme et la sérénité ici et maintenant. Il va sans dire que le tableau de bord économique est loin d’être clinquant alors même que des milliers de familles ont rejoint, le Covid aidant, les bataillons des nouveaux nécessiteux qui attendent des gestes de l’État. Faut-il rappeler qu’il sera absolument impossible aux autorités de mobiliser ces laissés-pour-compte dans l’optique de dresser un front intérieur fort face aux élancées extérieures diffuses. Pis encore, ces populations vulnérables, risquent même d’être des bombes a retardement qui exploseront à la figure des décideurs dans un contexte, le moins que l’on puisse dire, exécrable. C’est dire qu’il y a des urgences signalées qui doivent être sérieusement prises en charge.

 Imane B. 

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L’État va débloquer 200 milliards de DA pour le recrutement des 366 620 contractuels concernés par le décret exécutif n° 19-336 du 8 décembre 2019, a annoncé, avant-hier, le sénateur Abdelouahab Benzaim. Ce texte porte sur l’intégration des bénéficiaires des dispositifs d’aide à l’insertion professionnelle et sociale des diplômés. ‘‘Le ministre du Travail et de l’emploi a donné une instruction pour lever tous les obstacles bureaucratiques et administratifs pour que ce programme de recrutement soit achevé d’ici la fin de l’année 2021’’, assure M. Benzaim qui a été reçu en audience par El Hachemi Djaaboub, mercredi 30 décembre. « Le gouvernement a adopté le texte qui sera sur la table du Conseil des ministres afin de lui donner plus de poids », ajoute le sénateur FLN précisant que l’examen de cette instruction par le Conseil des ministres est « imminent ». « Dès que le texte sera adopté, le processus de recrutement sera accéléré d’autant que l’argent est disponible. Les 200 milliards de DA ont été budgétisés dans la loi de Finances 2021 et le décret déjà publié au Journal officiel en date du 8 décembre 2019 », ajoute-t-il. Benzaim annonce que Djaaboub lui a promis d’examiner le cas des contractuels du secteur privé pour qu’ils obtiennent eux aussi leur droit à la permanisation. Ce que dit la loi Selon le décret du 8 décembre 2019 dont l’application a été retardée par la pandémie du Covid-19, les bénéficiaires, en activité dans les institutions et administrations publiques à la date du 31 octobre 2019, « sont intégrés dans les grades de fonctionnaires en qualité de stagiaires, ou de contractuels à durée indéterminée dans des emplois correspondant à leurs qualifications ». Les bénéficiaires sont « titularisés et reclassés conformément à la législation et à la réglementation en vigueur », ajoute le texte, précisant que l’intégration des bénéficiaires va « s’étaler sur les années 2019, 2020 et 2021 et s’effectuer sur les postes budgétaires réservés à cet effet ». L’intégration des bénéficiaires s’effectuera « auprès de l’administration d’insertion, dans un grade ou emploi correspondant au titre, diplôme ou qualification des bénéficiaires concernés lors de leur placement, après examen des dossiers, dans les conditions et selon les modalités prévues par la réglementation en vigueur, pour le recrutement par voie de concours sur titre ». Dans le cas où l’administration d’insertion ne dispose pas de grade, ou d’emplois qui correspondent au profil du titre, diplôme ou qualification du bénéficiaire concerné, est-il mentionné, « celui-ci est intégré dans une autre institution ou administration publique ».

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Le ministre de l’Education nationale, Mohamed Ouadjaout a supervisé, avant-hier, à Alger le lancement officiel d’une plateforme numérique de formation qui fournira, dans un premier temps, la possibilité d’un apprentissage, en présentiel et à distance, à l’effet de développer les compétences des ressources humaines. Supervisant le lancement de la saison de formation 2020/2021, M. Ouadjaout a affirmé que le ministère de l’Education nationale s’appuierait sur les mécanismes de la double formation (en présentiel et à distance) à travers le réseau numérique national de formation, lequel fait l’objet des essais et permettra de «développer les compétences des ressources humaines, quels que soient leurs missions et leurs rangs» et «de leur ouvrir des horizons de l’innovation, au service de «la qualité» de l’école nationale. Dans un premier temps, ajoute le ministre, quelque 4929 enseignants formés bénéficieront des prestations de cette plateforme dans le cadre d’une formation spécialisée et complémentaire avant la promotion, en attendant d’être généralisées aux nouveaux enseignants dans le cadre de la formation pédagogique préalable. Il a également indiqué que les défis imposés par les mesures exceptionnelles de la lutte contre la propagation du Coronavirus nécessitaient de s’y adapter, à travers «l’accélération d’exploitation des mécanismes numériques alternatifs à même de garantir la continuité de la formation, tout en poursuivant la modernisation selon un système moderne capable de suivre le rythme des développements à tous les niveaux». Par ailleurs, le nombre des enseignants concernés par une formation spécialisée au cours de cette nouvelle saison de formation a atteint 10.773, dont 4.929 concernés par une formation spécialisée et une formation complémentaire préalable à la promotion, a poursuivi le ministre. A ce titre, M. Oudjaout a affirmé que son ministère «avait obtenu une autorisation exceptionnelle» auprès des services de la Fonction publique et de la réforme administrative, à l’effet d’ouvrir des annexes de formation au niveau de wilaya, en vue de parachever l’année de formation écoulée qui s’était arrêtée fin mars 2020. En cause, l’application des exigences des dispositifs de prévention contre la propagation de l’épidémie du Coronavirus, d’autant que cette période exceptionnelle s’est prolongée du 25 août au 15 octobre 2020. Pendant cette rentrée de formation, ajoute la même source, une autorisation pour l’exploitation des listes de réserve des enseignants admis au concours de recrutement au titre de l’exercice 2017-2018, a été obtenue. De même qu’il a été procédé à l’exploitation des listes de réserve des examens professionnels organisés au titre de l’exercice 2019. Cette mesure vise, selon le ministre, à «assurer l’encadrement administratif et pédagogique des établissements de l’enseignement et à garantir une scolarisation ordinaire au profit des élèves, lors de l’année scolaire 2020-2021». Le ministre a saisi l’occasion du coup d’envoi de la nouvelle année de formation, pour réaffirmer l’intérêt que porte son secteur au capital humain «étant une ressource essentielle, à même de garantir la promotion de performance de l’école algérienne au niveau des normes en vigueurs aux double plan régional et international. A l’occasion, M. Ouadjaout a appelé les enseignants à «adhérer» à la démarche de numérisation, étant «garante de la transparence et de l’efficience», d’autant plus, qu’elle est une méthode qui est, à présent, appliquée mondialement en matière de gestion numérique et en temps réel. Pour ce faire, il importe, estime le ministre, d’assurer les compétences adéquates et d’améliorer la performance de cette opération de modernisation.

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mardi, 05 janvier 2021 00:00

Ce que prévoit le plan du gouvernement

Trois nouveaux leviers de la croissance économique doivent être actionnés à moyen terme, incluant l’entreprenariat, le développement industriel et les investissements directs étrangers (IDE), recommande le ministère de la Prospective dans son premier rapport sur la relance économique en Algérie pour 2020-2024. Dans ce rapport, publié via l’agence officielle, le ministère recommande l’appui sur trois nouveaux leviers de croissance économique pour l’Algérie en misant sur la mise de l’entrepreneuriat au cœur de la démarche de création de valeur, sur le développement industriel comme facteur structurant des chaînes de valeur et sur les IDE en tirant profit de la relocalisation dans le cadre de la régionalisation des chaînes de valeurs. Concernant la mise en avant de l’entrepreneuriat, il s’agit, selon le rapport, de la création et la promotion d’entreprises de toutes tailles, notamment sur le plan de l’innovation. Pour ce faire, le document énumère plusieurs instruments dont celui de la création d’un écosystème plus large d’instruments aptes à favoriser la création d’entreprises innovantes, mais aussi en renforçant le système d’innovation. Il s’agit également, poursuit le rapport, d’accroître le nombre de brevets, le nombre de start-up issues des universités, le nombre de Fab Lab et les partenariats entre entreprises et universités. De plus, il est recommandé d’encourager la création de micro-entreprises dans les zones d’ombre, de créer des zones d’activité économique au profit de ces micro-entreprises et de promouvoir les produits et services des micro-entreprises au niveau des expositions nationales et internationales. Concernant le développement industriel comme facteur structurant des chaînes de valeur, le ministère estime que pour diversifier son économie, le pays doit orienter sa politique d’investissement vers les secteurs productifs à fort effet d’entraînement et présentant un potentiel d’exportation. « Dans cette perspective, les politiques publiques à venir doivent converger pour impulser une croissance économique viable et durable » , souligne-t-il, précisant que les principaux vecteurs de cette croissance incluent l’agriculture, l’énergie notamment via le renouvelable, les mines, le numérique, l’industrie pharmaceutique et le BTPH. Le rapport souligne l’intérêt de développer l’agriculture pour assurer la sécurité alimentaire et pour exporter notamment à travers l’agriculture saharienne et le renforcement de l’industrie agroalimentaire. Il s’agit également d’assurer la transition énergétique par la promotion et l’industrialisation des énergies renouvelables. Le ministère met aussi l’accent sur la valorisation du potentiel minier national à travers le développement des chaînes de valeurs minières et l’établissement d’une cartographie des mines stratégiques et d’une carte géologique de l’ensemble des gisements exploitables. Le développement industriel du pays, poursuit le rapport, doit aussi passer par la digitalisation de l’économie comme moyen de renforcement de la productivité, notamment via le développement du e-commerce, l’encadrement de l’exportation de services numériques au profit des entreprises émergentes et l’encouragement de la transition numérique via des incitations fiscales et parafiscales. Le développement d’une industrie pharmaceutique à forte valeur ajoutée et à fort potentiel d’exportation est également souligné par le ministère. Concernant le BTPH, le document plaide pour la rationalisation de l’allocation des ressources et l’amélioration de l’efficacité des infrastructures réalisées. S’agissant du développement des IDE, il s’agit de tirer profit de la relocalisation dans le cadre de la régionalisation des chaînes de valeurs, estime le rapport, soulignant que la perspective de relocalisation représente des opportunités pour certaines économies, notamment l’Algérie. « En effet, elle lui permettra de s’insérer dans la nouvelle carte de la production mondiale et de mieux s’intégrer dans les chaînes de production mondiale », souligne le document, arguant que des réflexions sont en cours actuellement en Europe sur la possibilité d’élaboration d’une cartographie des dépenses d’achats et de l’analyse des intrants. Pour l’Algérie, un important flux d’IDE serait bénéfique pour l’économie permettant notamment d’importants gains de productivité à travers le transfert de technologie qu’ils entraînent. Les IDE peuvent également permettre à l’Algérie « la diffusion des meilleures pratiques managériales et du savoir-faire international, la création d’emplois décents, le développement et la montée en gamme de la production nationale se traduira par de meilleures performances à l’exportation et une meilleure intégration dans les chaînes de valeur mondiales » . Ainsi, pour rendre plus attractive l’économie algérienne vis-à-vis des IDE, le rapport recommande de développer une politique industrielle efficace, en partenariat avec le secteur privé, et d’assurer une ouverture commerciale.

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Le projet de la nouvelle gare maritime d’Annaba sera réceptionné «courant 2021» pour permettre la reprise du transport maritime de voyageurs suspendu pour cause des travaux de ce projet, ont indiqué mardi des responsables à l’entreprise portuaire de la ville. Selon la même source, une première tranche du projet constituée des premier et second étages, réservés aux voyageurs, sera réceptionnée vers la fin du premier trimestre de l’année en cours tandis que la seconde et dernière tranche sera réceptionnée au cours du second semestre et inclut le troisième étage réservé aux activités commerciales, à la restauration et à la détente. Les travaux secondaires sont actuellement en cours de parachèvement aux deux premiers niveaux, selon les mêmes responsables qui ont estimé à 84 % le taux d’avancement des travaux du projet. Lancé en 2016 avec un financement de l’entreprise portuaire d’Annaba, le projet a accusé du retard dû au lancement de travaux supplémentaires rendus nécessaires pour consolider le terrain, a-t-on expliqué. Lancée sur une surface de 8.000 m3, la nouvelle gare maritime aura une capacité d’accueil de 240.000 voyageurs par an contre 16.000 actuellement. Sa conception moderne permettra un passage fluide des voyageurs montant et descendant ainsi que de leurs véhicules à la faveur de couloirs réservés aux procédures de transit, souligne-t-on de même source. La gare maritime offrira également un espace de shopping et de détente avec une vue sur la mer et ouvert au public.

RC

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