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vendredi, 08 janvier 2021 00:00

Tebboune déblaie le terrain

Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a présidé avant-hier une séance de travail consacrée à l’avant-projet de loi organique portant régime électoral, indique un communiqué de la Présidence de la République. A l’entame de la séance, M. Tebboune a donné la parole au président de la Commission nationale chargée d’élaborer le projet de révision de la loi organique portant régime électoral, M. Ahmed Laraba, pour présenter «un rapport détaillé sur la teneur et les étapes de l’élaboration de cette loi importante». Le Président Tebboune a également écouté «l’intervention du président de l’Autorité Nationale Indépendante des Elections (ANIE), Mohamed Charfi, à propos de la contribution de son instance à l’enrichissement des propositions du projet de révision de ladite loi organique». Le Président de la République a, par la suite, donné les instructions suivantes : Il faut finaliser dans les plus brefs délais l’élaboration du nouveau projet de la loi organique relatif aux élections, en prévision des échéances électorales importantes qu’attend le pays. Ceci en tenant compte dans le nouveau projet de loi, de l’engagement de moraliser la vie politique et de tenir le processus électoral à l‘abri de l’influence de l’argent, tout en ouvrant la voie aux jeunes et à la société civile pour participer à la prise de décisions à travers les instances élues. Le Président exige également la garantie des élections transparentes qui traduiraient réellement la volonté du peuple et qui opéreraient une rupture définitive avec les pratiques du passé, et dont découleraient des institutions démocratiques hautement crédibles. Dans le même contexte, Tebboune a ordonné la distribution d’une mouture du projet de loi aux partis politiques, pour enrichissement avant l’élaboration de la mouture finale.

RN

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vendredi, 08 janvier 2021 00:00

Kia en pole position ?

Le ministre de l’Industrie, dont les prérogatives viennent d’être élargies en vertu d’un décret exécutif signé par le Premier ministre et publié au journal officiel, puisqu’il est désormais habilité à se prononcer sur des questions aussi sensibles comme l’ouverture du capital des entreprises publiques ou leur privatisation, ainsi que le partenariat entre les sociétés nationales (étatiques et privées), est de nouveau monté au créneau, pour apporter quelques éclaircissements à propos de l’industrie automobile et l’importation des véhicules neufs. Conforté dans ses positions par cette nouvelle marque de confiance, qui lui a été accordée par Abdelaziz Djerad, malgré certaines critiques ciblant sa gestion, Ferhat Aït Ali est apparu sûr de lui et de ses choix, lors du dernier point de presse tenu au siège de son département ministériel. Tout en annonçant que des négociations se poursuivent avec deux constructeurs mondiaux à l’effet d’investir en Algérie et jeter les bases d’une véritable industrie automobile jumelée à un transfert de technologie, le ministre a précisé qu’ « il s’agit de gros projets d’industrie mécanique, qui généreront des écosystème dans lesquels évolueront plusieurs de leurs équipementiers et sous-traitants ». Il a en outre souligné qu’en cas où les négociations en cours aboutissent, l’investissement sera assuré à 100% avec des capitaux étrangers. Concernant les pays d’origine de ces deux constructeurs, il s’est limité à indiquer qu’il s’agit de deux marques, européenne et asiatique, sans donner d’autres détails. Des sources médiatiques, dont le quotidien arabophone El Bilad, parlent déjà de Kia, le constructeur coréen, qui aurait exprimé son intention de transférer sa haute technologie dans son usine implantée en Algérie. Le constructeur coréen, dont la société-mère est Hyundai, serait prêt à relancer son usine de Batna, selon les nouveaux critères du cahier des charges établi par le ministère de l’Industrie. D’après une requête du groupe algérien, « Global group », cité par El Bilad, Kia projetterait à atteindre un taux d’intégration de 90%, en assurant des milliers de postes d’emploi directs et indirects et des débouchées d’exportation vers les pays africains. Dans ce contexte, Ferhat Aït Ali a indiqué que « le gouvernement prépare la relance de l’industrie automobile sur des bases solides qui rompent avec les pratiques du passé ». « Nous avons fixé les repères qui redonnent à la notion de valeur ajoutée toutes ses lettres de noblesses », a-t-il souligné. Abordant le dossier de l’importation des véhicules neufs, il a annoncé que les premiers agréments seront octroyés aux concessionnaires, dès la semaine prochaine. « Il y a une quarantaine de dossiers finalisés et nous avons une commission qui doit se réunir dimanche (demain NDLR) pour commencer à libérer les concessions », a-t-il déclaré. Il est à rappeler que chaque concessionnaire retenu aura le droit d’importer une seule marque, conformément aux nouvelles orientations du ministère de l’Industrie. Pour ce qui est des véhicules utilitaires, Ferhat Aï Ali a fait savoir que des projets sont en voie de consolidation.

Mohamed Mebarki

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Même s’ils sont globalement satisfaits pour l’exercice 2020, les Algériens demeurent extrêmement inquiets pour l’avenir. La perte d’emplois, principale ressource financière des ménages, figure, en effet, au centre des préoccupations des participants à la sixième édition du sondage réalisé par le baromètre arabe sur les effets de l’épidémie mondiale. Présenté, avant-hier soir via la technique de Zoom, les résultats de cette étude, commentés par le sociologue Nacer Djabi et la politologue, Louisa Driss-Aït Hamadouche, font, en effet, ressortir la peur des Algériens de lendemains incertains, notamment sur le plan économique. En effet, les 1000 personnes ayant répondu aux questions du sondage, principalement par téléphone, considèrent, majoritairement, que « le coronavirus est un important défi auquel fait face le pays ». Environ trois quarts (3/4) des sondés, selon les résultats de l’étude, craignent une « propagation de la pandémie durant les six prochains mois ». Selon la même source, 69% des Algériens ont peur « de la perte éventuelle des sources de revenus de leurs familles, notamment les emplois » durant l’année 2021. Cette inquiétude est exprimée notamment par 67% des femmes et les jeunes sondés. « Cette donne confirme que les effets du coronavirus sont à venir. L’épuisement des économies des familles et l’éventuel désengagement de l’Etat font craindre le pire pour les Algériens », explique Nacer Djabi, affirmant que les effets négatifs de la Covid-19 ne sont pas encore ressentis en Algérie. Durant les dix derniers mois, note en revanche l’étude, les pertes d’emploi restent limitées jusque-là. « Seulement 5% des Algériens déclarent avoir perdu leurs emplois depuis le début de cette crise », lit-on dans ce document. Cela s’explique, selon Nacer Djabi, par le rôle du secteur public dans l’économie algérienne qui demeure le principal pourvoyeur de postes d’emploi. Pour Louisa Aït Hamadouche, « l’Etat est toujours en mesure de subvenir aux besoins des fonctionnaires et des retraités et de préserver le pouvoir d’achat ». « Ce qui explique la satisfaction exprimée par les sondés. Mais cette situation risque de ne pas durer trop longtemps, surtout avec le rétrécissement des recettes pétrolières du pays », indique-t-elle. Parmi les effets négatifs de la crise sanitaire relevée par ce sondage, il y a aussi l’augmentation de la violence contre les femmes et l’impact sur l’éducation et l’enseignement. Environ 84% des sondés, selon le document, considèrent que « les enfants scolarisés et les étudiants sont durement impactés », notamment par la fermeture des écoles et des universités et la faiblesse de l’alternative proposée, à travers notamment l’enseignement à distance. Sur le plan politique, les Algériens démontrent qu’ils sont attachés à leurs libertés et à l’indépendance de la presse. Ils refusent ainsi le rétrécissement des libertés en raison du coronavirus. Seuls 18% d’entre eux sont d’accord pour la limitation du champ des libertés et 26% pour la censure des médias. « Cela confirme l’attachement des Algériens à leurs libertés et à celle de la presse », commentent les deux intervenants.

Samir Rabah

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vendredi, 08 janvier 2021 00:00

Cap sur les élections     

L’option des élections législatives et locales anticipées d’ici quelques mois, est désormais confirmée. En réunissant avant-hier les membres de la commission Laraba et ceux de l’autorité nationale des élections de Charfi, le président Tebboune signifie que le processus est bel et bien engagé et que cette double échéance électorale est actée dans l’agenda politique. Le chef de l’État qui avait ordonné à la commission Laraba depuis l’Allemagne, de préparer dans «10 ou 15 jours» un projet de loi organique au régime électoral, est en effet passé avant-hier au stade de la concrétisation du projet à travers les orientations qu’il a données à la commission. Il lui a notamment demandé de concevoir un texte qui tienne compte de son engagement de «moraliser la vie politique et de tenir le processus loin de l’influence de l’argent tout en ouvrant la voie à la participation aux jeunes et à la société civile pour participer à la prise de décision à travers les institutions élues». C’est en quelque sorte une feuille de route que la commission est tenue de suivre dans la conception du projet de loi. A la commission Charfi, Abdelmadjid Tebboune a demandé de veiller à garantir des élections «transparentes qui traduiraient réellement la volonté du peuple». Le président Tebboune a par ailleurs ordonné que l’avant-projet soit distribué aux partis politiques pour « enrichissement «avant l’élaboration de la mouture finale. Voilà qui renseigne au moins sur deux choses : la première est qu’il  y aura bien des élections anticipées même si politiquement rien ne presse du fait que l’on soit à une année de la fin de la législature (2022). La deuxième est que, pour le pouvoir, il n’y a point de crise politique et qu’il ne compte pas changer de cap dans la conduite des affaires comme le réclament l’opposition et les figures de proue du Hirak. Autrement dit, les élections restent comme par le passé l’unique instrument de «changement» aux yeux des partisans de la «nouvelle Algérie». Sans doute que les décideurs ont jugé que le Hirak est mort de sa belle mort et que les partis y compris ceux de l’opposition seront contraints de participer aux législatives au risque de disparaître des radars pendant cinq ans. Et en prenant part à ce double scrutin, ils cautionneront de fait les options politiques du pouvoir et par voie de conséquence se discréditeront aux yeux du peuple qu’ils prétendent représenter. C’est dire tout compte fait, que le pouvoir va mettre la classe politique réfractaire dans une inconfortable position de devoir divorcer d’avec la doxa politique du Hirak et de s’inscrire dans une stratégie de calcul électoraliste qui légitime bien malgré eux la feuille de route du pouvoir. Le choix est donc terriblement coûteux pour les partis de l’opposition entre s’accrocher à leurs principes puisés des idéaux du Hirak au risque de disparaître de la carte politique, ou participer aux élections et donner ainsi un blanc seing à la «nouvelle Algérie» de Tebboune. Les Algériens seront appelés une nouvelle fois à trancher politiquement entre la volonté présidentielle d’imposer une feuille de route, et celle de l’opposition et du Hirak de renégocier les termes d’un nouveau contrat politique.

 Imane B. 

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vendredi, 08 janvier 2021 00:00

Les vols de rapatriement suspendus

Des milliers d’Algériens demeurent bloqués à l’étranger depuis le début de la pandémie de Covid-19. Aussi nombreuses soient-elles, les opérations de rapatriement d’Air Algérie n’ont pas permis de rapatrier tout le monde et il semble que le bout du tunnel pour ceux qui attendent toujours de retrouver leur foyer et leur famille est encore loin. Il faut dire que c’est à une épreuve de yoyo démoralisante qu’ils sont soumis, en ce sens que chaque lueur d’espoir est vite suivie d’une nouvelle donne qui change tout. Depuis début décembre, beaucoup ont entrevu la fin du calvaire avec le lancement d’une énième opération de rapatriement. Air Algérie avait annoncé des vols, 24 en tout, la majorité à partir des aéroports de France, pays qui compte le plus de ressortissants Algériens bloqués. Les opérations devaient prendre fin le 19 décembre, mais la compagnie nationale apporte la bonne nouvelle en annonçant qu’elles vont se poursuivre. « Le programme des vols de rapatriement sera maintenu jusqu’à la résorption de toutes les demandes des citoyens bloqués à l’étranger, inscrits auprès des représentations consulaires à l’étranger », avait indiqué Air Algérie dans un communiqué diffusé le 21 décembre. Le 24, elle a rendu public le détail de ses vols programmés jusqu’au 31 janvier et l’espoir de ceux qui attendaient depuis 10 mois de rentrer chez eux s’en est trouvé renforcé. Mais brusque retour à la case départ ce jeudi 7 janvier : les vols annoncés n’auront pas tous lieu. « Les autorités algériennes ont décidé d’aller plus loin qu’un simple report de la reprise des vols réguliers. Selon nos informations, l’opération de rapatriement en cours n’ira pas à son terme, prévu le 31 janvier prochain. Elle sera suspendue dès le 17 janvier », rapporte le site spécialisé visa-algerie. Ce qui signifie que les autorités ont renoncé à leur engagement de satisfaire « toutes les demandes ».Loin d’être un choix délibéré, la décision est dictée notamment par la dégradation de la situation sanitaire dans de nombreux pays européens et l’apparition d’une nouvelle souche du virus dont on ne connait pas encore grand-chose. L’Algérie a connu une accalmie de la pandémie au milieu de l’été puis la situation s’est dégradée nettement au début de l’automne, avant de s’améliorer de nouveau depuis quelques semaines. Le pays enregistre une moyenne quotidienne de moins de 300 nouvelles contaminations et les autorités politiques et sanitaires souhaitent maintenir la tendance. Permettre le retour d’un coup de quelque 25 000 citoyens (c’est le nombre d’Algériens encore bloqués, selon le ministre de l’Intérieur Kamel Beldjoud), c’est prendre le risque de booster de nouveau les contaminations, au moment où il n’y a aucune garantie pour le lancement immédiat de la vaccination.

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vendredi, 08 janvier 2021 00:00

Pas de base américaine au Sahara occidental

Intervenant à 10 jours avant la prise de fonction officielle de Joe Biden à la Maison Blanche, la visite à Alger du sous-secrétaire d’Etat américain adjoint pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord, David Schenker aura été conforme aux prévisions des autorités algériennes, qui ne s’attendaient nullement à un retournement de situation après la reconnaissance par Donald Trump de la « marocanité » du Sahara occidental. « Chaque administration a la prérogative de définir sa politique étrangère », a tenu à souligner le haut responsable américain, signifiant indirectement que rien n’est irréversible et que les enjeux stratégiques pourraient évoluer dans une direction comme dans une autre. Tout en défendant le soutien de son pays au plan d’autonomie marocain pour le Sahara occidental occupé, David Schenker a insisté sur la nécessité d’un dialogue entre le Maroc et le front du Polisario. Dans quel cadre et sous quelle égide ? La question est laissée, semble-t-il, à l’appréciation du futur locataire de la Maison Blanche. David Schenker s’est limité pour sa part à estimer que « seul le dialogue politique entre le Maroc et le front du Polisario autour du plan marocain d’autonomie est en mesure de résoudre définitivement le conflit ». Les Sahraouis et leurs représentants légitimes ont certainement pris acte et vont devoir réagir suivant leur revendications, qu’ils estiment immuables quelles que soient les circonstances. Le statut quo évoqué par le haut responsable américain est le résultat du jeu trouble du Makhzen et de ses multiples réseaux de sous-traitants. Et la position de l’Algérie à ce sujet est sans équivoque. Il s’agit d’une question de décolonisation qui ne peut être réglée qu’à travers l’application du droit international. Réagissant à des informations relayées par des médias marocains faisant état de l’intention de Washington d’établir une base militaire au Sahara occidental, David Schenker à rassurer. «Je tiens à être très clair : les Etats Unis ne sont pas en passe d’établir une base américaine au Sahara occidental». Il a précisé en outre que «le Commandement des Etats-Unis pour l'Afrique (Africom) n’a pas évoqué le transfert de son siège au Sahara Occidental». En plus de la question sahraouie, les entretiens entre la délégation américaine et les responsables algériens ont tourné autour de la situation en Lybie, au Mali et dans le Sahel, région livrée depuis plus d’une dizaine d’années aux groupes terroristes soutenus financièrement par les réseaux mafieux. De la Somalie jusqu’à la Mauritanie, en passant par le Tchad, le Niger et le Mali, toute cette région en proie à la précarité économique et à l’instabilité politique.

 M.M

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vendredi, 08 janvier 2021 00:00

Alger attend de Washington "l'impartialité"

L'Algérie attend des Etats-Unis "l'impartialité qu'exigent les défis actuels" pour faire avancer les causes de la paix sur les plans régional et international, a indiqué avant-hier à Alger le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, au cours d'une audience qu'il a accordée au sous-secrétaire d'Etat adjoint en charge des questions du Proche-Orient au département d'Etat américain, David Schenker. Au cours de cette audience, "M. Boukadoum a souligné la nature du rôle attendu des Etats-Unis pour faire avancer les causes de la paix sur les plans régional et international dans l'impartialité qu'exigent les défis actuels", indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Une déclaration faite dans le contexte d'un échange sur "les questions régionales et internationales d'intérêt commun, y compris le Sahara Occidental, le Mali, la Libye et la situation prévalant dans la région du Sahel et au Moyen-Orient", précise le communiqué. L'année 2020 a été marquée, sur le plan international, par les actions menées par le président américain sortant, Donald Trump, en vue de convaincre des pays arabes de normaliser leurs relations avec l'entité sioniste. Le 10 décembre dernier, Trump avait déclaré reconnaître officiellement la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental en contrepartie de la normalisation des relations entre le Maroc et Israël. Une décision qui a été largement critiquée au niveau international mais aussi aux Etats-Unis et au sein même du parti du président sortant. L'annonce faite par Trump a été condamnée principalement parce qu'elle va à l'encontre des résolutions de l'Organisation des Nations Unies (ONU) en faveur d'un référendum d'autodétermination au profit du peuple sahraoui, mais également parce qu'elle contredit la position américaine par rapport à ce dossier. Cette décision parasite, d'autre part, le rôle que les Etats-Unis sont supposés jouer au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies, puisqu'ils prennent en charge la fonction de porte-plume des résolutions sur le Sahara Occidental, ce qui implique une neutralité de fait. Le 24 décembre dernier, la délégation allemande à l'ONU s'était précisément attardée sur ce point, rappelant aux Etats-Unis leur devoir d'impartialité en ce qui concerne cette question. "Etre porte-plume implique de la responsabilité. Cela s'accompagne d'un engagement fort pour résoudre un problème, il faut être juste, il faut être impartial, il faut avoir à l'esprit l'intérêt légitime de toutes les parties et il faut agir dans le cadre du droit international", avait déclaré l'ambassadeur allemand à l'ONU, Christoph Heusgen, en s'adressant à la délégation américaine à l'ONU. Au niveau international, les regards sont d'ores et déjà tournés vers Joe Biden qui a les pleins pouvoirs pour annuler cette décision qui rompt avec trois décennies de politique américaine au Sahara Occidental. Par ailleurs, le président Donald Trump a brillé en ce début d'année par son rejet des résultats des élections présidentielles américaines remportées, en novembre, par son rival démocrate, Joe Biden. Une résistance qui a donné lieu à des actes de violences à Washington par des partisans du président sortant qui devrait être remplacé officiellement le 20 du mois en cours. Des manifestants ont fait irruption dans la Chambre des représentants où a été confirmée la victoire de Joe Biden aux présidentielles. Une personne a été tuée dans ces violences qui ont duré plusieurs heures.

Akli Ouali

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Le ministre des Travaux publics, Farouk Chiali, a déclaré avant-hier que les chantiers des projets d’autoroutes à l’arrêt seront relancés dès la disponibilité de l’enveloppe budgétaire, citant l’autoroute reliant le port de Annaba à la wilaya de Guelma et l’autoroute Tenes-Chlef. Répondant aux questions orales des sénateurs lors d’une séance plénière du Conseil de la nation consacrée au retard accusé dans certains projets d’autoroutes, M. Chiali a affirmé que le Gouvernement œuvrait à remédier à la situation en accélérant le rythme de réalisation dès la disponibilité des enveloppes financières nécessaires. Concernant l’autoroute reliant le port de Annaba à la wilaya de Guelma, dont les travaux avaient débuté en décembre 2014, M. Chiali a rappelé que le projet s’inscrivait dans le cadre du schéma directeur routier et autoroutier (2005-2025) destiné à désengorger le trafic au niveau de la route nationale N21 reliant Annaba à Guelma. Ledit projet est lié à deux principaux projets. Le premier concerne l’autoroute reliant la wilaya de Guelma à l’autoroute Est-Ouest sur 35,7 km, il s’inscrit dans le cadre du Schéma National d’Aménagement du Territoire (SNAT) et compte parmi les priorités de par son importance économique, avec un taux d’avancement des travaux de 20%, 30 % pour l’aménagement de la route, et 12% pour les ouvrages d’art, a-t-il ajouté. Concernant le retard accusé dans ce projet, M. Chiali a cité plusieurs raisons dont essentiellement le manque de Crédits de Paiement (CP), les problèmes techniques et géotechniques survenus lors des opérations de réalisation ainsi que les obstacles relatifs au transfert du couloir réservé à la réalisation du projet. Le ministre a toutefois affirmé que les Pouvoirs publics ont pris les mesures indispensables en vue de rattraper ce retard, afin de livrer le projet dans les plus brefs délais. Pour ce qui est du 2nd volet du projet, à savoir l’autoroute reliant la wilaya de Annaba à l’autoroute Est-Ouest et s’étendant sur une distance de 30 km, M. Chiali a indiqué que l’étude y afférente avait été inscrite dans le cadre du projet sectoriel de l’année 2009, d’autant plus qu’elle en est à sa dernière phase et sera prête dès la levée des réserves soulevées par la Caisse Nationale d’Equipement pour le Développement (C.N.E.D) qui relève du ministère des Finances. Pour le ministre, cette route est stratégique au vu de son importance économique, étant donné qu’elle reliera le port à l’aéroport international de la ville de Annaba. Il a poursuivi : «il a été proposé d’inscrire ce projet au titre des deux lois de finances 2014 et 2015, sachant qu’il sera pris en charge dès le parachèvement des procédures y afférentes et la disponibilité de l’enveloppe budgétaire». Répondant à une autre question relative au projet de l’autoroute Ténès-Chlef et aux mesures prises à l’effet d’accélérer la cadence des travaux de réalisation, en vue de le livrer dans les délais impartis, le ministre a affirmé que le projet figure parmi les priorités du secteur. S’étendant sur 54 km, le projet en question s’inscrit dans le cadre du schéma directeur routier et autoroutier (2005-2025), a fait savoir M. Chiali, précisant que sa réalisation permettra de désengorger la route nationale RN19 qui connaît un trafic routier dense durant la saison estivale. Le projet inclut deux volets à savoir : Ténès-Bousmail qui s’étend sur 32 km dont l’étude est en cours de finalisation, a expliqué le ministre, ajoutant que les travaux seront lancés une fois l’enveloppe budgétaire disponible. Quant au deuxième volet relatif à l’autoroute Est-Ouest qui s’étend sur 22 km, M. Chiali a rappelé que le projet avait débuté en 2015 et que les travaux avaient atteint un taux de 54%. Le retard accusé dans la réalisation de ce projet est dû à la révision des études préliminaires, a-t-il précisé, tout en rassurant quant à la prise de mesures pour l’accélération de la cadence des travaux. Il a rappelé aussi que l’Algérienne des autoroutes, en tant que maître d‘ouvrage, avait adressé des mises en demeure aux maîtres d’œuvre pour rattraper le retard enregistré. Concernant la détérioration de l’état des routes au niveau de la wilaya de Mostaganem, le ministre a tenu à souligner que cette wilaya avait un réseau routier important dont 332 km de routes nationales et 654 km de chemins de wilaya et 2100 km de chemins communaux, rappelant qu’elle avait bénéficié d’un programme de maintenance de plus de 1000 km de routes avec une enveloppe de 7 mds DA, outre les programmes d’aménagement des chemins de wilaya et communaux, et des zones d’ombre en 2020.

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Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Abderrahmane Djamel Lotfi Benbahmad, a procédé avant-hier à l’installation du comité économique intersectoriel des médicaments et de la commission d’homologation des dispositifs médicaux, a indiqué un communiqué du ministère. Cette installation s’inscrit, selon la même source, dans le cadre de la poursuite de l’organisation des moyens de régulation pour relancer l’industrie locale et promouvoir l’exportation en vue de booster le secteur pharmaceutique en Algérie conformément au programme du Président de la République, Abdelmadjid Tebboune. A signaler que le comité économique intersectoriel des médicaments a été créé auprès de l’Agence Nationale des Produits Pharmaceutiques (ANPP) conformément aux dispositions du décret exécutif 20-326 du 22 novembre 2020 portant missions, composition, organisation et fonctionnement du comité économique intersectoriel des médicaments, outre les dispositions de l’arrêté ministériel du 26 décembre 2020 portant nomination du président et des membres du comité économique intersectoriel des médicaments. La commission d’homologation des dispositifs médicaux a été créée auprès de l’ANPP en vertu des dispositions du décret exécutif 20-324 du 22 décembre 2020 relatif aux modalités d’homologation des dispositifs médicaux outre les dispositions de l’arrêté ministériel du 26 décembre 2020 portant nomination du président et des membres de La commission d’homologation des dispositifs médicaux. La cérémonie d’installation s’est déroulée au siège du ministère en présence de la SG du ministère, du DG de l’ANPP et des membres des commissions.

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vendredi, 08 janvier 2021 00:00

Les affectations budgétaires distribuées

Le ministère des Finances a procédé, avant-hier à Alger, à la remise de la notification des affectations budgétaires de l’exercice 2021 aux différentes institutions et administrations publiques, en présence des Secrétaires généraux et des ordonnateurs des secteurs ministériels et des administrations publiques concernés. Le ministre des Finances, Aymane Benabderrahmane, a affirmé que «la distribution des affectations attribuées en vertu de la loi 20-16 du 31 décembre 2020, portant loi de Finances 2021, se veut l’annonce du début de l’exercice et la mise en œuvre du budget de l’Etat, une première en ce sens qu’elle est faite au cours de la première semaine du mois de janvier contrairement aux années passées», d’où le retour des délais en leur état ordinaire. Pour le ministre, cette opération contribuera à maitriser davantage la gestion et le niveau de mise en œuvre du budget étatique ainsi que les paiements de l’Etat durant les 12 mois de l’année en cours au lieu de 6 ou 9 mois, comme ce fut la cas les années précédentes. Il a précisé que «la modernisation de la gouvernance budgétaire et financière publique ne saurait se concrétiser sans l’observation du principe annuel et de la programmation organisée des actes de gestion». Soulignant que la conjoncture que traverse le pays depuis le premier semestre de l’année écoulée (2020) n’a pas empêché la poursuite de la concrétisation progressive des objectifs tracés et la réforme budgétaire, M. Benabderrahmane a fait état de la promulgation de près de 11 textes d’application en exécution de la loi organique 18-15 relative aux lois de finances, traduisant la réforme radicale du système législatif et réglementaire régissant le budget de l’Etat et la finance publique en général à même de concrétiser le budget des programmes. L’exécution des budgets utilisés s’articulera sur les résultats au lieu des moyens actuels pour une gestion transparente et efficace, a poursuivit le ministre. Le budget 2021 a été élaboré sous la forme d’un portefeuille de programmes, de rapports et de priorités avec la contribution d’employés des différents secteurs ministériels, a-t-il expliqué, appelant les employés à consulter, sur le site du ministère, les différents concepts de ce nouveau système qui sera mis en œuvre prochainement. Dans le cadre de la mise à niveau des moyens méthodologiques de la réforme budgétaire, le secteur organisera une série de formations au profit des cadres de plusieurs secteurs ministériels, a fait savoir le ministre, précisant que les grands axes de l’élaboration du budget de l’Etat pour 2021 comprenaient la restructuration des priorités socioéconomiques de l’Etat. «Dans un souci de cohérence totale, j’ai demandé aux départements ministériels d’adapter les propositions budgétaires à leurs politiques sectorielles et de mener des consultations approfondies avec leurs services décentralisés pour atteindre l’harmonie globale escomptée», a-t-expliqué, soulignant que la réforme de la gouvernance budgétaire nécessitait une rationalisation des moyens, une maitrise du niveau des dépenses, une maitrise optimale des moyens disponibles et le bon fonctionnement des entreprises.

Création de 91.642 postes budgétaires en 2021

Le budget de l’Etat pour l’exercice 2021 a atteint 8.113,3 milliards Da, soit une hausse de 10,4 % par rapport à la loi de Finances complémentaire 2020, selon les indicateurs fournis par le ministre lors de la présentation des affectations budgétaires, dont 5.314,5 milliards Da pour le budget de fonctionnement et 2.798,5 milliards Da pour le budget d’équipement, soit une hausse de 6,8 % dont 51 % pour les nouveaux programmes et 48,7% pour les programmes en cours. Les autorisations de programmes s’élèvent à 1.182,19 milliards Da, dont 79,2% pour les nouveaux programmes et 20 % pour la réévaluation. Quant aux principaux indicateurs retenus pour élaborer le budget, le ministre a révélé le nombre total de postes d’emploi prévus, estimés à 91.642 postes budgétaires, dont 45,55% sont destinés à aider les bénéficiaires du Dispositif d’Aide à l’Insertion Professionnelle (DAIP), tandis qu’une enveloppe financière de 160 milliards DA a été allouée pour couvrir l’insertion prévue de 332.266 bénéficiaires du DAIP. Selon le ministre, la masse salariale globale pour l’année 2021 s’élève à 3.163 milliards DA, tandis que les transferts sociaux ont atteint 1.929 milliard DA. Par ailleurs, l’enveloppe financière allouée aux zones d’ombre est de 110 milliards DA, dont 50 milliards au titre de plans de développement communaux, 20 milliards au titre d’amélioration urbaine et 40 milliards pour la gestion de la voirie des communes et wilayas. De son côté, le Directeur général du budget au ministère des finances, M. Fayed Abdelaziz, a affirmé que les cadres des services des départements ministériels du secteur, ainsi que les services du secrétariat général du gouvernement, étaient soucieux de remettre et de communiquer les affectations allouées au titre des budgets de fonctionnement et d’équipement aux différentes institutions et administrations publiques dans des délais, à même de permettre une gestion plus efficace des dépenses de l’argent public. «Concrétiser le principe de gouvernance budgétaire et consacrer les bonnes pratiques dans le domaine des finances publiques est devenu incontournable, afin de passer du modèle de gestion des moyens à celui de la gestion en fonction des objectifs et résultats», a estimé M. Fayed. Il a précisé que ce pas permettrait de donner un nouvel élan à la gestion des finances publiques, notamment celles liées au principe d’annualité, évitant ainsi les dysfonctionnements et les perturbations récurrents dans la cadence de mise en œuvre des affectations.

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