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Le remaniement ministériel promis jeudi passé par le président Tebboune dans son discours, a été rendu public avant-hier soir. Le changement opéré s’apparente plus à un léger lifting qu’à un vrai remaniement et beaucoup de ministres donnés partants, par « les sources généralement bien informées » ont gardé leurs maroquins, malgré leurs carences de gestion ou leurs déclarations intempestives. C’est le cas de Sid Ali Khaldi le ministre de la Jeunesse et Sports dont tout le monde se souvient de la fameuse provocation : « celui qui n’est pas content n’a qu’à changer de pays », dérapage, verbal, lors d’un meeting en faveur du référendum constitutionnel qui lui a valu un copieux bushing sur les réseaux sociaux. Les connaisseurs des coulisses du pouvoir soutiennent que Sid Ali Khaldi jouit de l’affection du chef de l’Etat.   Pareil pour le ministre du Commerce, Kamel Rezzig, que les réseaux sociaux qualifient de « ministre berlingot de lait ». Il reste en poste malgré ses fanfaronnades contre les commerçants et en dépit de sa communication catastrophique. En revanche Ferhat Ait Ali Braham, donné partant, est bel et bien parti. Le lourd héritage de son prédécesseur Abdeslam Bouchouareb a fini par avoir raison de sa pugnacité. Ait Ali Braham s’est noyé dans l’affaire de l’importation des véhicules qui lui a coûté son poste. La gestion opaque de la liste des concessionnaires agréés par ses services s’est retournée contre lui, y compris le premier ministre himself qui lui a demandé de jouer la transparence. Les amis de Ferhat Ait Ali disent qu’il « est victime » des lobbies, notamment les constructeurs français Peugeot et Renault qui n’auraient pas « digéré » le fait d’être exclus du gâteau des 2 milliards de dollars réservés pour l’importation des véhicules neufs. Les rapports exécrables du désormais ex-ministre de l’Industrie avec Djerad sont de notoriété publique, les deux hommes en seraient même venus à se jeter à la face des noms d’oiseaux. Sans oublier aussi que Ferhat Ait Ali n’a pas eu de répit de la part de ses anciens amis démocrates qui n’ont pas cessé de lui faire payer sa « trahison » en rejoignant le gouvernement.   Le ministre de l’Hydraulique et celui du Tourisme sont débarqués, alors qu’ils donnaient l’impression d’être partis pour rester en poste jusqu’à la fin de vie de ce gouvernement. Où résident leurs carences ? On en sait peu de choses, d’autant plus qu’ils ne sont pas addictes à la communication.   La surprise du chef vient en revanche d’Abdelmadjid Attar qui décide de rentrer chez lui. Nous croyons savoir que c’est lui qui a demandé à être déchargé de sa mission. On se rappelle, à ce propos que lors de sa nomination, il avait fait part de sa surprise en déclarant, lors de la passation des consignes qu’il n’a été informé qu’au dernier moment. Il faut dire qu'en termes de communication, dont il est friand, Attar n’a pas toujours été en phase avec le premier ministre qu’il a assez souvent contredit en balançant des chiffres qui ne confortent pas l’approche de la politique énergétique officielle. Il est de notoriété aussi qu’Attar n’entretient pas de rapport cordial avec le DG de la Sonatrach, Toufik Hakkar qu’on dit être un protégé de Djerad. La séquence du remaniement, qui a fait tant parler, est désormais close, Djerad III a encore trois mois devant lui, en attendant les législatives du mois de mai pour passer la main au futur premier ministre qui sera issu de la nouvelle majorité parlementaire.

HKhellifi

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lundi, 22 février 2021 00:00

Le Hirak au rendez-vous

Il n’est pas fini ! Le Hirak populaire confirme, une fois de plus, qu’il est toujours là et qu’il n’a toujours pas baissé les bras. La flamme de la mobilisation n’est pas éteinte. Elle serait même ravivée, depuis les marches de Kharrata et de Khenchela, du 16 et du 19 février derniers. En effet, la célébration du 2e anniversaire de ce mouvement populaire du 22 février 2019 a été marquée par une forte mobilisation dans plusieurs grandes villes du pays. D’Annaba à Tlemcen, en passant par Sétif, Bejaia, Tizi Ouzou, Bouira, Alger et Sidi Bel Abbès, des milliers de citoyens ont investi les rues pour, non pas fêter l’évènement, mais pour réclamer la satisfaction entière des revendications du mouvement. « Nous ne sommes pas venus pour faire la fête, mais pour réclamer votre départ », lancent les manifestants, notamment à Alger, où régnait, durant le début de la matinée, un silence inhabituel sous une fine pluie. Dans la capitale, rien n’indiquait, durant les premières heures de la matinée, qu’il y aurait une manifestation. Jusqu’à 11h00, il n’y avait que les forces de police déployées en masse dans les différents boulevards et rues d’Alger. Des éléments des forces de l’ordre ont procédé à des vérifications d’identité des passants et même à des arrestations, comme c’est le cas d’une vieille et ses deux filles habillées en robe Kabyle, interpellées, selon des témoins, manu militari au niveau de la place Audin. Mais cette présence policière n’a pas finalement dissuadé les manifestants. Plus téméraires, des milliers de personnes ont réussi, vers 11h30 à lancer la marche attendue. Ils sont rejoints, aussitôt, par des renforts de manifestants qui a n’attendaient finalement que le départ de la manifestation. Durant l’après-midi, Alger a vibré au rythme des manifestants qui a repris en cœur l’essentiel des slogans du Hirak. Les manifestants s’en prennent aussi au président Tebboune et aux services de sécurité qui ont maltraité des manifestants. Comme durant la dernière marche de Kharrata, de nombreux acteurs politiques étaient présents durant la marche d’hier à Alger. On a pu voir le président du RCD, Mohcine Belabbas, le prote-parole du MDS, Fathi Gharas qui a été interpellé, avant d’être relâché, Mahmoud Rechedi, secrétaire général du PST et aussi l’ancien coordinateur de l’instance présidentielle du FFS, Ali Laskri, Karim Tabbou, Smaïl Lalmas et des avocats, dont Mustafa Bouchachi et Abdallah Haboul. Les manifestants ont également brandi, comme d’habitude, l’emblème amazigh, à côté du drapeau national. Outre Alger, le Hirak a repris aussi à Oran, Sidi Belabès, Mascara, Sétif Annaba, Bejaia, Tizi Ouzou, Bouira, Boumerdes. Durant ces marches, les manifestants ont affiché leur détermination à reprendre durablement la mobilisation, suspendue depuis le mois de mars 2020. Ils promettent de revenir vendredi prochain…

Samir Rabah

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Le remaniement ministériel promis jeudi passé par le président Tebboune dans son discours à la nation n’a été rendu public qu’avant-hier soir, soit vingt-quatre heures après, un retard qui serait dû à la fois à un problème d’arbitrage au sommet et à la difficulté aussi de trouver aux partants des remplaçants, juste pour trois mois. Le changement opéré s’apparente plus à un léger lifting qu’à un vrai remaniement et beaucoup de ministres donnés partants, par « les sources généralement bien informées » ont gardé leurs maroquins, malgré leurs carences de gestion ou leurs déclarations intempestives. C’est le cas de Sid Ali Khaldi le ministre de la Jeunesse et Sports dont tout le monde se souvient de la fameuse provocation : « celui qui n’est pas content n’a qu’à changer de pays », dérapage, verbal, lors d’un meeting en faveur du référendum constitutionnel qui lui a valu un copieux bushing sur les réseaux sociaux. Les connaisseurs des coulisses du pouvoir soutiennent que Sid Ali Khaldi jouit de l’affection du chef de l’Etat. Pareil pour le ministre du Commerce, Kamel Rezzig, que les réseaux sociaux qualifient de « ministre berlingot de lait ». Il reste en poste malgré ses fanfaronnades contre les commerçants et en dépit de sa communication catastrophique. En revanche Ferhat Ait Ali Braham, donné partant, est bel et bien parti. Le lourd héritage de son prédécesseur Abdeslam Bouchouareb a fini par avoir raison de sa pugnacité. Ait Ali Braham s’est noyé dans l’affaire de l’importation des véhicules qui lui a coûté son poste. La gestion opaque de la liste des concessionnaires agréés par ses services s’est retournée contre lui, y compris le premier ministre himself qui lui a demandé de jouer la transparence. Les amis de Ferhat Ait Ali disent qu’il « est victime » des lobbies, notamment les constructeurs français Peugeot et Renault qui n’auraient pas « digéré » le fait d’être exclus du gâteau des 2 milliards de dollars réservés pour l’importation des véhicules neufs. Les rapports exécrables du désormais ex-ministre de l’Industrie avec Djerad sont de notoriété publique, les deux hommes en seraient même venus à se jeter à la face des noms d’oiseaux. Sans oublier aussi que Ferhat Ait Ali n’a pas eu de répit de la part de ses anciens amis démocrates qui n’ont pas cessé de lui faire payer sa « trahison » en rejoignant le gouvernement. Le ministre de l’Hydraulique et celui du Tourisme sont débarqués, alors qu’ils donnaient l’impression d’être partis pour rester en poste jusqu’à la fin de vie de ce gouvernement. Où résident leurs carences ? On en sait peu de choses, d’autant plus qu’ils ne sont pas addictes à la communication. La surprise du chef vient en revanche d’Abdelmadjid Attar qui décide de rentrer chez lui. Nous croyons savoir que c’est lui qui a demandé à être déchargé de sa mission. On se rappelle, à ce propos que lors de sa nomination, il avait fait part de sa surprise en déclarant, lors de la passation des consignes qu’il n’a été informé qu’au dernier moment. Il faut dire qu’en termes de communication, dont il est friand, Attar n’a pas toujours été en phase avec le premier ministre qu’il a assez souvent contredit en balançant des chiffres qui ne confortent pas l’approche de la politique énergétique officielle. Il est de notoriété aussi qu’Attar n’entretient pas de rapport cordial avec le DG de la Sonatrach, Toufik Hakkar qu’on dit être un protégé de Djerad. La séquence du remaniement, qui a fait tant parler, est désormais close, Djerad III a encore trois mois devant lui, en attendant les législatives du mois de mai pour passer la main au futur premier ministre qui sera issu de la nouvelle majorité parlementaire.

HKhellifi

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Les partis de l’ex-coalition présidentielle (FLN, RND, MPA, TAJ) qui caressaient l’espoir de voir le président Tebboune surseoir à la convocation des législatives anticipées, en ont pour leurs frais. L’annonce du président jeudi soir les a laissés groggy, car non seulement leurs députés (qui constituent la majorité numérique et non politique) vont devoir perdre leurs sièges, dont un grand nombre a payé à coups de millions, mais c’est surtout leur avenir politique qui pose question, à la lumière de la nouvelle configuration politique à l’œuvre. Les quatre partis et leurs satellites, en, assumant toutes les frasques et les turpitudes de l’ex-président de la République, au point de défendre même le principe surréaliste d’un cinquième mandat, alors que l’homme était en proie à une invalidité physique et cognitive, risquent de payer leur égarement politique. C’est que le président Tebboune, qui s’est présenté comme candidat indépendant à la présidentielle tout en faisant sienne « la revendication majoritaire » du Hirak, n’entend pas s’encombrer de leur présence dans le cadre de son projet politique d’Algérie nouvelle » Un signe qui ne trompe pas et qui n’a pas échappé aux observateurs de la scène politique : à son retour d’Allemagne, le président Tebboune avait reçu en audience les responsables de Jil Djadid, Al Bina, le MSP, El Moustakbel, le FFS. Des audiences largement relayées par les médias publics. Mais point du FLN, ni du RND et encore moins de Taj ou du MPA, une formation mise en veilleuse depuis l’arrestation de son chef Amara Benyounés. Il est aisé de deviner que cette - invitation, pour des partis habitués à être des guest-stars est vécue en interne comme une suprême humiliation, ce que nous a révélé un député du FLN et membre du Comité central. Ce camouflet infligé à ces partis aujourd’hui infréquentables, ne les a pas empêchés d’être les premiers à se féliciter, dans ce qui s’apparente à un réflexe quasi pavlovien, du contenu du discours du chef de l’Etat et notamment des mesures annoncées, alors que l’une d’elles, la dissolution, de l’APN, est une torpille dirigée contre eux. Depuis l’élection du président Tebboune ces partis, notamment les FLN, RND, TAJ n’ont de cesse de montrer patte blanche, après avoir changé leurs directions respectives dans l’espoir de se faire adouber par le nouveau pouvoir. Tous ces ronds de jambes, cette danse du ventre pour être dans les bonnes grâces du nouveau pouvoir s’avèrent vains. Cette indifférence patente dit quelque chose de la volonté de président Tebboune de faire sans ces formations qui se retrouvent aujourd’hui dans un état de déréliction qui les place dans un vrai dilemme shakespearien, à savoir être ou ne plus être dans la nouvelle équation politique post législatives.

H.Khellifi.

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lundi, 22 février 2021 00:00

Silmya, silmya !

Le Hirak est de retour. Les Algériens ont renoué avec leurs marches populaires dans le même état d’esprit qui les animait depuis la manifestation inaugurale du 22 février 2019 ? Les mêmes slogans, la même mobilisation et surtout le même pacifisme. La trêve sanitaire qu’ont connue les marches en raison de la propagation de l’épidémie de coronavirus, et qui a duré une année, n’a pas altéré leur volonté de peser sur l’avenir politique de l’Algérie. Ils sont sortis par milliers dans les principales villes du pays. Une véritable démonstration d’abnégation et de persévérance qui a lieu dans la sérénité, malgré quelques incidents, dont l’agression qui a visé Rachid Nekkaz à Mostaganem. A Constantine, à Mila, à Sétif, à Annaba, à Alger, à Oran, à Tizi ou à Béjaïa, les marcheurs ont fait preuve d’un haut degré de conscience en faisant tout pour ne pas entraver le mouvement des citoyens vaquant à leurs occupations quotidiennes. Le 22 février 2021 fut une journée test à tous les égards ; et le Hirak en est sorti grandi, au point de faire dire à certains observateurs, que le mouvement populaire algérien est en voie de devenir un régulateur dont le poids politique serait plus lourd que celui de l’ensemble des partis, qu’ils soient alliés au pouvoir ou dans l’opposition. Unique dans son expression plurielle, il est en train de changer le mode de pensée de toute une génération, qui a renoué de façon spectaculaire avec l’intérêt public, après plus de deux décennies d’indifférence. Il s’agit bel et bien d’une dynamique historique, qui a réussi en premier lieu à faire reculer le régionalisme. D’Est en Ouest et du Sud au Nord, la « silmya » s’est imposée comme un unique processus pouvant mener vers le changement souhaité sans exposer le pays aux risques du chaos tant redoutés. De ce point de vue, le Hirak est en train de suppléer les défaillances d’une classe politique n’ayant pas résisté aux appels clientélistes ou s’étant enfermée dans un élitisme arrogant et méprisant. Les hautes autorités du pays, qui n’apprécient guère certains slogans qualifiés de nihilistes, sont en mesure d’investir d’autres voies porteuses d’espoir pour ces dizaines de milliers de gens, qui rêvent de voir leur pays se libérer des chaines de la dépendance économique et du sous-développement. Parmi ces voies, l’apaisement et l’ouverture démocratique. En un mot, la « silmya » en tant que processus révolutionnaire et conscient devrait être préservée par tous les moyens de la part des Hirakistes, mais aussi de la part de ceux qui ont en charge les affaires du pays.

 Mohamed Mebarki

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Le remaniement partiel du gouvernement décrété avant-hier soir par Abdelmadjid Tebboune était déjà dans l’air depuis plus d’un mois. C’est le président de la République en personne, qui en a annoncé la couleur, le 10 janvier alors qu’il était en partance pour l’Allemagne. Ses propos concernant le rendement de l’équipe Djerad étaient assez explicites. ‘‘El Houkouma, fiha oua aliha’’, avait-il déclaré dans le salon d’honneur de l’aéroport militaire de Boufarik ; une expression typiquement algérienne que l’on pourrait traduire par l’évaluation pédagogique consacrée « peut mieux faire ». Il avait reconnu les aspects négatifs cumulés par le gouvernement, sans préciser lesquels. Dans son discours à la nation du 18 février, il avait indiqué que « ce remaniement concernera des secteurs qui enregistrent des déficits dans leur gestion ressentis par les citoyens et nous-mêmes ». Dans leur écrasante majorité, les citoyens s’attendaient donc à des changements dans les secteurs qui avaient un impact direct sur leur quotidien, le commerce, la santé, la poste, l’éducation, l’enseignement supérieur, et toutes les spéculations allaient dans ce sens. On s’attendait à voir les ministres de la Poste et des Finances poussés vers la sortie par une crise de liquidités persistante, malgré les promesses de solutions ; le ministre de la Santé en raison de cette grave pénurie de médicaments dénoncée par les pharmaciens d’officine, mais aussi en raison des problèmes récurrents qui rongent le secteur hospitalier ; le ministre du Commerce, fortement critiqué pour ses sorties démagogiques sans aucune emprise sur une hausse des prix insoutenable pour les ménages, le ministre de l’Enseignement supérieur en raison de la situation catastrophique des cités universitaires. Mais le communiqué de la Présidence en décida autrement. Seul le départ de Ferhat Aït Ali était prévisible à cause de sa gestion décriée du dossier relatif à l’importation de véhicules neufs. D’ailleurs, juste après l’annonce de son limogeage, il fut « lynché » sur les réseaux sociaux. Certains de ses anciens compagnons, qui avaient mené avec lui une lutte acharnée contre l’exploitation du gaz de schiste, ne l’ont guère ménagé. Tous lui ont reproché de s’être embarqué dans une « aventure » jugée d’incertaine. Au hit-parade des critiques, Ferhat Aït Ali ne risque pas d’être délogé de la première place ! Pour le reste la sortie des ministres de l’Energie, l’Environnement, les Travaux publics, les Ressources en eau, le Tourisme ou encore l’Industrie cinématographique, qui a le statut de secrétaire d’Etat, déjoua tous les pronostics. Les secteurs cités ont certes leur importance, mais leur impact sur le quotidien des citoyens n’était pas aussi apparent que la santé, l’école, le commerce ou la poste. Les changements survenus répondent donc à une logique, qui échappe pour le moment aux Algériens, pour qui, il s’agit d’un remaniement comme un autre. L’énigme reste tout de même le rappel de Mohamed Ali Boughazi. L’ancien conseiller à la Présidence du temps de Bouteflika occupe désormais le poste de ministre du Tourisme, après été en 2001 ministre délégué auprès du ministre de l’Enseignement supérieur dans le gouvernement présidé par Ali Benflis.

Mohamed M

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lundi, 22 février 2021 00:00

De nouvelles compétences impliquées

Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a décidé, en vertu du décret présidentiel signé avant-hier, de réduire le nombre de départements ministériels en «focalisant sur l’efficacité sur le terrain par l’implication de nouvelles compétences», selon le communiqué de la Présidence de la République. En vertu de ce remaniement ayant touché principalement les secteurs économiques, le nombre de départements ministériels a été réduit de 39 ministres lors du premier Gouvernement nommé par le Président de la République le 02 janvier 2020, à 34 ministres, des départements ministériels ayant été fusionnés et d’autres supprimés. Dans ce cadre, les ministères de l’Energie et des Mines ont été fusionnés et confiés à Mohamed Arkab qui remplacera Abdelmadjid Attar, à la tête du ministère de l’Energie depuis juin 2020. Le Président Tebboune a nommé Mohamed Bacha ministre de l’Industrie en remplacement de Ferhat Ait Ali Braham, et a confié le secteur de la Numérisation et des Statistiques à Hocine Cherhabil à la place de Mounir Khaled Berrah. Par ailleurs, l’ancien directeur général de l’Agence nationale de l’Amélioration et du Développement du Logement (AADL), M. Tarek Belaribi, s’est vu confier le ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville en remplacement de Kamel Nasri nommé en juin 2020. M. Nasri est appelé à occuper le poste de ministre des Travaux publics et des Transports à la place de Farouk Chiali. Le Président de la République a confié le secteur des Ressources en eau à Mustapha Kamel Mihoubi en remplacement de Arezki Berraki. M. Mohamed Ali Boughazi a été nommé ministre du Tourisme, de l’Artisanat et du Travail familial en remplacement de Mohamed Hamidou et Dalila Boudjemaa ministre de l’Environnement à la place de Nassira Ben Harrats.Sept (07) ministres, deux (02) ministres délégués et un secrétaire d’Etat ont ainsi quitté le Gouvernement, à savoir Abdelmadjid Attar, Ferhat Ait Ali Braham, Mounir Khaled Berrah, Farouk Chiali, Arezki Berraki, Mohamed Hamidou, Nassira Ben Harrats, Hamza Al Sidi Cheikh, Aissa Bekkai et Bachir Youcef Sehairi.

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Plusieurs manifestants ont été arrêtés par les services de sécurité ce lundi 22 février à travers le territoire national, alors que Rachid Nekkaz a fait l’objet d’une agression au cours d’un meeting à Mostaganem à l’occasion du deuxième anniversaire du déclenchement du mouvement de protestation Hirak, indique le Comité national de libération des détenus (CNLD) sur Facebook. À Alger où des milliers de manifestants ont défilé pacifiquement pour réclamer le changement, le CNLD a fait état ce matin d’une quinzaine d’interpellations enregistrées à la rue Didouche Mourad. La même source a également signalé l’arrestation du coordinateur national du Mouvement démocratique et social (MDS), Fatehi Ghares ainsi que de Wahid Benhala (membre du bureau national), à Didouche Mourad toujours. Le militant Abdelwakil Blamm a été signalé comme arrêté par le CNLD, de même qu’Othmani Fateh. Les deux ont été arrêtés à El Hamma. À Alger toujours, le CNLD a fait état de l’arrestation à la place Audin de Youva Amara et Yazid Wari, originaires de Tazmalt (Béjaïa). Deux citoyens de Bou Saâda, Omar Boudjemaa et Seddik Lahouichi, ont également été arrêtés cette fois à Bab El Oued. Enfin à Alger, Chérif Ghessoul, Oussama Saïdi, Mohamed Mecheri et Nabil Ferasta ont été arrêtés ce dimanche à la Grande Poste. Tous sont originaires de Bordj Bou Arreridj, rapporte la même source. À Tébessa, Kafi Azzoune a été interpellé à Ouenza alors qu’il portait un drapeau sur ses épaules. Il a été relâché quelques heures plus tard. À Oran, six manifestants ont été arrêtés dont Houari Fellahi et Belkacem Maza, ainsi qu’une femme. À Tiaret, le CNLD fait état de l’arrestation d’une vingtaine de personnes, tandis que l’arrestation d’Ali Sahraoui a été signalée à M’Sila. À Mostaganem, Abdelkader Ben Hamadi (Kader Mouad) a été brièvement arrêté avant d’être relâché. Dans la même ville, le CNLD fait également état de l’agression de Rachid Nekkaz lors d’une tentative d’interpellation policière alors qu’il prenait la parole publiquement durant une manifestation pacifique. La scène a été filmée et relayée en direct sur le compte Facebook de M. Nekkaz. Une autre vidéo filmée en direct et diffusée sur le même compte montre M. Nekkaz en train d’être transporté à l’hôpital suite à son agression. Le militant politique a été libéré vendredi après plus de 440 jours de détention provisoire. Jeudi, le président Abdelmadjid Tebboune avait annoncé avoir signé un décret portant grâce présidentielle de détenus du Hirak. Le lendemain, 33 détenus dont Rachid Nekkaz et Khaled Drareni ont été libérés.

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Le ministre de la Communication, porte-parole du Gouvernement, Ammar Belhimer, a affirmé lundi, qu’en décrétant le 22 février Journée nationale de fraternité et de cohésion Peuple-Armée, le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, «a donné tout leur sens aux valeurs de solidarité, d’unité, de fraternité et de cohésion entre le peuple et son Armée», ajoutant que cette cohésion «a mis en échec, lors du Hirak, toutes les tentatives de sa fissuration ou étiolement». ‘‘En décrétant le 22 février Journée nationale de la fraternité et de la cohésion Peuple-Armée, le Président Tebboune a donné tout leur sens aux valeurs de solidarité, d’unité, de fraternité et de cohésion entre le Peuple et son Armée au service de la démocratie et du développement escompté à travers tout le territoire national’’, a affirmé M. Belhimer à l’occasion de la célébration du 2ème anniversaire de cette journée nationale. Cette cohésion, demeurée inébranlable face à toutes les secousses, a-t-il poursuivi, «a mis en échec toutes les tentatives de sa fissuration ou affaiblissement, lors du Hirak du 22 février 2019, dont nous célébrons le 2ème anniversaire en étant tournés vers l’édification de l’Algérie nouvelle« .»L’institution de cette Journée «vient consacrer un lien authentique et exceptionnel reflétant l’attache historique puissante entre l’Armée nationale populaire (ANP) et la Nation», a-t-il souligné, faisant remarquer qu’en Algérie l’Armée et le Peuple «sont l’incarnation du passé et du présent communs et du futur prometteur pour lequel nos glorieux Chouhada ont payé un lourd tribu à travers la plus héroïque épopée de lutte et de résistance face à l’une des plus puissantes forces coloniales». Evoquant la conjoncture sanitaire particulière induite par la pandémie Covid-19, le ministre de la Communication a relevé que l’Algérie a pu, en peu de temps, engager le processus du changement et du renouveau pour asseoir la démocratie représentative, participative et effective, fondée sur la promotion du système des droits et libertés et l’adaptation à l’évolution technologique croissante. Pour le porte-parole du Gouvernement, cet effort national, «traduisant» les engagements du Président de la République d’opérer des changements «radicaux» et des mutations «qualitatives» afin de jeter les bases «d’un  Etat de droit» et éradiquer les racines de la corruption, «a été couronné par une nouvelle Constitution consolidant les libertés et les droits notamment des femmes et des jeunes». Il a cité, dans le cadre de ces acquis, le chantier de l’avant-projet de la révision de la loi organique relative au régime électoral. Le ministre a évoqué, en outre, la grâce présidentielle décidée par le Président de la République au profit de nombre de détenus dans le cadre des démarches visant à instaurer un climat d’apaisement et de la main tendue pour l’édification de l’Etat de droit et de justice, rêvé par nos valeureux chouhada et revendiqué par le Hirak béni, il y a deux ans».Mettant en avant des «tentatives sournoises des ennemis de l’Algérie d’investir le Hirak», M. Belhimer a cité «une guerre électronique, concentrée et vile, ciblant aussi bien les éléments à la base de la force de l’Algérie que le lien synergique exceptionnel entre l’Armée et la Nation». «Lorsque nous disons que l’Armée et le Peuple sont indivisibles, c’est là une réalité. Une réalité confirmée dans un passé récent par la naissance de l’Armée de libération nationale (ALN) des entrailles du peuple, dont les enfants sécurisaient les voies aux révolutionnaires et les Femmes assuraient aux Moudjahidine les soins, la nourriture et même l’habillement», a déclaré M. Belhimer au sujet du lien entre le peuple algérien et son armée.» L’estime et le respect envers l’Armée nationale populaire (ANP), transmis de génération en génération après l’indépendance, expliquent l’engouement des Algériens à inscrire leurs enfants, filles et garçons, aux Ecoles des Cadets de la nation en témoignage de leur fierté de sa fidélité, sans égale, à la Patrie», a ajouté le ministre. Outre ses missions constitutionnelles de préservation de l’indépendance nationale et de défense de la souveraineté nationale, «l’Armée algérienne demeure attachée au devoir de servir les citoyens à travers l’ensemble du pays«, a encore fait remarquer le ministre rappelant que les forces de l’ANP «ont parcouru des milliers de kilomètres pour acheminer les équipements médicaux et le vaccin contre le Coronavirus». «Elles se déplacent régulièrement aux points les plus reculés du pays pour assurer les soins médicaux aux populations et veillent à être toujours à l’avant-garde des secours au profit des Algériens en cas de crises ou de catastrophes, quelles qu’en soient la nature et l’ampleur», a-t-il poursuivi.» L’ANP qui a protégé et accompagné hier le processus du Hirak avec un professionnalisme, reconnu et salué, poursuit aujourd’hui sa contribution à l’édification de l’Algérie nouvelle, grâce aux cerveaux et bras des enfants du peuple, qui aspire à la véritable démocratie et au développement escompté», a conclu M. Belhimer.

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Le ministre des Moudjahidine et des Ayants-droit, Tayeb Zitouni a affirmé, hier, à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de la fraternité et de la cohésion peuple-armée pour la démocratie, que le Hirak populaire était «un évènement historique charnière contribuant à la préservation de l’intégrité de l’Algérie, saluant l’accompagnement par l’Armée nationale populaire (ANP) du Hirak pacifique. Dans une allocution lue en son nom par le secrétaire général du ministère, Laid Rebika, lors d’une conférence organisée à cette occasion, M. Zitouni a indiqué que «ce Hirak populaire pacifique et civilisé pour le changement démocratique, la justice sociale et l’Etat de droit, a contribué à la préservation de l’intégrité de l’Algérie et au renforcement des liens de cohésion entre les enfants de la patrie». Qualifiant le Hirak populaire «d’acquis historique émanant d’une volonté libre et d’un consensus national souverain», M. Zitouni a appelé tout un chacun à «se dresser tel un seul homme derrière le principe novembriste pour faire face aux différents défis» .Le ministre a exhorté les générations «à s’appuyer sur la pensée nationale sous-tendant le projet national civilisationnel dont les fondements sont puisés de la référence novembriste» et ce en vue de «parachever la marche de l’Algérie nouvelle, concevoir un avenir prometteur et partant, réaliser d’avantage d’acquis». Après avoir salué «les efforts de l’ANP dans l’accompagnement du Hirak populaire, la protection des institutions de l’Etat et la préservation du pays contre les prédateurs», M. Zitouni a affirmé que cette armée «qui est le bouclier de la nation et son rempart impénétrable, est déterminée à s’acquitter de ses missions constitutionnelles et à préserver l’unité de la patrie». Les participants à cette conférence ont mis en exergue le rôle de l’ANP dans l’accompagnement du Hirak qui appelle à une justice sociale. Un film documentaire sur le mouvement populaire du 22 février 2019 a été projeté à cette occasion.

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