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dimanche, 07 février 2021 00:00

Mise en garde de l’ANP

L’approche de la commémoration du deuxième anniversaire du mouvement populaire du 22 février 2019 constitue depuis quelques jours un des principaux thèmes abordés dans les milieux intellectuels et médiatiques. Dans les salles de rédaction, le rendez-vous est appréhendé différemment, selon des positions politiques tranchées ou mises sur orbite de manière subtile. Le sujet n’est pas encore traité publiquement à travers des articles affichant les positions des uns et des autres, ce qui n’est pas le cas pour la revue El Djeich, organe central de l’armée. Dans son dernier numéro, la publication de l’ANP a consacré son éditorial à l’évènement. L’auteur de l’article a rappelé en cette circonstance les principes directeurs de l’institution militaire, qui, « depuis le début des marches populaires, a adopté une position de principe immuable, en se tenant aux côtés du peuple, en s’alignant sur ses choix et sur tout ce qui pourrait répondre à ses revendications, dont les plus importantes ont été concrétisées sur le terrain, tandis que d’autres sont sur le point de l’être progressivement, à l’exemple des élections législatives ». Tout en dénonçant « des velléités d’ingérence de parties étrangères dans une « conduite totalement contraire aux usages diplomatiques », l’éditorialiste met en relief la déception de « certaines parties ennemies », dont les plans sont tombés à l’eau. Selon cette tribune, l’adhésion du peuple à l’édification de la nouvelle Algérie « n’a pas été du goût de certaines parties ennemies », qui « ont commencé à agiter leurs pions et instruit certaines voix malintentionnées, servant des agendas extérieurs connus de tous, à s’élever dans le but de s’approprier les revendications légitimes du peuple et de distiller leur venin dans une tentative de plonger le pays dans le chaos et de brouiller les cartes ». Nul besoin de lire entre les lignes, la mise en garde est explicite. Aussi, la revue invite les partis politiques et les associations de la société civile à jouer pleinement leur rôle, à assumer leurs responsabilités et à s’empresser à combler le vide en matière d’encadrement de la société, afin de créer une culture de militantisme authentique qui profiterait au pays et à son peuple et pousserait ses différentes catégories à participer à la vie politique ». A deux semaines du l’évènement, l’institution militaire transmet un message clair à ces « parties étrangères » qui, « se sont adonnées à des actions, à tout le moins suspectes et désespérées, visant à nuire au pays et à le déstabiliser dans ce qui constitue une tentative flagrante d’ingérence dans nos affaires intérieures que notre pays ». « Ces derniers temps, écrit El Djeich, les parties en question qui s’étaient ingéniées à cibler notre pays par différents canaux interposés pour ensuite s’atteler à la promotion de divers scénarii que le peuple algérien avait déjà fermement rejetés et condamnés, tentent vainement, d’une manière ou d’une autre, de semer le chaos dans notre pays ». En conclusion, la publication souligne que « la nouvelle Algérie, qui dérange cette partie, rejette toute tutelle de quelque partie que ce soit, toute injonction ou intervention étrangère ».

M.M

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dimanche, 07 février 2021 00:00

Benbouzid contredit Benbahmed

Moins d’une semaine après la sortie de Lotfi Benbahmed, qui avait déclaré que l’Algérie est en mesure de produire le vaccin Sputnik V dans deux mois, dès l’acquisition de la matière première, Abderrahmane Benbouzid monte au créneau pour le contredire sèchement. La fabrication des vaccins ne fait pas partie des prérogatives du ministère de l’Industrie pharmaceutique, a soutenu le ministre de la Santé. Comparée à d’autres pays où les contaminations journalières se comptabilisent en milliers, la situation épidémique en Algérie (une moyenne de 250 cas positifs quotidiens) est appréciée avec beaucoup de sérénité autant par les pouvoirs publics que par les autorités sanitaires. Aux yeux du professeur Mohamed Belhocine, il s’agit d’une « accalmie due probablement au resserrement qui avait été décidé, il y a quelques semaines, par le gouvernement », sur laquelle la fermeture prolongée des frontières a eu un impact positif. Pour le professeur Abderrahmane Benbouzid, il n’y a aucun doute, il s’agit d’une « nette amélioration de la situation épidémiologique, traduite par une hausse des cas en réanimation et une hausse des cas de guérisons ». Les deux avis autorisés partent du même constat, mais s’écartent à l’arrivée. Si le président de la cellule de suivi des enquêtes épidémiologiques a opté pour une attitude prudente, saluant au passage l’allègement du confinement, tout en insistant sur le respect des mesures barrières, jusqu’à ce que « le vaccin montrera ses effets dans quelques mois ». Le ministre de la Santé, visiblement à l’étroit de par ses responsabilités gouvernementales, a laissé l’homme politique s’exprimer à la place de l’homme de science. Le professeur Mohamed Belhocine a certes rendu hommage aux « efforts » du gouvernement et de la diplomatie algérienne, « pour avoir été en mesure de s’assurer des négociations et des contrats avec différents fournisseurs » de vaccins, mais il a tenu à faire savoir que « le rythme de vaccination dépend de celui des approvisionnements ». D’un ton modéré, il s’est montré compréhensif à l’égard de ceux qui sont chargés de l’acquisition du vaccin, mettant en exergue le fait que « les approvisionnements et donc la vaccination se feront par étapes », tout en signalant que « tant que nous n’avons pas atteint un taux de couverture vaccinale suffisamment élevé, le risque de propagation du virus sera toujours présent et il continuera à constituer une menace ». C’est loin d’être gagné, a-t-il estimé. Et avec le relâchement quasi-général constaté ces derniers jours, tout peut basculer, si les pouvoirs publics continuent de donner l’impression d’avoir cédé devant la pression populaire, particulièrement en ce moment où l’approvisionnement en vaccin se fait aux compte-gouttes ! Pour le ministre de la Santé, bien sûr tout est OK. Il s’est tenu au fait que « la campagne nationale de vaccination, lancée soit élargie à plusieurs wilayas du pays, sans préciser si d’autres livraisons de vaccins vont avoir lieu, avant que les 100 000 doses déjà reçues ne soient utilisées. Intervenant, hier, à l’occasion de la journée d’étude sur la vaccination contre l’épidémie du coronavirus, Abderrahmane Benbouzid, qui n’a pas manqué d’appeler la population à se faire vacciner, parce que, selon lui, c’est «une nécessité pour mettre fin à l’épidémie et à un retour à la vie normale», a révélé que l’Algérie a refusé d’acquérir le vaccin Pfizer-BioNTech, en raison des conditions draconiennes posées par le laboratoire américain. Et à la surprise générale, le ministre de la Santé n’a pas hésité à faire des déclarations allant à contre-sens des affirmations faites par le ministre de l’Industrie pharmaceutique concernant la production en Algérie du vaccin russe, Sputnik V. « La fabrication des vaccins ne fait pas partie des prérogatives du ministère de l’Industrie pharmaceutique », a-t-il soutenu. Selon le site Ennahar online, qui a rapporté l’information, Abderrahmane Benbouzid a estimé que la réalisation d’une usine avec tous ses équipements exige du temps, contredisant Lotfi Benbahmed, qui avait assuré que Sputnik V sera produit en Algérie dans un délai de deux mois après l’acquisition de la matière première.

Mohamed Mebarki

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Un an et demi et un espoir. Après avoir attendu plus d’un an et demi, Ali Ghediri peut enfin voir le bout du tunnel. Le juge près la Chambre d’accusation de la Cour d’Alger qui l’a auditionné hier, après le renvoi de son dossier par la Cour suprême, a décidé de rendre son verdict le 21 février prochain. Deux options se présentent devant le juge, soit le détenu sera acquitté et devra donc quitter la prison d’El-Harrach, soit le dossier sera envoyé au Tribunal correctionnel pour la programmation du procès. Jusque-là, Ali Ghediri a refusé de comparaître devant une Chambre criminelle. Il a toujours clamé son innocence et réclamé un procès devant un tribunal correctionnel. Incarcéré en juin 2019 pour « atteinte au moral de l’armée », « atteinte à l’unité nationale », « envoi de documents officiels à des parties étrangères », et « falsification de documents », Ali Ghediri a toujours nié les faits. Les charges ont été finalement abandonnées, à l’exception de celles liées à « l’atteinte au moral de l’armée ». En juin 2019, il avait adressé une lettre au président de la République. « Après une année de détention, l’on est venu me signifier, pour la quatrième fois consécutive, la prorogation de celle-ci, nonobstant la forme de la durée de « confinement politique » auquel j suis soumis et désigné par euphémisme, de mandat de dépôt, cette mesure exceptionnelle que le législateur, conscient de l’usage abusif qui pourrait en être fait, a, par prévenance, soumise à des conditions strictes et bien définies. Et c’est précisément cet abus que je suis en train de subir dans ma chair, dans les geôles d’El Harrach au motif inavoué que ma présence sur la scène politique n’était pas sans incommoder certains décideurs », avait-il écrit. Un mois plus tard, l’homme observera une grève de la faim qu’il n’a interrompue qu’après une contamination au Covid-19. Depuis, ses avocats ont introduit plusieurs demandes de libération provisoire. Elles ont été rejetées.

Akli Ouali

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Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a reçu dimanche à Alger, l'ambassadeur du Royaume d'Espagne en Algérie, Fernando Moran Calvo-Sotelo, indique un communiqué des services du remier ministre. L'audience, qui s'est déroulée au Palais du Gouvernement, "a été l'occasion de procéder à un échange de vues sur les voies et moyens du renforcement de la coopération bilatérale sur les questions régionales et internationales d'intérêt commun, notamment à l'occasion de la 8ème session de la Réunion de Haut Niveau algéro-espagnole (RHN)", précise le communiqué.

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dimanche, 07 février 2021 00:00

La vaccination face la réalité du terrain

Peut-on dire que l’Algérie a lancé la campagne de vaccination contre le Covid-19 ? Officiellement, oui, elle l’a fait et en grandes pompes, samedi 30 janvier, au lendemain de la réception d’un premier lot de 50 000 doses du vaccin russe Spoutnik-V. Les autorités ont tenu le pari d’inoculer les premiers vaccins avant la fin du premier mois de l’année, comme l’avait voulu le président de la République, mais il s’agit plus d’un lancement symbolique que d’une opération effective et à grande échelle comme on en voit dans les pays d’Europe les plus touchés par la pandémie. La vaccination de masse devra vraisemblablement attendre. Une semaine après le début de la campagne, on en est toujours aux lancements symboliques à travers les wilayas et les critiques fusent déjà de partout. La campagne a même démarré sur une petite polémique lorsque le premier citoyen algérien à se faire vacciner, une dentiste de Blida, enflamme les réseaux sociaux par sa prestation incompréhensible sur le plateau d’une chaîne de télévision. L’humour des internautes algériens fera le reste pour assimiler l’incapacité de la femme à comprendre la question de la journaliste d’Echorouk à un premier effet indésirable du vaccin russe. Plus sérieusement, des critiques et objections émanent de nombreux spécialistes qui mettent en avant plusieurs insuffisances dans l’opération, telle qu’elle est menée jusqu’à maintenant. À commencer par les quantités de doses acquises et celles acheminées vers les structures de santé à travers le territoire national, jugées insignifiantes. Aux 50 000 doses venues de Russie, se sont ajoutées 50 000 autres du vaccin britannique d’AstraZeneca arrivées lundi 1er février. Cela fait un total de 100 000 doses, mais le compte n’est toujours pas bon quand on sait la taille de la population, les besoins estimés à 40 millions de doses et l’objectif déclaré d’en vacciner 75 %. « Si on voulait rater la vaccination, on est bien partis », résume le Pr Kamel Bouzid, chef du service oncologie du CPMC d’Alger dans un entretien à TSA publié avant-hier. Son témoignage illustre bien la situation dans cette première semaine de la campagne de vaccination : 25 doses pour les 1 500 employés du centre et 700 pour les 5 000 travailleurs du CHU Mustapha, plus grand hôpital d’Algérie. Dans le service du Pr Bouzid, quatre puis cinq médecins et professeurs ont été vaccinés les cinquièmes et sixièmes jours. Puis plus rien. « Pour le reste des personnels soignants, ils vont se dire pourquoi certains ont été vaccinés et pas nous ! Or, les citoyens qui assistent à cette débâcle, ils vont faire encore moins confiance », met d’ores et déjà en garde l’oncologue. Et il n’y a pas que Kamel Bouzid, qui trouve que tout ne tourne pas rond dans ce début de campagne de vaccination. Des critiques similaires sont venues de l’intérieur même du Comité scientifique en charge du suivi de la pandémie, par la voix de Dr Bekkat Berkani, par ailleurs président du Conseil de l’Odre des médecins. « Il y a 50 000 médecins, soit l’équivalent des 100 000 doses réceptionnées. Les infirmiers sont tout aussi nombreux. Alors, les deux avions qui ont ramené les 100.000 doses de vaccins vont aller rien que pour le corps médical. Et les autres, notamment les personnes âgées ? », s’interroge-t-il. Il est certes encore tôt pour conclure que ces « autres » évoqués par Dr Berkani devront attendre longtemps, encore moins qu’ils n’auront jamais leur vaccin. Les 50 000 doses de Spoutnik V réceptionnées ne constituent que le dixième de la commande passée auprès du laboratoire russe. 

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Le parquet général près la Cour d’Alger a ordonné, hier, au procureur de la République près le tribunal de Bir Mourad Rais d’instruire une enquête préliminaire sur les faits avancés par le citoyen Walid Nekkiche et chargé la police judiciaire compétente de cette mission. «Conformément aux dispositions de l’article 11 du code de procédure pénal, le parquet général près la Cour d’Alger, après avoir pris connaissance d’un exposé des faits présentés par Monsieur le procureur de la République adjoint, représentant du parquet général à l’audience du tribunal criminel dans le procès du nommé Nekkiche Walid, tenue au siège du tribunal de Dar El Beida (Alger) en date du 2 février 2021, et après avoir compulsé l’attestation dressée par le greffier de l’audience concernant le déroulement du procès. Attendu qu’il ressort des deux documents suscités que l’accusé Nekkiche a déclaré lors de son procès, en réponse à une question qui lui a été adressée par sa défense, avoir été victime durant sa garde à vue de violences et d’agressions sexuelles de la part des éléments de la police judiciaire en charge de l’enquête préliminaire», lit-on dans le communiqué du parquet. Ainsi, «au vu des réactions et commentaires relayés par les différents titres de presse et provoquées par ces déclarations, ainsi que la remise en doute et les interrogations suscitées auprès des parties qui s’intéressent à l’action judiciaire, notamment concernant le respect de la liberté et de la dignité des citoyens suspects placés en garde à vue, et dans le but d’établir la vérité sur ce qui serait passé dans l’affaire du citoyen Walid Nekkiche, le parquet général près la cour d’Alger a ordonné en date du 07-02-2021, sur la base des informations en sa possession et des pièces en rapport avec l’affaire du concerné, à Monsieur le procureur de la République près le tribunal de Bir Mourad Rais de diligenter une instruction préliminaire sur les faits avancés par le concerné et chargé la police judiciaire compétente de cette mission».

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dimanche, 07 février 2021 00:00

Des avocats condamnent

Le collectif des avocats pour le changement démocratique (CACD) dénonce le traitement réservé à certains détenus politiques « victimes d’arbitraire ». « Nous avons constaté la sortie de prison de certains détenus d’opinion après avoir purgé des peines arbitraires. Le CACD considère que cet événement ne constitue en aucun cas des mesures d’apaisement, bien au contraire, elle confirme l’instrumentalisation de la justice comme moyen de répression contre la lutte politique pacifique », dénonce le collectif dans un communiqué. Le collectif rappelle aussi les révélations faites, la semaine dernière, par l’étudiant Walid Nekiche qui a dénoncé des faits de torture subis lors de son arrestation dans les locaux des services de sécurité. « Ces révélations viennent confirmer une pratique déjà en vigueur, souvent non dénoncée par peur de représailles », dénonce le CACD dans son communiqué. Selon la même source, le « régime, en plus de la torture procède à une autre violation des lois et des droits transférant arbitrairement des prévenus vers des prisons situées à des centaines de kilomètres des juridictions dans lesquelles sont instruits leurs dossiers », condamnent les avocats, en citant les cas de Rachid Nekkaz et de Brahim Laalami. Et d’ajouter : « Le C.A.C.D, condamne fermement ces pratiques révolues qui sont en totale violation avec le droit des détenus, de leurs familles et le droit de la défense ». Devant ces faits « gravissimes et abjects », lit-on dans le même communiqué, le ministre de la Justice garde des sceaux, tambour battant, menace des cadres et responsables de l’Etat d’emprisonnement tout en soudoyant la défense. « Faut-il rappeler, à monsieur le ministre que Ouyahia avait emprisonné plus de 3000 cadres dans l’opération ‘’mains propres’’, et que ce genre de menaces ‘’accusations de rébellions’’ n’est fait que par des gouvernements dépourvus de légitimité », précise-t-on dans le même communiqué. Selon la même source, « la défense, n’est pas dans la concomitance ni dans un exercice de faire-valoir existentiel ». « Nous sommes l’épaule du peuple, les partenaires indéniables de la vraie justice, pas celle des injonctions. Devant l’arbitraire du régime, le C.A.C.D, interpelle et met l’union nationale des ordres des avocats devant ses responsabilités éthiques et historiques, et lui demande d’agir pour que cessent ces dérives autoritaires », appelle le collectif.

Samir Rabah

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L’Algérie court l’objectif d’assurer sa souveraineté sanitaire. C’est ce qu’a assuré le ministre de l’industrie pharmaceutique, Lotfi Benbahmed, qui s’exprimait hier sur les ondes de la chaîne III de la radio nationale, affirmant que cet objectif s’inscrit dans le sillage du partenariat avec les Russes dans le domaine de la santé.  Un partenariat qui, selon lui, «va nous permettre de produire non seulement le vaccin anti Covid-19, mais aussi d’autres vaccins importants». Mais pas que cela, puisqu’il s’agira «d’assimiler et d’intégrer les nouvelles technologies et aller sur ce qu’on projette de faire, soit la production des produits à forte valeur ajoutée dans l’écologie et l’insuline». Par ailleurs, le ministre de l’industrie pharmaceutique a estimé que l’Algérie a «bien réagi face à la crise de la Covid-19 qui a bousculé le système de santé mondial». Une réaction matérialisée, selon lui, par la «fabrication locale, et dans un premier temps, des quantités suffisantes de masques et puis de PCR, qui étaient importés au début de la pandémie». Maintenant, le pays fait face au défi des vaccins qui constitue, selon Benbahmed, la «dernière étape qui va nous permettre de sortir définitivement de cette crise sanitaire». A ce sujet, le ministre affirme qu’il y a «deux manières pour fabriquer le vaccin. La première, qui est en amont, est celle où on part de la lignée cellulaire, c’est de la réelle biotechnologie». «C’est-à-dire, précise-t-il, qu’on va produire la matière première et c’est le but de ce partenariat avec les Russes». Quant à la seconde phase, elle consiste à la «réception de la matière première avec un système de filtration de dilution et de répartition aseptique. C’est complexe, mais c’est déjà maitrisé par plusieurs opérateurs privés, et aussi par Saidal, depuis une trentaine d’années». Et au ministre de l’industrie pharmaceutique de soutenir que « l’Algérie a opté pour la première option, estimant que cette dernière, même si on la maîtrise très bien avec la possibilité même de la concrétiser, présente néanmoins la contrainte de la disponibilité de la matière première». Benbahmed affirme à ce sujet que «l’intérêt réel, c’est ce transfert technologique, même si on doit prendre plus de temps, dont bénéficiera l’Algérie et qui nous permettra d’aller vers la production de ce vaccin, mais aussi de beaucoup d’autres».

L’Algérie autonome en production d’insuline d’ici 2022

L’Algérie pourra être autonome d’ici 2022 en terme de production d’insuline de dernière génération, grâce à deux partenariats avec des multinationales dont un impliquant le groupe public Saidal, a indiqué le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Lotfi Benbahmed. Il a fait savoir que deux partenariats étaient en cours de négociation entre des entreprises algériennes, dont Saidal et des multinationales, permettant à l’Algérie de devenir autonome en termes de production d’insuline de dernière génération à l’horizon 2022. Selon M. Benbahmed, au-delà de cette autonomie de production à cette échéance, l’Algérie pourra exporter l’insuline et réaliser une économie de 400 millions de dollars sur sa facture d’importation. «On deviendrait ainsi la seule plateforme avec deux unités de production d’insuline de dernière génération en full process en Afrique», a-t-il prévu, ajoutant que Saidal pourra également produire un médicament prescrit pour les insuffisances thyroïdiennes «le Levothyrox» dont une partie de la production sera destinée vers l’Europe

A.K.

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Une opération d’attribution de 71 autorisations d’exploitation aurifère artisanale a été entamée hier à Tamanrasset, en présence d’une délégation ministérielle. La cérémonie de remise des autorisations s’est déroulée au siège de la wilaya en présence du ministre des Mines, Mohamed Arkab, du ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de la Micro-entreprise, Nassim Diafat, et du ministre délégué auprès du ministre de l’Environnement chargé de l’Environnement saharien, Hamza Al Sid Cheikh. Le ministre des Mines a souligné l’importance de l’opération, qui ‘’intervient en application des orientations du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune’’, et qui traduit ‘’la concrétisation des engagements fait aux jeunes du Sud en réponse à leurs doléances de contribuer à l’exploitation des richesses du pays, dans le cadre de l’édification de l’Algérie Nouvelle’’.M. Arkab a mis aussi en avant le rôle attendu des micro-entreprises dans le domaine de l’exploitation aurifère artisanale en matière de génération d’emplois et d’impulsion d’une nouvelle dynamique à l’économie nationale, tout en évoquant la nouvelle stratégie de l’Etat visant le développement de l’exploitation minière, dont les gisements aurifères.’ ‘Les jeunes ont ainsi l’opportunité d’exercer une activité vitale, dans un cadre organisé, réglementé et transparent, permettant de contribuer à la création de richesses et de plus-value économique, la génération d’emplois et la préservation des richesses nationale importantes, dont l’or, du sillage et de l’orpaillage illicite’’, a ajouté le ministre. Les différentes étapes du projet ont été succinctement abordées, à cette occasion, par le ministre, à savoir l’élaboration du cadre juridique encadrant l’activité et l’identification des sites d’exploration dans chaque région, sachant que 92 sites ont été identifiés dans cette wilaya par l’Agence nationale des activités minières (ANAM). Les autres étapes concernent la sélection des jeunes habilités à exercer l’activité ainsi que la mise en place des structures chargées d’acheter l’or brut extrait par les micro-entreprises. Tout en signalant que l’attribution des autorisations d’exploitation minière artisanale constituait la dernière phase du projet, M. Arkab a estimé qu’il appartenait maintenant aux micro-entreprises de ‘’s’imposer sur le terrain et de démontrer leur aptitude à l’exercice de cette activité minière, avec l’appui de l’ANAM et une formation sur les modes d‘exploitation, notamment les aspects liés au volet sanitaire et à la protection des personnes et de l’Environnement’’ . De son côté, le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de la Micro-entreprise, Nassim Diafat, a affirmé ‘’entrer aujourd’hui dans la phase de l’Algérie nouvelle où l’opportunité est donnée aux jeunes d’exploiter les richesses du pays de manière légale, au service de l’économie nationale’’. Le ministre délégué auprès du ministre de l’Environnement chargé de l’Environnement saharien, Hamza Al Sid Cheikh, a estimé, pour sa part, ‘’vivre aujourd’hui une étape reflétant la concrétisation des engagements du Président de la République Abdelmadjid Tebboune, envers les jeunes de la région pour l’exploitation des ressources locales, à travers leur organisation en micro-entreprises et leur bénéfice de l’accompagnement nécessaire’’. Il a mis l’accent particulièrement sur la nécessité pour les micro-entreprises opérant dans l’exploitation aurifère artisanale de respecter l’environnement et d’éviter les risques pouvant peser sur ce dernier durant leurs activités. Lors de cette visite de travail, la délégation ministérielle a également donné le départ d’une caravane de solidarité acheminant quarante chauffe-eaux solaires vers des zones d’ombre. La délégation poursuit sa visite par le lancement d’un programme de formation au profit de gérants de micro-entreprises d’exploitation aurifère artisanale.

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Les massacres de Sakiet Sidi Youssef commis par les forces coloniales françaises en 1958, au cours desquels près de 80 civils algériens et tunisiens dont des femmes et des enfants ont péri, auront scellé à tout jamais les liens de fraternité et de solidarité active entre les peuples algérien et tunisien, qui partagent avec les autres peuples maghrébins la communauté de destin. C’est dans cet esprit de solidarité active qu’une caravane médicale composée de moyens de lutte contre la Covid-19 à destination de la ville de Sakiet Sidi Youssef en Tunisie a démarré hier à partir d’Alger, dans le cadre de la commémoration du 63ème anniversaire de ces massacres. Sur décision du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, 11 tonnes de médicaments et moyens de lutte contre la pandémie de Covid-19 ont été acheminées vers la ville de Sakiet Sidi Youssef. A travers ce geste de solidarité, l’Algérie exprime sa volonté de «rester toujours fidèle au peuple tunisien frère», a affirmé à cette occasion le secrétaire général du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelhak Saihi. «Les évènements de Sakiet Sidi Youssef restent un symbole qui va inciter nos deux pays à travailler ensemble pour améliorer davantage leurs relations de coopération, en vue de concrétiser un partenariat stratégique», a souligné, pour sa part, l’ambassadeur tunisien en Algérie, Ramdhane Al-Fayedh. M. Al-Fayedh a considéré que la région de Sakiet Sidi Youssef et la bande frontalière algéro-tunisienne «seront l’une des plus importantes étapes de la mise en place de cette stratégie dans le but de développer la région et d’assurer la sécurité et la stabilité des deux peuples». En recevant en février 2020 son homologue tunisien Kaïs Saïed, le président Abdelmadjid Tebboune avait réaffirmé que l’Algérie était prête à «apporter toute son aide à la Tunisie qui traverse une conjoncture difficile, tant au plan financier qu’économique», faisant part de la décision de «dépôt de 150 millions USD dans la Banque centrale tunisienne et la poursuite des facilitations de paiement de l’approvisionnement en gaz et en hydrocarbures». Le président Tebboune s’était félicité, en outre, de la convergence de vues «totale et absolue» entre l’Algérie et la Tunisie «sur tous les plans», y compris sur les questions régionales et internationales, à leur tête le dossier libyen. L’Algérie et la Tunisie sont liées depuis 2008 par un accord commercial préférentiel. Depuis la signature de cet accord et l’adhésion de l’Algérie à la Grande zone arabe de libre échange en janvier 2009, les échanges commerciaux entre les deux pays ont enregistré une augmentation substantielle. Selon les statistiques des Douanes algériennes portant sur le commerce extérieur durant les 11 premiers mois de l’année 2019, l’Algérie a exporté vers la Tunisie un peu plus d’un (1) milliard de dollars, un chiffre en progression de 13 % par rapport à la même période en 2018. Les exportations algériennes vers la Tunisie sont constituées essentiellement d’hydrocarbures et dérivés. Quant aux importations provenant de la Tunisie qui ont avoisiné les 400 millions de dollars (en hausse de 3,7 % par rapport à 2018), elles comprennent, entre autres, des produits agroalimentaires, des équipements industriels, du textile et de l’habillement. Les investissements communs ont également connu une croissance soutenue notamment dans le secteur énergétique, avec une série d’accords signés pour le renforcement du partenariat énergétique. Ces accords portent notamment sur l’augmentation de la capacité d’interconnexion électrique, l’augmentation de la quantité de GPL (Gaz de pétale Liquéfié) exportée vers la Tunisie et l’approvisionnement des régions frontalières en gaz algérien. La coopération énergétique s’est en outre élargie aux activités de prospection et de production des hydrocarbures entre la société nationale Sonatrach et l’Entreprise Tunisienne des Activités Pétrolières (ETAP). Dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, le crime organisé et la contrebande, les deux pays entretiennent une étroite collaboration, notamment au niveau des zones frontalières. Les bombardements aériens de Sakiet Sidi Youssef, qui avaient fait 79 morts dont 20 écoliers et 11 femmes, ont apporté à la Guerre de Libération nationale le soutien de l’opinion internationale qui avait condamné unanimement le colonialisme français en Afrique du Nord. La France coloniale a tenté de justifier son crime par la poursuite des unités de l’Armée de Libération Nationale (ALN) sur le territoire tunisien, mais ces faux prétextes ont rapidement révélé leur caractère mensonger lorsque les médias internationaux ont dévoilé la vérité sur l’agression barbare de l’armée française» sur des civils, note Athmane Menadi, enseignant à l’université de Souk -Ahras. «Loin de briser par la terreur les liens de fraternité des deux peuples voisins, les bombardements français de Sakiet Sidi Youssef ont cimenté davantage leur solidarité», affirme-t-il.

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