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Quelques jours après son message à la nation, le président Abdelmadjid Tebboune s’est de nouveau adressé aux Algériens. La forme a changé puisqu’il a accordé une interview à deux journalistes. Mais dans le fond, peu de choses ont changé : le chef de l’Etat maintient sa feuille de route. Il compte organiser des élections législatives en juin prochain en y ajoutant des élections locales (très probablement l’élection de l’APW). « Il n’est pas écarté d’organiser les élections législatives et locales à la même date. Cela représente une revendication légitime de la classe politique », a en effet indiqué Abdelmadjid Tebboune qui a assuré qu’il s’agissait d’une « revendication de partis politiques ». Il n’est cependant pas formel. « La décision est quasiment acquise, mais elle n’est pas encore définitive », a-t-il précisé. Mais l’idée semble avancer vers la tenue de ce double scrutin. En attendant, Abdelmadjid Tebboune continuera de consulter la classe politique. « Les consultations continueront », a-t-il assuré lui qui a reçu, la semaine dernière, plusieurs leaders politiques, issus de l’opposition notamment. Interrogé sur la possibilité de voir le scrutin boudé par les électeurs, le chef de l’Etat a anticipé. « Traditionnellement, le taux de participation est plus faible lors d’élections législatives, y compris dans les grandes démocraties », a-t-il avancé. Puis, « la Constitution ne prévoit pas un seuil minimum » de participation pour « valider une élection », a-t-il ajouté tout en estimant que « de toute façon, « les assemblées seront composées de ceux qui sortiront des élus ». C’est ce qui l’a amené à expliquer le faible taux de participation lors du dernier scrutin référendaire. Il a justifié cela par « les rumeurs » sur son état de santé. Sur un autre plan, le chef de l’Etat a rassuré que la reprise des manifestations par le hirak ne « le dérange pas ». Mais il précise que « si certains sont venus rappeler » au pouvoir ses « engagements », d’autres « sont venus pour autre chose ». Pour le chef de l’Etat, « la majorité des revendications du Hirak authentique ont été satisfaites ; pas de 5ème mandat, pas de prolongation du 4ème mandat, l’APN a été dissoute… », a énuméré le chef de l’Etat. Mais il estime que « certains slogans » du Hirak « ne sont pas innocents » car « fabriqués ailleurs », en allusion au Maroc notamment. Parmi les slogans, il citera ceux liés au rôle de l’armée qui est mon premier soutien » même s’il rappelle que c’est lui qui « décide ». « L’armée algérienne est très disciplinée », a-t-il rappelé. Sur un autre plan, Abdelmadjid Tebboune a exclu le déploiement, dans l’immédiat, de l’armée algérienne au Mali. « Aucun enfant du peuple ne mourra en dehors des frontières pour une autre cause », a-t-il précisé en réponse aux accusations qui rapportent que le chef de l’Etat français veut impliquer l’Algérie dans le conflit au Mali. Malgré ce refus d’envoyer l’armée, « l’Algérie joue un rôle moteur » dans la région, rappelle Abdelmadjid Tebboune.

Akli Ouali 

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mardi, 02 mars 2021 00:00

La symbolique de la Casbah !

Les étudiants, appuyés par des manifestants de divers horizons, ont réussi à battre le pavé de la capitale, hier, après avoir été empêché une semaine auparavant. Plus déterminé, plusieurs centaines de personnes ont contourné les différents cordons de sécurité, formé par de nombreux policiers mobilisés dès les premières heures de la matinée pour empêcher la tenue de cette manifestation, et ont pu organiser leur marche. C’est l’acte II du Hirak des étudiants. En effet, ils étaient des centaines à converger par petites grappes vers la place des martyrs dès 9h30. Vers 10h00, il y avait déjà foule sur les lieux. Arborant drapeaux, banderoles et pancartes, les manifestants ont buté sur un mur. Celui des forces anti-émeute qui leur bloque le passage, les empêchant ainsi de prendre l’itinéraire habituel de cette marche en passant par la place Port Saïd, Bab Azzoune, l’avenue Abane Ramdane pour rejoindre la Grande Poste. Le face à face avec les agents de police a duré plusieurs dizaines de minutes. « Nous sommes des étudiants et non des terroristes », lancent les manifestants devant les policiers qui les ont bousculés pour les faire reculer. Devant cette situation, les étudiants optent pour le plan B. Ils décident de changer d’itinéraire et ils prennent la direction de la Casbah, quartier rappelant la mythique bataille d’Alger contre le colonialisme français. Sous les youyous des femmes, la procession s’infiltre dans les ruelles étroites en scandant le fameux « Ba3ouha y Ali (Ali, ils ont bradé le pays) », en référence au héros de la bataille d’Alger Ali la Pointe, tombé au champ d’honneur un certain 8 octobre 1957. Les marcheurs ont réussi, par la suite, à accéder à la Rue Larbi Ben M’hidi pour poursuivre leur marche vers la Grande Poste et Alger Centre. Les étudiants ont repris également en chœur les slogans habituels du Hirak : « Algérie libre et démocratique », « pour une presse libre et une justice indépendante », « Daoula madania, machi 3askaria (pour un Etat civil et non militaire ». Le dispositif policier n’a pas réussi à endiguer la marche des étudiants qui ont réussi à contourner ces barrages. La manifestation s’est achevée dans la sérénité, les étudiants ayant regagné leur campus en se donnant rendez-vous mardi prochain pour une nouvelle «démonstration de force, jusqu’à la satisfaction des revendications du Hirak.

Samir Rabah

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mardi, 02 mars 2021 00:00

L’insaisissable problématique

L’érosion des réserves de change dont dispose l’Algérie se poursuit inexorablement. De 60 milliards de dollars en février 2020, elles se situent actuellement entre 42 et 43 milliards de dollars. C’est ce qu’a déclaré le président de la République lors de rencontre périodique avec les responsables des médias nationaux, diffusée lundi soir par la télévision publique, mais aussi par des chaînes TV privées. Le chef de l’Etat, qui a reconnu que le pays n’est plus dans une situation d’aisance financière, a lié la chute des réserves de change aux dépenses imposées par la facture des importations, d’un côté, et à la baisse des revenus générés par l’exportation des hydrocarbures. Le constat est sans appel, d’autant plus qu’il intervient dans un contexte difficile, marqué par la paralysie presque totale de la machine productive, notamment étatique, et l’échec de toutes les tentatives visant la bancarisation de l’énorme masse monétaire alimentant l’économie souterraine. Dans une note divulguée dimanche soir, la Banque d’Algérie avait indiqué que la masse monétaire circulant au niveau du marché de l’informel a atteint l’équivalent de 60 milliards de dollars ! Le phénomène de la fuite de capitaux vers l’informel s’est aggravé et constitue aujourd’hui une menace réelle pour la pérennité du système financier. La plupart des économistes, qui ont abordé le sujet, n’ont pas manqué d’alerter les pouvoir publics sur les risques que cela pourrait engendrer. Abdelmadjid Tebboune était dans son rôle lorsqu’il a rassuré que l’Algérie est en mesure de faire face à ses besoins grâce notamment à la politique de régulation des importations. Mais au vu des difficultés présentes, il faudrait plus qu’un miracle pour que le pays renoue avec la croissance et équilibre ses balances, sans solliciter l’apport financier des institutions internationales. L’Algérie est-elle donc arrivée au point d’admettre que le recours de l’endettement extérieur est devenu inéluctable ? La question n’est guère prématurée. Même en réussissant dans le meilleur des cas à éliminer la surfacturation et les importations non nécessaires, le pays ne pourra pas résister trop longtemps à la crise au moment où sa principale rente se trouve lourdement impactée le recul significatif de la demande mondiale en pétrole. « Un budget de 8 milliards de dollars suffit pour couvrir largement nos besoins notamment en semoule et en l'huile de table », a martelé le chef de l’Etat, qui a dénoncé par la même occasion « les voix qui sèment le désespoir et prédisent l'échec du pays sur le plan économique ». Une telle réplique ne va pas manquer de soulever des interrogations à propos des rumeurs persistantes faisant état d’une probable levée des subventions accordées aux produits de large consommation. La disparition brutale des étals de l’huile de table dont le prix était soutenu par l’Etat est vue par les citoyens comme le prélude à une fin annoncée des subventions, d’autant plus estiment-ils, que la pénurie n’a pas touché le même produit cédé aux prix réel. Simple rumeur dont l’objectif est de faire monter la pression ou une étape incontournable dans la trajectoire d’un pays, qui, en moins de 5 ans, a déjà consommé plus de 70 milliards de dollars de ses réserves, estimées à 114 milliards en 2016 ? Avant que la tendance baissière ne soit enclenchée, l’Algérie disposait en 2014 d’un matelas en devises à hauteur de 195 milliards de dollars.

Mohamed Mebarki

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Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a mis l'accent avant-hier soir à Alger, sur l'impératif de rationaliser les dépenses et d'encourager la production et l'investissement nationaux afin de relancer l'économie nationale et d'assurer au pays une situation financière confortable. L'Algérie "n'est pas dans une situation d'aisance financière, mais elle est toutefois en mesure d'honorer ses engagements financiers grâce à la maitrise de ses dépenses, notamment celles des importations", a souligné le Président Tebboune lors d'une entrevue avec des responsables de médias nationaux. "Je n'irai pas jusqu'à dire que nous sommes dans une situation d'aisance financière mais nous sommes en mesure d'honorer nos engagements financiers. Il est vrai que nos réserves de change oscillent entre 42 et 43 Mds USD, mais nous avons réduit les importations et réalisé des recettes pétrolières de 24 Mds USD, en dépit de la pandémie", a soutenu M. Tebboune. Evoquant les craintes d’un recours du pays au Fonds Monétaire International (FMI) en raison du recul de ses réserves de change, il a estimé que ces craintes "s’appuient à l'ère de la rente lorsque la facture des importations s’élevait à 60 Mds USD, dont 15 milliards de surfacturation et 25 % d’importations pas du tout indispensables". "En matière d'importation, les besoins du pays en produits alimentaires essentiels ne dépassent pas les 8 Mds USD annuellement", a-t-il fait savoir. "Cependant, a-t-il poursuivi, certains n’ont pas compris que nous ne devons importer que ce dont nous avons besoin", affirmant que c’est précisément la non rationalisation des importations qui l’a amené à demander au Premier ministre de mettre fin aux fonctions de l’ancien directeur général de Air Algérie. Rappelant que ce dernier avait lancé un appel d’offres pour des marchandises non essentielles en dépit des instructions de rationalisation des dépenses, il a affirmé que "de tels comportements doivent cesser". A une question sur le taux d’inflation et son impact sur le pouvoir d’achat du citoyen, M. Tebboune a considéré que le taux d’inflation enregistré en Algérie "n’est pas au point de conduire à la privation". Par ailleurs, le Président de la République a mis l'accent sur l'importance d'encourager la production nationale, saluant les réalisations du secteur de l'agriculture en dépit des répercussions induites par la pandémie de Covid-19. "Avec plus de 25 Mds USD, c'est la première fois depuis l'indépendance que les recettes du secteur agricole dépassent ceux des hydrocarbures", a fait observer M. Tebboune, ajoutant que "nous n’avons importé ni légumes, ni fruits". Concernant le blé, il a affirmé que l'Algérie était en mesure d'augmenter sa production en ce produit vital pour peu qu'elle développe les techniques d'irrigation et l'exploitation optimale des barrages. Il a rappelé que le rendement moyen de la production de blé était de 18 quintaux par hectare dans le Nord du pays contre 60 quintaux par hectare dans le Sud, grâce aux techniques modernes d'irrigation.

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En réponse à une question sur le projet du nouveau Code de l'investissement, le Président de la République a indiqué que la première mouture "n'a encore été présentée ni au Gouvernement ni au Conseil des ministres", soulignant que la nouvelle politique de l'investissement "repose sur la suppression de tout ce qui a trait à l’idéologie pour ne maintenir que les aspects purement économiques". Ce projet vise à faciliter l’investissement, a-t-il ajouté, mettant en avant la suppression de la règle 49/51 relative à l’investissement étranger pour les secteurs non stratégiques, tout en accordant la priorité à l’investissement national. "Ce qui m’intéresse, c’est l’investissement des algériens", a déclaré M. Tebboune, rappelant les rencontres qu’il avait tenues avec les représentants du Patronat. S’agissant du secteur bancaire, le Président de la République a fait état de la poursuite de l’audit des banques publiques, fustigeant l’absence de l’esprit commercial chez ces banques. "Nos banques sont de simples guichets publics sans aucun esprit commercial", a-t-il déploré, ajoutant que "la banque qui ne prend pas de risques n’est pas une banque". Pour lui, le changement des méthodes de gestion des banques ne peut être opéré du jour au lendemain. Concernant le développement des zones d’ombre, M. Tebboune a réitéré que celui-ci "demeure une priorité s’inscrivant dans le cadre d’un programme économique, constitutionnel et idéologique", d’autant que les régions rurales "ont toujours été les plus affectées durant les différentes étapes historiques qu’a traversées l’Algérie". "Pour moi, le logement rural est plus important que le logement AADL (…) car il s’agit là de justice sociale pour des zones où vivent 8,5 millions d’algériens", a-t-il ajouté à ce propos. Pour ce qui est du Commerce extérieur, le Président de la république a soutenu que "la priorité est aux échanges avec les pays africains en plus des autres pays".

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mardi, 02 mars 2021 00:00

Production imminente de Sputnik V

La production du vaccin russe Suptik V en Algérie est prévue pour très bientôt, dans une unité de Saidal basée à Constantine. C’est ce que soutient le directeur de la régulation au niveau du ministère de l’industrie pharmaceutique. Bachir Allouache, qui s’exprimait hier sur les ondes de la radio nationale, a en effet parlé d’«ultimes détails avec le partenaire russe pour la fabrication prochaine du vaccin anti-covid-19, Sputnik V». Une déclaration qui vient au lendemain de l’instruction donnée par le chef de l’Etat lors d’une réunion du conseil des ministre, à l’effet de concrétiser au plus vite le projet d’une usine de production du vaccin russe anti-covid-19, Sputnik V. Suite à cela, le président de la République a ordonné d’accélérer les pourparlers avec le partenaire russe en vue de concrétiser, dans les plus brefs délais, ledit projet dont la réalisation nécessite un temps minimal de six mois, selon le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. Intervenant il y a une quinzaine de jours à l’occasion d’une journée parlementaire au conseil de la nation autour de la stratégie de la vaccination dans le cadre de la lutte contre la pandémie de covid-19, Dr. Abderrahmane Benbouzid a en effet soutenu qu’un tel projet requiert la «collaboration» du partenaire russe, ajoutant que le pays était dans le besoin d’autres usines pour la production d’autres vaccins pour une «souveraineté» en la matière. Il a expliqué, en outre, que la production d’un vaccin nécessite du temps et des études. A ce propos, le directeur général de l’institut Pasteur d’Algérie a affirmé que pareille perspective de production locale du vaccin anti-Covid-19 relève d’une «stratégie et d’une vision à long terme», qui exige au préalable des concertations techniques et plusieurs étapes dont le feu vert du partenaire russe. Le projet de fabrication du Sputnik V sera concrétisé dans une unité à Constantine relevant du patrimoine de Saidal, et les pourparlers avec le fonds russe des investissements sont à un «stade très avancé». Le directeur de la régulation au niveau du ministère de l’industrie pharmaceutique a, par ailleurs, parlé d’autre projets de fabrication locale concernant d’autres médicaments ? à l’effet, selon, lui, de réduire la facture d’importation, citant les médicaments anti-cancers et ceux traitant le diabète.

A.K.

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Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abderrahmane Benbouzid a annoncé, hier à Blida, un recours programmé à des compétences médicales étrangères, dans l’objectif de réduction de la facture de transfert des malades vers l’étranger. ‘‘Nous allons œuvrer en vue de la réduction de la facture de transfert des malades vers l’étranger pour bénéficier d’intervention chirurgicales non disponibles dans les hôpitaux nationaux, par un recours à des compétences étrangères, qui réaliseront ces interventions en Algérie, avec l’assistance de cadres médicaux locaux’’, a déclaré le ministre, lors de son inspection des conditions de prise en charge des malades au niveau du service de cardiologie du CHU «Franz Fanon», à l’entame de sa visite de travail dans la wilaya. Il a, à ce titre, lancé un appel aux responsables en charge des différents services hospitaliers, «en vue de coordonner avec les compétences étrangères», en accordant néanmoins la «priorité aux Algériens émigrés à l’étranger», dans le but, a-t-il dit, de «faire venir des équipes médicales, qui assureront l’encadrement des interventions programmées à la réalisation dans des pays étrangers, et partant permettre une réduction des frais (en devises) de transfert des malades vers l’étranger», a-t-il souligné. Outre la réalisation des interventions chirurgicales, M. Benbouzid a appelé à la mise à profit du savoir-faire et de l’expertise de ces compétences étrangères dans la «formation des médecins de différentes wilayas du pays», tout en assurant que l’adoption de cette méthode de travail ne «diminue en rien de la valeur des compétences nationales qui manquent juste d’expérience dans certaines spécialités médicales, comme cela est de rigueur dans nombre de pays de par le monde, qui partagent leur expertise médicale avec d’autres pays», a-t-il expliqué. Il a cité, à titre indicatif, l’envoi, par l’Algérie, d’équipes médicales vers la Mauritanie pour la réalisation d’intervention chirurgicales. «Une initiative qui sera élargie à d’autres pays frères et africains à l’avenir», a indiqué M.Benbouzid.

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Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abderrahmane Benbouzid a annoncé, hier  à partir de Blida, la réception attendue durant mars courant, de centaines de milliers de doses de vaccin contre la Covid-19.»L’Algérie s’apprête à la réception de nouveaux arrivages de vaccin anti Covid-19, estimés à des centaines de milliers de doses, durant mars courant», a indiqué M. Benbouzid dans une déclaration à l’APS, en marge d’une visite d’inspection dans nombre de services hospitaliers du CHU Franz Fanon de Blida. Soulignant que ces nouveaux arrivages de vaccin contre le nouveau coronavirus, s’ajouteront aux 300.000 doses déjà réceptionnées à ce jour. «Soit 50.000 doses du vaccin russe Spoutnik V, 50.000 doses du vaccin anglo-suédois Astra Zeneka, et enfin 200.000 doses du vaccin chinois Sinopharm, réceptionnées le 24 février écoulé», a-t-il précisé. M. Benbouzid a affirmé, par ailleurs, la généralisation de la campagne de vaccination, qui avait concerné dans sa première étape les 20 wilayas du pays, ayant enregistré le plus grand nombre de cas de contamination, à l’instar de Blida, Alger, Constantine et Tizi-Ouzou, «à 28 autres wilayas, portant ainsi le nombre de wilayas concernées par cette 2eme étape de la campagne de vaccination à 48«, a-t-il informé. «La campagne de vaccination se déroule dans de bonne conditions organisationnelles», a ajouté le ministre, signalant que la distribution du nouvel arrivage du vaccin chinois réceptionné fin février «interviendra bientôt». Il a, à ce titre, lancé un appel aux citoyens désireux de se faire vacciner, en vue de «s’inscrire via la plateforme numérique mise à disposition par le ministère de tutelle». Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a, par ailleurs, mis en garde contre les conséquences de la «négligence du respect des mesures préventives, dont la distanciation physique et le port du masque protecteur que beaucoup de citoyens ont abandonnés», a-t-il déploré, assurant que le «virus est toujours actif, en dépit de la stabilisation de la situation sanitaire». S’exprimant à propos des deux cas du variant britannique de la Covid-19 découverts en Algérie, M. Benbouzid a déclaré que la «dangerosité de ce variant comparativement à l’original, n’a pas encore été confirmée, mais il est sûr que sa propagation est nettement plus rapide»,observant,en outre, que «le virus covid-19 est mutant par sa nature» Le ministre a affirmé que l’»unique moyen d’éradiquer ce virus, dans tout ses variants, et de sortir de cette crise sanitaire et de se faire vacciner», signalant la «mise au point d’un calendrier pour la campagne de vaccination qui se poursuivra tout au long de cette année».

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mardi, 02 mars 2021 00:00

Le Commerce lance un portail

Le portail électronique dédié à la création d’entreprises a été lancé avant-hier pour permettre aux opérateurs de s’inscrire au Registre de commerce à distance. Le lancement de cette plateforme s’est déroulé au Centre national du registre de commerce sous la présidence du ministre du commerce, Kamel Rezig, en présence de la directrice générale des impôts, du directeur général de la Caisse nationale de la sécurité sociale des non-salariés (CASNOS), du directeur général de l’Office National des Statistiques (ONS) et d’un représentant de la directrice générale de la Caisse Nationale des Assurances Sociales des travailleurs salariés (CNAS), ainsi que des représentants de la chambre nationale des notaires. Ce portail concernera dans un premier temps les personnes physiques avant d’être élargi, dans les prochains jours, aux personnes morales, a déclaré le ministre à cette occasion. Grâce à cette plateforme numérique, les opérateurs économiques et les chefs d’entreprises pourront effectuer les opérations d’inscription et de dépôt en ligne et obtenir les identifications fiscales et statistiques ainsi que le numéro d’assurance sociale. Dans le cadre des efforts du Gouvernement visant la promotion du paiement électronique (e-paiement), le ministre a rappelé la décision portant réduction de 20% des frais d’inscription au registre de commerce en cas de dépôt des comptes sociaux à distance, soulignant que le délais d’obtention d’un registre de commerce est d’une journée au maximum pour les centres enregistrant «une forte pression» et de deux heures seulement pour les centres de wilayas qui sont moins surchargés. Le portail électronique pour la création d’entreprises à distance permettra «une économie de temps et de frais» et la simplification des procédures administratives, puisqu’il ne sera demandé qu’une photocopie de la carte d’identité pour toute personne souhaitant créer une entreprise commerciale mobile, ou un acte de propriété ou un bail de location pour la création d’une entreprise commerciale fixe. L’opération de lancement du portail électronique pour la création d’entreprises à distance s’inscrit dans le cadre des démarches adoptées par le Gouvernement pour la numérisation et la dématérialisation des procédures d’inscription au registre de commerce, précise le ministre, qualifiant cette démarche d’»importante» et qui a été concrétisée grâce à la solidarité de plusieurs secteurs ministériels. M. Rezig a fait état, dans ce sens, de l’élaboration, avant la fin de l’année en cours, d’un projet de décret exécutif pour fournir «un numéro d’identification national unique» à faire prévaloir par l’opérateur au niveau de tous les services.

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La numérisation doit constituer la base du développement économique du pays, notamment dans le secteur logistique où elle doit contribuer à réduire les coûts et améliorer la compétitivité des produits nationaux, a indiqué hier à Alger le Premier ministre, Abdelaziz Djerad. Lors d’une visite d’une exposition de startups en marge de l’inauguration de l’accélérateur de startups «Algeria Venture», le Premier ministre a souligné la nécessité de développer la numérisation notamment dans le secteur économique, relevant le retard marqué dans la numérisation du secteur logistique. «La numérisation est indispensable pour moderniser notre économie (...) il faut travailler sur cet aspect pour permettre à nos produits d’être concurrentiels», a-t-il estimé, rappelant que l’Etat a entrepris plusieurs actions de numérisation des administrations, notamment celles douanières et fiscales. De plus, M. Djerad a indiqué que la numérisation doit permettre de changer les pratiques, notamment en ce qui concerne la relation entre le citoyen et le responsable, plaidant pour «une révolution» du numérique et de la modernisation de l’administration au niveau des communes et des villes à travers l’ensemble du territoire national. Par ailleurs, le Premier ministre a noté l’intérêt de rapprocher les universités et les laboratoires de recherche avec la sphère des porteurs de projets pour développer leurs solutions innovantes. De plus, il a jugé «déraisonnable» que la majeur partie des services et de technologies pouvant être réalisés par les capacités locales soient importés en devises. A noter que lors de sa visite, le Premier ministre a pu s’enquérir des enjeux et problématiques de plusieurs porteurs de projets et de startups activant notamment dans la récolte d’informations en temps réel, les services administratifs à distance, la logistique à bas coût ainsi que la purification de l’air et le dessalement d’eau de mer.

L‘accélérateur peut accueillir jusqu’à 30 startup

Par ailleurs, lors de la présentation de l’accélérateur baptisé «Etablissement de promotion et de gestion des structures d’appui aux start-ups», Algeria Venture, le directeur général de cette nouvelle structure, Sid Ali Zerrouki, a fait savoir que l’accélérateur peut accueillir jusqu’à 30 startups disposant d’un espace aux normes internationales. Il a rappelé que cette nouvelle structure intervient en complément de la labellisation de startups et de la création d’un fonds d’investissement dédié à ces entreprises innovantes. L’établissement inauguré hier propose aux startups, labélisées par le ministère de tutelle, un accès à un accompagnement via des experts, du coaching et des workshops ponctuels à thème. Accueillis pendant une période allant de six mois à un an, les startups bénéficient au sein de «Algeria Venture» de plusieurs espaces spécifiques, d’open-space, d’une salle de conférence et de six «meet-room». Selon M. Zerrouki, le programme des pouvoirs publics prévoit le déploiement du même type de structure au niveau des wilayas d’Oran, Tlemcen, Constantine, Sétif, Ghardaia et Ouargla.

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