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vendredi, 05 mars 2021 00:00

Le projet de Zeghmati suscite la colère

Comme il fallait s’y attendre, l’avant-projet de loi portant sur la déchéance de la nationalité algérienne, d’origine ou acquise, applicable aux ressortissants algériens résidants à l’étranger, qui commettent des « actes portant atteinte aux intérêts de l’Algérie », a été au centre des slogans portés par le Hirak lors du 107ème vendredi. Le texte présenté par le ministre de la Justice au conseil du gouvernement tenu mercredi dernier proposant le retrait de la citoyenneté aux Algériens de la diaspora, accusés d’adhérer à une entreprise terroriste ou faisant l’apologie de celui-ci, ou de collaboration avec un « Etat ennemi » a fait réagir les milliers de manifestants, qui ont investi la rue, hier, dans de nombreuses villes. A Alger, à Annaba, à Constantine, à Jijel, à Skikda comme dans les autres localités où il y a eu une forte mobilisation, de nombreux citoyens se sont demandés si une telle sanction est réellement dénuée d’arrière-pensées politiques, dans la mesure où les dispositions qui y sont contenues, sont trop confuses et pourraient donner lieu à plusieurs interprétations. « Tout algérien qui commet, en dehors du territoire national, des actes portant volontairement de graves préjudices aux intérêts de l’Etat ou qui portent atteinte à l’unité nationale » pourrait être déchu de sa nationalité algérienne. « Tout Algérien qui adhère à une organisation terroriste, participe à son financement ou en fait l’apologie pourrait en être déchu ». La même sanction s’applique également à toute personne accusée de collaboration avec un « Etat ennemi ». Tout en dénonçant tous les actes inscrits dans les chapitres « haute trahison », « actes de terrorisme » ou « comportement incompatible avec la qualité d’Algérien et préjudiciable au pays », les manifestants ont demandé à ce que cette loi soit soumise aux experts en droit international, afin qu’elle ne soit pas un prétexte à l’arbitraire. Il y a lieu de rappeler que le communiqué du gouvernement ne donne aucune précision sur le ou les pays considérés comme étant « ennemis », mais certifie tout de même que « les dispositions prévues demeurent conformes aux conventions internationales en la matière et garantissent le droit au recours ». Ce n’est pas l’avis de Rachid Nekkaz, qui estime que « le droit international interdit formellement à un gouvernement de retirer le nationalité pour un citoyen qui ne dispose que d’une seule ». « L’Algérie n’a jamais retiré la nationalité algérienne aux 250 000 harkis en 1962, qui ont aidé la France à coloniser l’Algérie », a-t-il rappelé. De son côté, Mokrane Ait Larbi, avocat et militant des droits de l’Homme, a noté sur sa page Facebook que « le retrait de la nationalité d’origine, héritée de père en fils est totalement inapplicable ajoutant que les pères et les grands-pères des Algériens sont morts pour la nationalité algérienne ». « Quelle que soit la gravité des crimes commis par le détenteur de la nationalité d’origine, celle-ci ne peut être retirée, car l’Algérien authentique préférera être exécuté en raison des crimes qu’il a commis, mais il refusera qu’il soit déchu de sa nationalité pour laquelle ses pères et ses grand-père se sont sacrifiés », a-t-il estimé.

Mohamed Mebarki

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vendredi, 05 mars 2021 00:00

Vitesse de croisière

Deuxième vendredi après la reprise des marches du Hirak et forte mobilisation. Ce 5 mars 2021 a signé, de l’avis des observateurs, un vrai retour des manifestations à Alger et dans de nombreuses villes du pays : Annaba, Tizi Ouzou, Laghouat, Bejaia, Oran, Constantine, Bouira, Jijel, Ouargla etc…. En effet, les manifestants étaient plus nombreux à battre le pavé et afficher leur détermination à poursuivre la lutte pour la satisfaction des revendications des Algériens exprimées depuis le 22 février 2019. En dépit d’une forte présence policière remarquable dès les premières heures de la matinée, la fermeture des accès à l’intérieur des villes, les manifestants se sont montrés déterminés à signer l’une des plus grandes marches du Hirak depuis la reprise de la mobilisation, à l’occasion du 2ème anniversaire du mouvement. Et comme attendu, les manifestants ont répondu d’abord à l’avant-projet de loi élaboré par le ministère de la Justice portant sur la déchéance de la nationalité pour certaines personnes vivant à l’étranger. « Vous ne nous faites pas peur par la déchéance de la nationalité », lancent les manifestants qui ont envahi les rues d’Alger peu avant 14h00. Les marcheurs ont repris les itinéraires habituels des grandes mobilisations du début du Hirak, avec plusieurs marches convergeant toutes vers Alger-Centre et la place Audin qui a été le théâtre, pendant plusieurs heures, d’une grandiose marche à laquelle ont participé jeunes et moins jeunes, hommes et femmes ainsi que des gens âgés. La foule, munie de banderoles, pancartes et emblèmes, a défilé en montrant sa colère contre les tenants du pouvoir. Les protestataires dénoncent aussi l’attitude des agents de renseignements qui ont maltraité les manifestants du Hirak. Pour cette nouvelle journée de mobilisation, les manifestants ont respecté globalement le port du masque de protection, contrairement à la marche de lundi dernier où on a constaté un certain relâchement. Comme à Alger, plusieurs villes du pays ont été le théâtre de manifestations ayant drainé des foules très compactes, à l’image de Béjaïa, Tizi Ouzou, Bouira, Sétif, et Batna. Ces derniers jours, nous avons assisté à une campagne organisée pour tenter de semer la division au sein du mouvement populaire. Peut-on dire qu’il reprend sa vitesse de croisière ? En tout cas, avec la mobilisation d’aujourd’hui, le pouvoir est appelé à abandonner son discours tendant à minimiser la détermination des Algériens. Que proposera-t-il comme solution ?

Samir Rabah

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vendredi, 05 mars 2021 00:00

Les autorités sanitaires sur le qui-vive

Désormais, ils sont six (6) nouveaux cas du variant britannique du coronavirus à avoir été détectés jusqu’à présent en Algérie. L’annonce a été faite jeudi par l'Institut Pasteur d'Algérie dans un communiqué publié sur sa page Facebook. « Dans la continuité des activités de séquençage des virus SARS-CoV-2 mises en place par l'Institut Pasteur d'Algérie dans le contexte de surveillance des variants circulant actuellement dans le monde, et suite à la confirmation le 25 février dernier de deux cas porteurs du variant britannique à Alger, six autres cas porteurs de ce même variant ont été détectés ce jour, jeudi 4 mars 2021, au niveau des laboratoires de l'IPA », a indiqué » le communiqué. «Il s'agit de quatre sujets contacts, détectés dans le cadre des enquêtes épidémiologiques autour de l'un des deux premiers cas et de deux nouveaux cas, actuellement en isolement au niveau de l'EHS d'El-Kettar et de l'EPH de Rouiba », a précisé la même source. Concernant la situation épidémique actualisée, le bilan rendu public hier par le porte-parole du comité scientifique a fait état de 187 nouveaux cas confirmés de coronavirus, 152 guérisons et 5 décès enregistrés durant les dernières 24 heures en Algérie. Ces nouveaux chiffres portent à 113 948 le nombre global des cas confirmés, à 78 824 cas le nombre global des guérisons et celui des décès à 3.007, depuis l’apparition de l’épidémie en Algérie. Lors du point de presse consacré à la situation épidémique, le docteur Djamel Fourar a indiqué 22 wilayas n'ont enregistré aucun cas durant les dernières 24 heures. Pour ce qui est des wilayas de l’Est, le bilan officiel de l’avant-veille (jeudi) a fait état de 6 contaminations à M’sila et à Oum El Bouaghi, 4 à Souk Ahras et à Jijel, 3 à Batna, 2 à Skikda, à Sétif, à Khenchela et à Bordj Bou Arreridj, 1 à Constantine et à Mila ; alors que les wilayas de Béjaïa, Biskra, Annaba, Tébessa, Guelma et El Tarf ont affiché zéro cas durant la période allant de mercredi à jeudi. Il est à préciser que si les chiffres ne sont pas préoccupants, c’est plutôt le relâchement presque généralisé des citoyens vis-à-vis des gestes barrières qui devrait susciter des inquiétudes. Les autorités sanitaires sont donc appelées à réagir promptement par tous les moyens de communication, dont elles disposent pour un rappel à l’ordre. Mais elles doivent tout d’abord changer de méthode et d’approche pour que leurs voix soient entendues. Il faut absolument qu’elles fassent appel aux médecins de proximité, santé publique et privés, qui sont certainement mieux placés pour mener cette mission.

M.M

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vendredi, 05 mars 2021 00:00

L'Algérie prend acte avec satisfaction

L'Algérie a pris acte avec satisfaction la décision du Président français, Emmanuel Macron, le mardi 2 mars 2021, de rendre hommage au chahid Ali Boumendjel, en reconnaissant le parcours de lutte du défunt, arrêté en Algérie en 1957, placé en détention et torturé jusqu'à sa mort en martyr. En décidant d'honorer la famille du chahid et recevoir ses petits-enfants à l'Elysée, le Président français a pris une initiative louable qui intervient dans le cadre des bonnes intentions et d'une véritable volonté d'intensifier le dialogue entre l'Algérie et la France concernant la période coloniale. Chose maintes fois affirmée par le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune qui a souligné le caractère sensible du dossier de la Mémoire dont le traitement exige un dialogue sans préjugés permettant d'explorer les meilleures voies pour relancer la coopération algéro-française dans le cadre des intérêts communs. Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune avait affirmé que le traitement des questions mémorielles ne signifiait nullement faire disparaitre l'histoire douloureuse dont les stigmates sont toujours visibles en Algérie. La position du Président français a eu un écho favorable auprès des Algériens et sera suivie, selon le communiqué de la Présidence française, par d'autres démarches abondant dans le contexte de ce que le Président Macron a appelé " apaisement de la mémoire". La position de M. Macron devra également ouvrir les horizons d'un dialogue qui sera sans doute constructif et réalisera ce qui est scompté pour l'avenir. Pour ce qui est du passé, sa place est certes importante en Algérie mais n'empêchera pas la construction d'un avenir en toute souveraineté et en collaboration avec ceux qui le désirent réellement. A travers telle initiative, l'Algérie et la France peuvent aller de l'avant dans des relations stables et sereines, dans une véritable réconciliation et dans une coopération multiforme.

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La reconnaissance du président français, Emmanuel Macron, de la responsabilité de l'armée coloniale française dans la "torture puis l'assassinat" de l'avocat et dirigeant politique du nationalisme algérien, Ali Boumendjel, le 23 mars 1957, est une "avancée" et un "bon geste", mais qui reste "très insuffisant". La reconnaissance après 64 ans de l'exécution d'Ali Boumendjel par l'armée coloniale française est "en soi une avancée, mais qui reste en deçà des attentes et des espoirs des algériens", a estimé l'historien Mohammed Ould Si Kaddour El-Korso, dans une déclaration à l'APS. "Sauf ce à quoi nous assistons, ce sont des avancées à petits pas et à l'arrachée", a-t-il dit. L'historien considère que la déclaration faite à Alger par le candidat Macron avait marqué "positivement" les esprits. "Nous espérions que le président Macron allait prendre à bras le corps cette question de reconnaissance (...)", souligne-t-il. Pour Mohammed El-Korso, la France voulait, à travers la reconnaissance de l'assassinat de Ali Boumendjel, "solder un problème interne à la République", car, ajoute l'historien, "les Algériens n'ont jamais douté qu'il s'agissait là d'un assassinat commis, de mains de maitre, par un professionnel de la question, appelé à l'époque le commandant O, en l'occurrence le général Aussaresses". "Les assassinats, comme la torture, étaient codifiés, tout comme la corvée de bois et les exécutions", a-t-il affirmé. «Au-delà de cette reconnaissance, qui prolonge celle de l'assassinat de Maurice Audin, le peuple algérien attend plus : des excuses claires, franches, sincères et des réparations", a dit l'universitaire, ajoutant que la République française ne pourra pas "se dérober indéfiniment" à son devoir de mémoire, un "lourd passif" à régler, pour lui éviter "d'être soumise régulièrement à des stress et convulsions historiques". Par ailleurs, l'affranchissement de la France de son "passé sanglant" en Algérie, permettra, selon l'historien, de créer un climat de confiance qui profiteraient également à tous les pays du bassin méditerranéens, les pays du Maghreb, du Sahel et au-delà.Pour l'enseignant au département de l'histoire à l'université Akli Mohand Oulhadj de Bouira, Mustapha Sadaoui, cette reconnaissance de la France d'avoir "torturé puis assassiné" Ali Boumendjel, est un "bon geste", "louable", mais qui est "très insuffisant". "On les encourage à faire d'autre gestes semblables", poursuit-il. L’universitaire estime, néanmoins, que "réellement cela ne règle pas le problème". "Le problème est très profond. Des villages ont été détruits, des populations placées à travers de milliers de camps de concentration, des exécutions sommaires...etc. Nos grands-mères et nos grands-parents nous ont raconté les atrocités qu'ils ont endurées pendant la guerre", conclut-il.

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La Cour d'Alger a décidé jeudi de reporter à la prochaine session criminelle le procès en appel dans l'affaire de l'autoroute est-ouest. Le report du procès dont le verdict en première instance a été rendu en 2015 par le tribunal criminel d'Alger, a été décidé à la demande du collectif de défense.Le tribunal criminel d'Alger avait prononcé en mai 2015 des peines de prison ferme allant de 10 ans à l'acquittement contre 22 personnes morales et physiques impliquées dans l`affaire de l'autoroute est-ouest. Une amende de cinq millions de dinars a été infligée à chacune des sept entreprises étrangères impliquées dans cette affaire: Citic Crcc Chine, Cojaal Japon, Pizarroti suisse, Caraventa Suisse, Isolux Corsan Espagne, SMI Canada et COBA Portugal.   Une peine de 10 ans de réclusion criminelle assortie d`une amende de trois millions de DA ont été requises contre le principal accusé, Chani Medjdoub (conseiller de Citic Crcc Chine).   Une peine d'emprisonnement ferme de 10 ans assortie d'une amende de trois millions de DA ont été également requises contre Khelladi Mohamed (directeur des nouveaux programmes de l'Autoroute).Par ailleurs, Hamdane Rachid Salim (ex-directeur de la planification au ministère des Travaux publics) a été condamné à une peine de sept ans de réclusion et un million de DA d'amende.La même peine (7 ans) de prison et trois millions de DA d'amende ont été requises contre Adou Tadj Eddine, homme d'affaires.   L'ex-SG du ministère des Travaux publics Bouchama Mohamed a été acquitté, ainsi que Allab El Khier, investisseur, et Ferrachi Belkacem, ex-cadre au ministère des Transport. Le président du tribunal criminel d'Alger a par ailleurs ordonné la confiscation de tous les biens mobiliers, immobiliers et comptes bancaires de Chani Medjdoub, ainsi que Khelladi Mohamed. Le Tribunal criminel d'Alger avait rejeté les demandes de dédommagement matériel et moral des parties civiles, dont le Trésor public, qui se sont estimées lésées dans cette affaire. Le montant qui avait été demandé par le Trésor public s'élève à 12 millions de DA à l'encontre de Khelladi Mohamed et Chani Medjdoub, les deux principaux accusés dans cette affaire. Quant à l'Agence nationale des autoroutes (ANA), elle a demandé que les accusés lui versent solidairement cinq millions de DA pour la dédommager du préjudice moral qu'elle a subi suite à cette affaire.   Le tribunal a refusé également la constitution comme partie civile et l'administration douanière, considérant que cette dernière n'a pas subi de préjudices en relation avec cette affaire.

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vendredi, 05 mars 2021 00:00

Chouaïb Oultache nie tout

Le tribunal criminel près la Cour d'Alger a terminé, jeudi après-midi, d'auditionner toutes les parties civiles dans l'affaire d'assassinat de l'ancien directeur général de la Sûreté nationale (DGSN), Ali Tounsi, pour procéder ensuite à l'audition des témoins cités dans cette affaire .Lors de l'audition de l'ancien chef de la Sûreté d'Alger, Abdrabi Abdelmoumène, Il a dit avoir été victime d'une tentative d'assassinat par l'accusé Chouaïb Oultache, immédiatement après qu'il ait assassiné Ali Tounsi, ajoutant qu'il avait reçu "des coups sur la tête assénés par l'accusé, dès que ce dernier a quitté le bureau de la victime".Il a également évoqué la relation d'Oultache avec les cadres de la DGSN, qui était "crispée" -selon ses déclarations-, ajoutant que le différend entre les deux parties était "professionnel et n'avait rien de personnel" .De son côté, Daimi Youcef, ancien directeur de l'administration générale à la DGSN, a déclaré que les cadres présents à une réunion, tenue à l'époque, près du bureau du défunt Ali Tounsi n'avaient entendu aucun coup de feu au moment des faits .Il a ajouté que l'accusé Oultache avait braqué son arme à feu sur lui dès qu'il est sorti du bureau de la victime, en menaçant toutes les personnes présentes qu'il leur réservait le même sort que celui de Ali Tounsi. Le tribunal a également entendu la veuve d'Ali Tounsi, qui a réclamé l'application de la justice, affirmant que son mari est "le martyr du devoir et le martyr de la patrie". La présidente du Tribunal correctionnel près la Cour d'Alger a refusé, la demande de la défense de Chouaïb Oultache, accusé de l'assassinat de l'ancien Directeur général de la Sûreté nationale Ali Tounsi, d'un "réexamen des preuves et de la pièce à conviction", affirmant que "l'expertise réalisée n'a pas à être remise en cause". La défense a demandé le réexamen de l'expertise judiciaire et des procès-verbaux de constat dans cette affaire, notamment l'arme du crime. Dans sa plaidoirie, l'un des avocats a demandé le réexamen des preuves par la police spécialisée, arguant que les étuis de balles présentés en tant que preuves lors de l'audience "ne sont pas à Oultache", ce à quoi la présidente a rétorqué "je ne remets pas en cause l'expertise faite et il est inconcevable de tester l'arme du crime dans la salle". Par ailleurs, le procureur général s'est contenté d'interroger l'accusé sur les faits et les déclarations faites lors de l'enquête et le procès de reconstitution du crime. Chouaïb Oultache avait nié en bloc les faits qui lui sont reprochés, affirmant qu'il lui était impossible de préméditer le meurtre de son ami et frère, en l'occurrence Ali Tounsi . "Il n'y avait entre nous aucun différend qui m'aurait amener à commettre un crime pour un marché", a-t-il déclaré. Et d'ajouter : "je n'avais aucune intention de tuer Ali Tounsi et tout s'est passé très vite. Je n'avais sorti mon arme qu'après avoir eu la certitude qu'il (Ali Tounsi) allait m'attaquer avec un coupe-papier. Je l'avais d'abord averti en tirant en l'air, mais comme il ne s'est pas arrêté j'ai dû tirer quatre autres balles sur sa main et non pas sur sa tête comme ça été rapporté". L'ex-chef de l'unité aérienne de la DGSN est poursuivi pour "homicide volontaire avec préméditation, tentative de meurtre et possession d'arme à feu de 4e catégorie sans autorisation, dans l'affaire de Ali Tounsi, assassiné le 25 février 2010 dans son bureau, au siège de la DGSN. Le tribunal criminel près la Cour d'Alger avait prononcé, le 27 février 2017, la peine capitale contre Chouaïb Oultache.

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vendredi, 05 mars 2021 00:00

Le RCD se prononcera le 20 mars prochain

Le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) a introduit officiellement une demande auprès des services de la wilaya d’Alger pour l’obtention d’une autorisation de la tenue de sa session ouverte du Conseil national au Nadi El-Moudjahid pour le 20 mars à partir de 09h00, a fait savoir le parti dans une note d’information. Prenant en compte un probable rejet de la demande par l’administration wilayale, le parti progressiste de Mohcine Belabbas prend toutes ses dispositions en s’offrant à l’avance l’option d’organiser la rencontre organique dans son siège national, sis à El Biar sur les hauteurs d’Alger. Lors du dernier conseil national, l’administration avait refusé d’autoriser la tenue de la rencontre prévue par les statuts du parti, sans fournir la moindre explication juridique ou circonstancielle. Cet arbitraire administratif était commis à l’encontre du RCD alors que d’autres partis ont été autorisés à tenir leurs réunions, instituant ainsi l’abus de pouvoir comme approche de gestion des activités politiques dans le pays. Le parti progressiste, rappelons-le, était contraint d’aménager dans l’urgence son siège national pour tenir son conseil national. Le RCD qui invite la presse nationale et internationale à couvrir son activité, fait savoir que son instance aura à débattre de la situation politique générale, de la situation organique et de divers points, parmi lesquels les législatives anticipées dont les membres du conseil national du parti devront solennellement annoncer la bouderie. Le parti récuse, rappelons-le, la feuille de route du pouvoir qui s’inscrit, selon lui, à l’opposé des aspirations du mouvement populaire que le RCD accompagne depuis son entame le 22 février 2019. Des aspirations dont la consécration ne saurait intervenir en dehors d’une transition démocratique et d’un processus constituant, selon le parti progressiste.

A.K.

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Le président du Parti du Renouveau algérien (PRA), Kamel Bensalem, a appelé, jeudi à Alger, tous les Algériens à adhérer au projet d’édification de l’Algérie nouvelle, initié par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, estimant que «c’est là, la seule solution pour le changement et la consécration de l’Etat de droit». Dans une déclaration à la presse à l’issue de l’audience qui lui a accordé le Président Tebboune, M. Bensalem a indiqué que «le projet d’édification de l’Algérie nouvelle est la seule solution pour le changement et la consécration de l’Etat de droit», estimant que ce projet «concerne tous les Algériens, d’où l’impératif d’y adhérer» .»Nous devons construire l’Etat de droits et opérer un changement après 20 ans de corruption et ses conséquences. Aussi, devons-nous aller vers le projet de l’Algérie nouvelle, qui donne espoir», a poursuivi le président du PRA, déplorant «les critiques émanant de certains parties concernant ce projet alors qu’il n’est qu’à ses débuts encore». Evoquant son entretien avec le président de la République, M. Bensalem a fait savoir qu’il a été «une opportunité pour écouter directement le Président de la République sur plusieurs questions, nationales et internationales, qui intéressent le citoyen algérien, la classe politique et toutes les catégories de la société». Le Président Tebboune, «a exposé et expliqué sa vision de l’avenir et du traitement des problèmes actuels, notamment le projet d’édification de l’Algérie nouvelle», a-t-il ajouté.

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Le président par intérim du parti Talaie El Hourriyet, Abdelkader Saadi, a estimé, jeudi, que l’organisation d’élections locales et législatives le même jour «sera difficile sur le plan pratique» et «pourrait nuire à la crédibilité de l’opération électorale». Dans une déclaration à la presse, à l’issue de l’audience que lui a accordée le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, dans le cadre des consultations initiées avec les partis politique, M. Saadi a indiqué avoir informé M. Tebboune de la difficulté d’organiser ces deux échéances (élections locales et législatives) le même jour sur le plan pratique, «notamment en ce qui concerne le dépouillement des voix, qui prend beaucoup de temps, ce qui pourrait nuire à la crédibilité de l’opération électorale et compromettre la confiance du citoyen», a-t-il dit. Il a proposé, dans ce sens, l’organisation le même jour des élections des Assemblées populaires communales (APC) et des Assemblées populaires wilayales (APW).Le président par intérim du parti Talaie El Hourriyet a fait savoir, à ce propos, que le Président Tebboune a expliqué que la décision relative à l’organisation de ces deux échéances électorales «sera prise en fonction de l’avis de la majorité des formations politiques». Revenant sur son entretien avec le président de la République, M. Saadi a déclaré qu’il a été l’occasion d’évoquer le projet de la loi électorale, notamment en ce qui concerne le seuil des 4% exigé aux partis politiques lors de leur dernière participation à l’élection des membres des assemblées populaires élues, soulignant avoir insisté auprès du président sur «l’impératif de concrétiser le principe d’égalité entre les différents partis politiques». Qualifiant cet entretien de «fructueux», il a ajouté qu’il a été, également, l’opportunité de discuter de plusieurs axes.Le président par intérim du parti Talaie El Hourriyet a salué, par ailleurs, «les traditions instaurées par le Président Tebboune en matière de consultation permanente avec les représentants des médias et la classe politique», exprimant le souhait de voir ces consultations «maintenues à l’avenir pour englober les différents dossiers».

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