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mardi, 06 avril 2021 00:00

Mise garde aux séparatistes

Les tentatives de récupération politique font rage depuis le déclenchement du mouvement populaire du 22 février. Les autorités du pays n’ont eu de cesse de mettre en garde contre les agissements et autres manœuvres de « certaines parties » connues pour leurs accointances avec les pays qui ne portent pas l’Algérie dans leur cœur, ses positions de principes, n’arrangeant guerre leurs intérêts. Ces parties sont maintenant identifiées et nommées en tant que telles à l’endroit de l’opinion. Le Président Tebboune qui présidait, hier, le Haut conseil de sécurité a appelé le chat par son nom pour nous édifier sur le fait qu’il y a vraiment le feu en la demeure. Le MAK de Ferhat Mhenni et les islamistes qui nourrissent toujours l’espoir de concrétiser leur rêve pour fonder l’Etat théocratique qui constitue d’ailleurs leur raison d’être de ses derniers ont actionné leur plan subversifs attentatoires s’ il en est à l’unité du pays. Certains slogans ayant fait irruption dans les marches hebdomadaires puisés dans l’activisme des frères musulmans en Egypte donnent la mesure de la gravité des propos de Teboune qui va droit au but en dénonçant sur « les actes subversifs et les graves dérapages émanant de milieux séparatistes et de mouvances illégales proches du terrorisme, qui exploitent les marches hebdomadaires». Voilà que les choses sont dites clairement. Et elles ne sont certainement pas adressées aux hirakistes qui investissent tous les vendredis que Dieu fait, les rues du pays pour dire leurs revendications légitimes de rupture avec tous les modes de gouvernance qui ont eu cours depuis l’indépendance. La situation de crise sanitaire, économique et géopolitique a été mise à profit par ces spécialistes de la subversion qui ont cru pouvoir mettre exécution leur dessein déstabilisateur. Le communiqué rendu public en parle est sans ambages. Il est notamment écrit «Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, Chef suprême des forces armées, ministre de la Défense nationale a présidé, mardi 6 avril 2021, la réunion périodique du Haut Conseil de Sécurité, consacrée à l’évaluation de la situation générale du pays sur les plans politique et sécuritaire», lit-on dans le communiqué. «Après avoir écouté les interventions des membres du Haut Conseil de Sécurité sur les questions inscrites à l’ordre du jour, le président de la République a salué les efforts déployés par les institutions de l’Etat pour la préparation des élections législatives du 12 juin 2021, mettant l’accent sur l’impératif de prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la réussite de cette échéance», a ajouté la même source. « Selon la même source. A ce propos, «le président de la République a affirmé que l’Etat sera intransigeant face à ces dérapages, qui sortent du cadre de la démocratie et des droits de l’Homme, donnant instruction pour l’application immédiate et rigoureuse de la loi en vue de mettre terme à ces activités non innocentes et à ces dépassements sans précédent, notamment à l’égard des institutions et symboles de l’Etat, et qui tentent d’entraver le processus démocratique et développemental en Algérie», a conclu le communiqué. Les propos du Président ne prêtent pas à équivoque. La force doit rester à la loi. Face aux dérives qui peuvent acheminer la situation à la confusion voire à l’anarchie dont le mouvement populaire est innocent, ses idéaux étant claire.  

SL

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Lors de la tournée, qu’il a effectuée à Annaba, lundi, aux côtés du ministre de l’Industrie, Mohamed Bacha, le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des micro-entreprises, Nassim Diafat, a visité une exposition dédiée aux micro-entreprises activant dans cette wilaya. A cette occasion, la délégation ministérielle s’est enquise, au siège ex-INSID, du groupe Sider, dont les locaux seront attribués au profit des Start-up, du potentiel des jeunes dans le domaine de l’investissement dans certaines activités liées à la sous-traitance industrielle. Nassim Diafat, qui a longuement discuté avec les jeunes exposants, a profité de cette rencontre pour appeler les jeunes entrepreneurs à recourir à la numérisation pour moderniser et développer leurs activités.» L’objectif du gouvernement est l’édification une Algérie forte et debout, avec l’implication des jeunes qu’il faut les associer à tous les projets de développement susceptibles de mettre le pays sur la rampe du lancement, tant, a-t-il souligné, la richesse du pays réside dans les potentialités de la jeunesse ». À l’occasion, et après avoir écouté attentivement les préoccupations exprimées par les jeunes porteurs de micro-entreprises, Nassim Diafat a expliqué à ceux-ci comment faire parvenir leurs préoccupations aux diverses autorités concernées, tout en les invitant à utiliser les canaux de communication offerts par le développement technologique pour mettre un terme aux obstacles rencontrés sur le terrain. Le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des micro-entreprises a tenu à réitérer que la stratégie des hautes instances du pays, s’orientent vers la jeunesse algérienne, qu’il a qualifiée de « richesse effective». Cette rencontre avec des responsables de micro-entreprises, créées dans le cadre des divers dispositifs d’aide à l’emploi a été, par ailleurs, couronnée par la remise des arrêtés de financement de nouvelles micro-entreprises et d’attribution de locaux à usage professionnel à de jeunes promoteurs.

B. Salah-Eddine

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Avant-hier, le représentant du ministère public près la cour de justice d’Annaba, a requis, à l’issue d’une audience en appel, trois années de prison ferme à l’encontre de 10 douaniers, 2 agents de la DCP, un déclarant et un importateur, poursuivis pour plusieurs griefs et notamment pour trafic de containers. L’annonce du verdict dans cette affaire scandaleuse, qui a éclaboussé le port marchand d’Annaba, au début de l’année 2018, est attendue dans une quinzaine de jours, indique une source judiciaire. Appelé une nouvelle fois, à la barre, l’agent des douanes Bouchouicha Rédha, qui avait mis au grand jour un immense trafic de conteneurs, dans lequel pas moins de 39 caissons ont été saisis dans le cadre d’une large opération de lutte contre le trafic de conteneurs, a accablé, face à une armada de défenseurs, les officiers indélicats par son franc-parler et les preuves dont il dispose. A rappeler qu’en première instance, ces mis en cause avaient été condamnés, à différents peines d’emprisonnement ferme. A commencer par les principaux accusés dans l’affaire du trafic de centenaire qui a éclaboussé le port marchand d’Annaba, en 2018, respectivement Hamel Belkhir ex-directeur régional des douanes d’Annaba et le directeur par intérim de la division des douanes, M. Toufik. Une peine de deux ans de prison ferme, dont une avec sursis, a été prononcé, à leur encontre. La même sentence a été édictée également à l’encontre de 4 autres officiers des douanes, en l’occurrence un inspecteur principal des brigades et trois inspecteurs de visite.En outre, chacun des deux agents de la direction du commerce et des pris (DCP) d’Annaba, poursuivis également dans cette affaire, a écopé une année de prison ferme. Tandis-que l’importateur et le déclarant ont été condamné chacun d’eux à une année de prison ferme.

B. Salah-Eddine

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mardi, 06 avril 2021 00:00

Deux dangereux individus appréhendés

Les forces de police du commissariat extra muros de la cité populaire de Sidi Salem, située au Sud de la ville d’Annaba ont dans le cadre de leurs mission appréhendé un dangereux récidiviste qui faisait l’objet d’arrêts de justice émis par un tribunal de la wilaya d’Annaba pour avoir commis un acte de vandalisme et de destruction de biens publics. Agé de 27 ans, cet individu est suspecté d’être l’auteur d’un grand nombre de délits. Tout d’abord celui d’avoir constitué une association de malfaiteurs dans le but de commettre des vols à l’arraché et en réunion, la détention d’ armes blanches prohibées de la catégorie 6, la possession de résine de cannabis et de comprimés de substances psychotropes dans le but de les vendre, le vol sous la menace d’une arme blanche, une tentative de vol en usant de la violence. Il a été présenté par devant un juge d’instruction près le tribunal d’El Hadjar juridiquement compétent. Dans le même communiqué daté du 5 avril, le Bureau de la Communication et des Relations Publiques de la sûreté de wilaya signale l’arrestation par les éléments du commissariat de proximité du 12ème arrondissement d’Oued Forcha, d’un individu présumé être l’auteur d’une tentative d’homicide volontaire. Agé de 21 ans, il risque de passer une grande partie de sa vie en prison.

Ahmed Chabi

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La crise financière perdure à l’Usman qui joue son va-tout pour son accession en Ligue 1. Craignant le pire pour leur club si une solution n’était pas trouvée dans les jours qui viennent, avec l’imminence de la période du Mercato, les supporters des Tuniques rouges ont décidé d’observer, hier après-midi, un sit-in devant le siège de la wilaya afin d’interpeller les autorités locales et à leur tête le chef de l’exécutif sur la situation alarmante de leur équipe avant qu’il ne soit trop tard. Le commun des sportifs sait pertinemment que le club bônois est confronté avant même l’entame du championnat de football à une grave crise financière, incluant les salaires impayés de ses anciens joueurs, qui réclament leur dû. Ainsi les inconditionnels du club sont venus nombreux des différents quartiers de la ville des jujubes et de sa périphérie et se sont agglutinés devant le grand portail du siège de la wilaya pour réclamer aide et assistance à l’USMAnnaba. Selon nos informations, le wali a fini par recevoir quelques représentants des supporters à qui il a promis d’aider cette équipe à sortir de la situation dans laquelle elle se débat depuis le début du championnat. « La somme de 1 milliard de centimes sera débloqué incessamment par la wilaya. Quant à la mairie, elle débloquera de son côté 1,5 milliard de centimes », a fait savoir le chef de l’exécutif aux représentants des supporters, affirment nos sources. Abondant dans le même sens, M. Djamel Eddine Berimi a promis qu’il réunira de nouveau dans les tous prochains jours les industriels et les investisseurs pour obtenir d’eux une éventuelle aide financière à l’équipe de la Seybouse. Au cours de cette rencontre, il a été suggéré que les supporters annabis mettent la main à la poche pour aider l’USMAn, en achetant symboliquement des billets sans qu’ils rentrent au stade. Le prix du billet serait fixé à 100 DA et la recette sera reversée dans les caisses de l’équipe. Un groupe de jeunes a déclaré que le temps pressait et qu’il faudrait que l’argent soit débloqué le plus tôt possible. « Le wali est appelé à veiller à ce que cet argent soit viré dans les comptes du club pour atténuer plus ou moins ses difficultés financières », a encore dit ce groupe. Cependant, pour certains, l’argent débloqué aussi bien par la wilaya que par la mairie est une bouffée d’oxygène, pour d’autres, cet argent n’aura aucun impact positif pour améliorer la situation financière de l’USMAn puisqu’il va régler uniquement les salaires impayés des joueurs. D’une manière ou d’une autre, elle restera redevable de 4 autres milliards de centimes envers la FAF. Donc, le bout du tunnel est encore loin pour les Tuniques rouges. Enfin, les supporters se sont séparés dans le calme sous l’œil attentif des forces de l’ordre qui veillaient au grain.

Nejmedine Zéroug

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Très mauvaise nouvelle pour les quelques 3.200.000 retraités. Déjà mis à genoux suite à la chute brutale de leur pouvoir d’achat, que l’on ne peut même pas qualifier de pension alimentaire, du moins pour la majorité des pères et des mères de familles, dont la moyenne des revenus tourne autour du SMIG, la CNR les informe qu’elle « n’est plus en capacité d’avancer le versement des pensions du mois d’avril ». L’annonce vaut son pesant de détresse pour ces millions d’âmes errantes, qui sont obligées aujourd’hui de subir les effets du plus grand cambriolage que la terre ait connu. Son impact sera très lourd, pour que les hautes autorités du pays ne réagissent pas en toute urgence, afin de parer à toute éventualité. D’autant plus que rien ne permet, autant par rapport à la justice sociale que vis-à-vis de la crédibilité de l’Etat, que ce retraités, dont la vie est ballottée entre ordonnances médicales, dépenses alimentaires vitales, payent les dégâts causés à la CNR. « Nos n’avons pas reçu d’instruction de la part de la direction générale, également pour la direction d’Algérie Post, pour une réunion de travail pour avancer les dates des versements des pensions », a indiqué hier une source proche de la CNR à Ennahar. « Et quand bien même on nous ordonnerait des instructions dans ce sens, on ne pourrait pas le faire, car nous n’avons pas les moyens », a encore ajouté la même source, indiquant que « le versement des pensions », si versement il y’a, « se fera selon le calendrier précédemment arrêté d’un commun accord avec Algérie Post, c’est à dire du 15 au 26 de mois ». Victime d’une baisse des cotisations, provoquée par la situation de non emploi enregistré, en plus d’un dérèglement généralisé du système de retraite, dont le traitement mérite à lui seul une mini révolution dans la conception et les procédures, la CNR et tout ce qu’elle subit remet en question, ne serait-ce que de façon mineure pour un Etat comme l’Algérie, la pérennité d’un système qui souffre de déséquilibres. On a tendance à l’oublier, la stabilité institutionnelle d’un Etat dépend aussi de la bonne santé financière des mécanismes sociaux. Hélas, la majorité des ministres qui se sont succédé à la tête du secteur n’ont pu aborder le problème des retraites dans toute sa complexité et ses répercussions, se contentant de solutions conjoncturelles. Cela fait maintenant des décennies que la question de la retraite est conçue comme une assistance sociale, vu les défaillances d’une économie dominée à outrance par les activités informelles ; alors qu’il s’agit d’une prestation méritée pour des femmes et des hommes, qui ont contribué financièrement pendant toute une carrière pour qu’ils aient droit en fin de compte à une retraite digne.

Mohamed Mebarki

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Dans l’imaginaire populaire algérien, l’évocation de la banque en tant qu’institution, fait penser automatiquement à l’argent de l’informel qui, au fil des années, fait partie du paysage financier national. Ces fonds offshores nourrissent toutes sortes de fantasme quant à l’identité de leurs détenteurs, leur appartenance dans la hiérarchie sociale, mais aussi leur masse réelle ou supposée que certains estiment à 35 milliards de dollars, alors qu’un organisme international, poussant la fantaisie à l’extrême, a parlé carrément de 65 milliards de dollars. Rien que ça ! Le président Tebboune, lors de sa rencontre dimanche dernier avec des représentants de la presse a abordé le sujet et a profité pour refroidir un peu les amateurs des chiffres XXL par rapport à l’importance de cette manne souterraine. Selon le chef de l’Etat, qui reconnait la difficulté d’avoir une idée exacte de la chose, les chiffres se situeraient entre 6.000 à 10.000 milliards de dinars, bien loin des affirmations fantasmées qui alimentent régulièrement la chronique. Une fois ce chiffre avancé par le président de la République, le problème reste entier, car aujourd’hui la question qui se pose est de savoir comment faire en sorte que cette masse monétaire mystérieuse puisse être réinjectée dans les circuits bancaires formels. D’emblée, le président Tebboune a montré sa défiance par rapport à la solution que préconisent certains économistes, à savoir le changement de la monnaie pour forcer la main aux détenteurs de ces bas de laine de se précipiter vers les banques pour les déposer. Non seulement cette solution n’est pas pertinente ni efficace, juge le président Tebboune, mais elle pourrait s’avérer même dangereuse, les personnes concernées, en ayant ainsi la main forcée, pourraient être tentées de provoquer des troubles en signe de contestation. D’autant plus que la loi algérienne reste muette à ce propos, ne faisant pas obligation aux citoyens de déposer leurs fonds dans les banques. Le président Tebboune pense, en revanche, que le lancement et la généralisation de la finance islamique et l’émission de titres sont à même de donner des résultats «positifs» Quelque chose comme 100 milliards de centimes ont été déjà versés dans le cadre de la mise en œuvre de ce nouveau produit bancaire en conformité avec la religion islamique où les intérêts sont prohibés. Mais il faut bien admettre que la somme récupérée, plusieurs mois après l’introduction de ce nouveau mécanisme, reste bien modeste ; mais le ministre des Finances, Aymène Benabderahmane demeure optimiste. Pourtant tous ces prédécesseurs qui ont tenté de canaliser cet argent en lançant des opérations de charme en direction des détenteurs des fonds parallèles, en leur offrant les garanties de sécurité et de confidentialité, ont tous échoué. Une analyse des causes de cet échec devrait être désormais une étape préalable à toute nouvelle opération de récupération, pour comprendre les ressorts invisibles de cette défiance qui tiennent à la fois des habitudes culturelles et des convictions religieuses chez une partie des algériens qui n’ont pas confiance dans les banques de la Place.

H.Khellifi

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mardi, 06 avril 2021 00:00

Le cauchemar continue !   

L’ambassade d’Algérie en France a annoncé, hier, la suspension de la délivrance des autorisations d’accès au territoire national et la suspension des vols de rapatriement assurés jusque là par Air Algérie. Et comme pour «tuer» tout espoir à nos concitoyens bloqués en France depuis plusieurs semaines voire plusieurs mois pour certains, l’ambassade algérienne a aussi annoncé que même les autorisations d’accès au territoire national via des compagnies aériennes étrangères sont désormais suspendues jusqu’à «nouvel ordre». Du coup, c’est le calvaire garanti pour des milliers d’Algériens contraints de prolonger leurs séjours en France même s’ils ne disposent plus de moyens financiers et d’hébergement. C’est une décision extrêmement préjudiciable qui vient d’être prise. Elle est d’autant plus incompréhensible que le nombre de contaminations au Covid-19 en Algérie connait une baisse sensible descendant même sous la barre de 100 cas/jours. S’il est vrai que la situation en France est extrêmement critique, tel n’est pas le cas en Algérie. Question : qu’est ce qui aurait empêché les autorités d’imposer un test PCR à tous les passagers inscrits sur les listes du ministère de l’intérieur pour pouvoir rentrer au pays sans risque ? Il y aurait tout de même d’autres mesures moins contraignantes que de suspendre les vols de rapatriement «jusqu’à nouvel ordre« comme le font d’autres pays autrement plus touchés par la pandémie. Facteur aggravant, nous sommes à la veille du Ramadhan et les compatriotes partis en France pour raison de soins ou en raison d’impératifs familiaux, voudront bien rentrer au pays avant le début du mois sacré. Pour certains, la prolongation sans délai de leurs séjours en France, prendra l’allure d’un supplice, surtout ceux qui ne disposent pas de moyens pour financer leur prise en charge. Face à cette incompréhensible mesure, il ne reste plus à ces algériens que de prier pour que leur calvaire puisse prendre fin le plus tôt possible. Amen.

  Imane B.   

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La situation des malades atteints de cancer en Algérie est désastreuse. Le constat n’est pas une exagération de journaliste en manque de sujet. Mais le témoignage poignant d’un éminent professeur en oncologie, qui parle d’une tragédie. Ses propos sont dramatisants, mais son statut le confine dans un réalisme très professionnel.  La pénurie de certains médicaments de base destinés aux enfants atteints de cancer est, selon lui, « une aberration » qui tue. « L’argument du confinement n’est pas recevable vis-à-vis de nos enfants qui ont des cancers et que je vois mourir. Moi, je les vois, ce que la tutelle et la Pharmacie centrale des hôpitaux ne voient pas ! C’est inacceptable », se plaint-il. D’après le professeur, les appareils de radiothérapie (une cinquantaine), c’est suffisant pour couvrir les besoins de ce genre de traitement, mais pour que l’on puisse envisager une gestion adaptée de la radiothérapie, il faut que les centres anti-cancer soient gérés par les techniciens du secteur et non par des bureaucrates. « De mon point de vue, les seuls qui peuvent juger de l’indication de la radiothérapie et de son urgence sont les médecins-radiothérapeutes qui ont été formés pour cette mission », confie-t-il avec beaucoup de certitude. « Je n’ai pas compris comment on peut confier à des directeurs, qui sont des bureaucrates, la lourde charge de décider qui fait la radiothérapie et qui ne la fait pas », se demande-t-il à propos d’une autre « aberration autochtone ». Déplorant le fait que les patients ne peuvent avoir droit à la radiothérapie que dans les limites de leur wilaya de résidence, il assimile cette méthode à « une atteinte à l’unité nationale ». Le chef de service d’oncologie au centre Pierre et Marie-Curie de l’hôpital Mustapha Pacha ne conçoit qu’une seule réalité : « le Centre anti-cancer appartient à tous les Algériens », relevant ce qu’il considère comme une « grande hypocrisie ». Contrairement au secteur public, « dans le secteur privé on ne vous demande pas où vous êtes né… mais un sachet plein d’argent : 600.000 DA est le prix d’une radiothérapie de la prostate », soutient-il. Pendant ce temps, des Algériens continuent à être soignés à l’étranger ! « Oui et ce n’est pas acceptable. J’ai fait un courrier, il y a deux ans, disant qu’il n’est pas acceptable que des Algériens se soignent en dehors de l’Algérie. Nous sommes le seul pays au monde qui exporte des malades et des médecins », se révolte-t-il. Evoquant les 20 000 médecins algériens exerçant en France, il considère que c’est une « anomalie», et que « ces médecins qui ont été formés en Algérie, auraient dû être au service de l’Algérie et des Algériens ». « Se soigner à l’étranger est une hérésie », fustige-t-il, avant d’afficher son opposition de principe à la grève du 7 avril à laquelle ont appelé trois syndicats de la santé. « Personnellement je suis contre. Parce qu’un médecin digne de ce nom ne peut pas faire grève. Il prend en otage d’abord les patients, ce qui est inacceptable, et il prend en otage aussi ses autres collègues », confie-t-il. « Il y a d’autres façons de régler les problèmes par la négociation avec les différentes autorités de tutelle », préconise-t-il. Concernant le vaccin et la campagne de vaccination, il estime que le premier est « fortement indiqué », alors que la seconde est très lente. « Si on continue à ce rythme l’objectif de vacciner 70 % de la population, pour obtenir l’immunité collective, ne va pas être atteint », assure-t-il. N’hésitant pas à prendre le contre-sens de tout ce qui se dit sur le vaccin, quelle que soit son origine, le professeur Kamel Bouzid suggère le vaccin cubain. « Personnellement je suis favorable qu’on tente ce dernier. Cuba a une grande expérience en immunologie. Et à ce moment-là, je pense que d’ici à l’été on aura vacciné 70 % de la population », conclue-t-il.

Mohamed M

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mardi, 06 avril 2021 00:00

Le PST dit non

Le Parti socialiste des travailleurs joint sa voix à celle du RCD, du FFS et du PT en décidant de tourner le dos aux élections législatives anticipées du 12 juin prochain.Pour la direction nationale du parti qui rappelle, dans un communiqué, avoir participé à plusieurs scrutins depuis 1991 dans le but de se saisir de la tribune électorale, elle estime que «sans la construction d’un rapport de force politique préalable au sein de la société, aucune illusion n’est permise quant à la possibilité de réaliser le changement démocratique et social auquel aspirent les masses populaires par voie électorale». Surtout pas dans le contexte actuel puisque, relève-t-elle, «ces élections législatives interviennent au moment où le Hirak populaire, quels que soient ses travers et ses limites, est de retour depuis le 22 février dernier posant de fait la question du choix entre le camp populaire et celui du pouvoir et de sa feuille de route». Pour le PST, «la contestation de la légitimité du pouvoir s’exprime de nouveau par de grandes manifestations populaires dans plusieurs villes du pays», rappelant que «comme pour les élections de 2002, qui intervenaient au lendemain du soulèvement populaire du printemps noir de 2001, notre parti n’hésite pas une seconde pour rejeter la mascarade des législatives et pour participer comme à l’accoutumée à construire le camp des luttes et des mobilisations politiques et sociales de notre peuple». Et de considérer que «plus que les consultations précédentes, ces législatives sont déjà disqualifiées sur le plan démocratique par l’ampleur de la répression et des atteintes aux libertés», affirmant que «les prétendus gestes d’apaisement se limitant à gracier quelques dizaines de détenus politiques sont vite démentis par de nouvelles arrestations et autres harcèlements policiers et judiciaires de militants, de journalistes et de simples manifestants». Pire, note-t-il encore, «des cas de torture et de viol par les services de sécurité sont dénoncés publiquement par d’anciens détenus, les libertés et les droits démocratiques élémentaires d’expression, de manifestation, d’opinion, d’organisation, de grève, etc., sont quotidiennement muselés, les médias publics sont toujours fermés à toute critique du régime et leurs plateaux continuent à être monopolisés exclusivement par ses représentants et par ceux qui lui ont manifesté leur allégeance alors que la loi électorale, avalisée par ce même parlement dissout que le pouvoir lui-même qualifie de corrompu et illégitime, constitue une autre entrave à une élection honnête et démocratique». Aussi, pour le PST, ces législatives sont une «manœuvre visant, comme pour la présidentielle de décembre 2019 et le référendum sur la nouvelle constitution de novembre 2020, une institutionnalisation de la continuité du régime».

A.K.

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