BHL appelle à la partition de l’Algérie

Les égarements d’un philosophe agrégé en imposture

19 Avr 2017
280 fois

Après avoir appelé de tous ses vœux à un printemps arabe en Algérie, il y a de cela six ans, Bernard Henri Lévy récidive et annonce dans sa revue son soutien indéfectible aux partisans de la partition de l’Algérie. Après un silence qui a duré quelques années, BHL reprend ses prophéties de malheur et braque son infernal attirail médiatique sur un pays qui a toujours dérangé les desseins des maitres agrégés qui manipulent ce philosophe imposteur comme une marionnette.  Certes, il aura fallu une autre guerre civile aussi meurtrière que chaotique en Libye, après celle qui avait mis l’avenir de l’Algérie entre guillemets pour que le voile tombe et la véritable identité de Bernard Henri Lévy apparaisse au grand jour. Mais les Algériens n’ont jamais été floués, ni hier, ni aujourd’hui, par les idées destructrices de ce mauvais génie. Il a fallu que le sang des Libyens coule pour que l’opinion publique algérienne découvre qui est réellement mister Levy et qui est réellement docteur Bernard Henri ! Mais les Algériens se sont toujours méfiés du charlatan au service des faiseurs de guerres qui n’est en réalité qu’un philosophe agrégé en imposture n’arrivant même pas à maitriser ses extravagances intellectuelles et un obscur et sinistre personnage suscitant une très grande méfiance. On se rappelle de son parachutage sur Benghazi et son infiltration au cœur de la « rébellion » et qui continuent encore de susciter beaucoup d’interrogations au sein des élites intellectuelles occidentales et arabes, et les questions pleuvent au sujet de son implication directe aux côtés d’une révolte dominée par les jihadistes. B.H.L qui prétend faire de la philosophie un « instrument de lucidité » laisse apparaitre une indifférence royale devant ce questionnement. Il est insensible aux cris irrités qui lui parviennent du reste du monde. Il n’entend rien car il est à l’écoute de sa propre voix. Mais des fois, quand un intellectuel agacé par les filouteries «béachèliennes» sort son calepin et énumère noir sur blanc les égarements du philosophe, ce dernier descend de son piédestal en or massif qui nous renvoie curieusement au veau adoré par les enfants d’Israël, en consentant un regret visqueux pour amadouer le concerné ou en actionnant ses relais qui seront chargés d’asphyxier médiatiquement l’adversaire trop coriace. Sur ce chapitre, il n’a rien à envier aux théoriciens du nazisme, ni d’ailleurs aux membres du sérail pharaonique, pour rester dans l’ambiance monothéiste que B.H.L évoque dans de nombreux de ses livres. Ses entrées dans le milieu des médias et de l’édition ont fait de lui l’actionnaire principal d’une pensée française réduite à un vulgaire commerce monopolisé par une caste de mauvais génies et de génocidaires qui ont miniaturisé la France, le pays des libertés et des droits de l’Homme, en une immense scène où seul B.H.L a le droit d’y accéder. Ceux qui l’ont mis sur orbite ont décrété le « béhachélisme » comme une nouvelle religion et autorisé son porte-voix à jouer le rôle d’un prophète. Il a son poids aux éditions Grasset. Il a son mot à dire au Nouvel Observateur. Quand il parle au sein de la commission de surveillance de la chaîne de télévision franco-allemande Arte, ses mots sont paroles de Talmud.  C’est pratiquement le même état d’esprit qui règne dans les rédactions des hebdomadaires Le Point et L’Express ainsi que les quotidiens Le Monde et Libération. Un véritable empire à la tête duquel se trouve un B.H.L tourmenté par l’idée de la rédemption dans son acceptation la plus religieuse, mais chez qui on découvre miraculeusement toutes les vertus de l’esprit laïc. C’est tout simplement hallucinant ! Faudrait-il interpréter ce tableau comme une ascension fulgurante du rabbin des temps modernes ou une régression vertigineuse de l’idée française ? Parmi ceux qui ont essayé d’apporter des éléments de réponse à cette question, figure en bonne place Pascal Boniface, directeur de l’Institut des relations internationales et stratégiques et enseignant à l’Institut d’études européennes de l’université de Paris III. Ils sont nombreux à réagir, mais c’est Pascal Boniface qui détient la première place. Son livre intitulé Les intellectuels faussaires; le triomphe médiatique des experts en mensonge contient une masse de vérités sur « B.H.L, le seigneur et maitre des faussaires ». Des faits et des preuves qui démolissent la pyramide d’affabulations construite par et autour de B.H.L comme un château de cartes. 

Mohamed Mebarki

Dernière modification le mardi, 18 avril 2017 19:40
Évaluer cet élément
(3 Votes)

Quotidien indépendant d’information édité par la E.U.R.L. Hippone Edition et Communication.

Rédaction & Publicité : 6, Place Tarek Ibn Ziad - Annaba

Rédaction: Tél & Fax : 038.45.90.15

Publicité: Tél-Fax : 038 45.90.16

Bureau de Constantine : Maison de la Presse Tél/fax: 031.61.60.79 

Bureau de Souk-Ahras : 8, place de l’Indépendance (ex place Thagaste )
Tél - fax : 037 31.08.53

Bureau de Skikda : 6, Rue Mostefa Benboulaïd  - Tél : 038 76.57.85