Ils l’invitent au sommet arabo-islamique américain

Les Al-Saoud sollicitent l’Algérie

11 Mai 2017
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Le royaume wahhabite semble revenir à de meilleurs sentiments, s’agissant du rôle que peut jouer l’Algérie dans le règlement des conflits qui agitent la sphère arabo-musulmane. C’est le sens à donner à l’arrivée mardi dernier du ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir porteur d’une invitation du «Serviteur des Deux Lieux Saints de l’Islam», le Roi Salmane Ben Abdelaziz Al-Saoud, au président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Son objet ? La participation algérienne au  sommet arabo-islamique américain prévu à  Ryad le 21 mai prochain. Le chef de la diplomatie saoudienne a été reçu par le président du Conseil de la Nation Abdelkader Bensaleh, et non pas par le président de la République. Signe peut être que l’Algérie marque ses distances par rapport à l’agenda saoudien au Moyen Orient. A l’issue de l’audience au siège du Conseil de la nation, l’émissaire saoudien a déclaré «avoir transmis une invitation du Serviteur des Deux Lieux Saints de l’Islam, le Roi Salmane Ben Abdelaziz Al-Saoud à son frère et ami le président Abdelaziz Bouteflika pour prendre part  au sommet arabo-islamique-américain qui se tiendra à Ryadh le 21 mai prochain».Bensalah et son hôte ont passé en revue «les moyens de renforcer et intensifier leurs relations dans toutes les domaines au service et dans l’intérêt des deux peuples frères» selon la formule consacrée. Donald Trump en Guest-star Mais la vraie question est de savoir qu’est ce qui fait courir subitement le royaume des Al Saoud ? Pourquoi cette soudaine prise de conscience que l’Algérie peut jouer un rôle décisif dans la solution des conflits ouverts dans des pays arabes et musulmans ? Sans doute que l’Arabie Saoudite, qui s’est embourbée dans le bourbier yéménite depuis trois années, est à la recherche d’une sortie de secours. Et connaissant le rôle moteur que pourrait jouer l’Algérie en termes de médiation, sa présence à ce forum est plus que souhaitable. Ceci d’autant plus que le royaume entretient également des relations orageuses avec son encombrant voisin chiite, l’Iran. Un souci partagé par le coorganisateur de ce sommet les Etats-Unis, dont le nouveau président Donald Trump n’a pas caché sa volonté de remettre en cause l’accord sur le nucléaire signé avec l’administration Obama. Précisément, l’Algérie qui est en très bons termes avec l’Iran pourra être investie de ce rôle de convaincre Téhéran  de revoir sa stratégie pour aboutir à une désescalade dans cette région. Il va de soi que cette réunion va évoquer la guerre en Syrie, que mène par procuration le royaume des Al-Saoud qui soutient des groupes armés djihadistes, et l’Iran qui appuie le régime de Damas. Ce sera aussi l’occasion d’entendre pour la première fois Donald Trump s’exprimer sur une terre arabe à propos de tous les conflits, de la Libye au Yémen. Le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah sera sûrement le représentant du président Bouteflika à cette rencontre, dont le clou sera la prise de parole du président américain. Les résultats de ce conclave arabo-américain, donneront un aperçu de ce que sera la  politique américaine dans les prochaines années. Ils renseigneront surtout sur l’état de l’alliance stratégique entre les USA et les pays du Golfe.

Imane B

Dernière modification le jeudi, 11 mai 2017 11:04
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