Dialogue avec le gouvernement

L’opposition pose ses conditions

13 Juil 2017
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Réagissant à l’invitation lancée par le Premier ministre pour un dialogue avec les partis politiques autour des transferts sociaux, les principales formations islamistes se disent ouvertes à toute proposition mais à condition que le dialogue englobe le volet politique. Dans une déclaration à Al-Jazeera, le président du MSP, Abderrazak Mokri, estime que «c’est la crise économique qui a contraint le pouvoir à descendre de son piédestal pour demander aux partis politiques de prendre part au dialogue sur cette question». Or, pour Mokri, le pouvoir cherche à compromettre l’opposition, «en lui faisant assumer les réactions des Algériens vis-à-vis du recul des transferts sociaux». Le chef du MSP ne s’oppose pas a priori aux réformes économiques engagées par le Premier ministre mais n’en voit pas l’utilité si celles-ci ne sont pas accompagnées d’une «vision politique» garantissant la possibilité de contrôle sur les deniers publics et des audits. De son côté, le chef du mouvement Ennahda, Mohamed Dhouibi, a salué cet appel au dialogue mais regrette qu’une telle initiative n’ait pas été annoncée avant la tenue des élections législatives du 5 mai dernier, a-t-il déclaré à la même chaîne qatarie. Emboîtant le pas au leader du MSP, le chef d’Ennahda estime que limiter les discussions au seul dossier des transferts sociaux paraît «illogique» parce que, selon lui, «il n’est pas possible de dissocier les affaires sociales des affaires politiques ou économiques». Pour Dhouibi, des discussions sur les questions politiques doivent précéder tout dialogue sur les autres questions car «de cette façon, il sera impossible de trancher ce dossier épineux», martèle-t-il. Sur le même ton, le président de Jil Jadid, Sofiane Djilali, affirme n’avoir reçu aucune invitation officielle mais salue toute initiative allant dans le sens du dialogue, à la condition que ce dialogue ne soit pas une simple «manœuvre politicienne», comme il le craint. Djilali demande au Premier ministre d’expliquer ses «intentions réelles» à travers son invitation au dialogue, «pour que tout soit clarifié», tout en prévenant que son parti «ne sera pas un instrument de soutien au pouvoir». Le leader de Jil Jadid pose comme préalable à une éventuelle participation au dialogue avec le gouvernement : la bonne foi chez les décideurs, des discussions sérieuses, et la prise en considération des critiques de l’opposition.

R.C et AP

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