Marchandises importées avant l’instauration des licences

Les banques ‘‘sommées’’ d’accorder les domiciliations

12 Aoû 2017
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Le ministère du Commerce ordonne le dédouanement des marchandises importées avant l’instauration du régime des licences. La décision a été prise suite à l’instruction du président de la République. En chargeant l’Association des banques et établissements financiers de prendre attache avec les banques et de les « sommer » à libérer sans délais des marchandises importées avant l’entrée en vigueur des lois restrictives signées par Abdelmadjid Tebboune, le ministère du Commerce reconnait implicitement que des importateurs avaient été lésés, et que les directives du Premier ministre ont été instrumentalisés dans le but de les contrarier. « J’ai l’honneur de vous informer que l’Abef a été destinataire d’une correspondance émanant du ministère du Commerce ayant trait à la libération, sans délais, concernant toute cargaison, dont les documents d’importation, prouvent la commande de la marchandise avant l’instauration du régime de licences d’importation », précise l’Abef dans sa note adressée aux PDG des banques. La note est explicite et ne laisse l’ombre d’aucun doute quant à l’existence de marchandises en souffrance dans les zones sous douanes. Et c’est dans le but d’assainir une situation qui menace de prendre une proportion inquiétante que le ministère du Commerce a été enjoint à agir en toute urgence. L’Association des banques et établissements financiers (Abef) a en effet demandé ce jeudi 10 août aux banques de domicilier les importations des marchandises concernées. Ce qu’il y’a à retenir dans cette affaire, c’est que le plan mis en œuvre par Abdelmadjid Tebboune, notamment les mesures concernant l’instauration de licences d’importation, n’a pas été remis en cause. Alors, qu’en est-il exactement ? Le président de la République a bel et bien accordé une audience au Premier ministre et qu’au cours de cette audience, Bouteflika n’a pas formulé de réserve au sujet du programme de redressement économique présenté par Tebboune. Ce qui veut dire que le chef de l’Etat a cautionné ce choix. Mais que s’est-il passé ensuite pour que les événements s’accélèrent et donnent lieu à une véritable « bataille » dont les éclats médiatiques ont suscité l’inquiétude de l’opinion publique ? Qui a été piégé dans cette affaire ? Tout indique que c’est le Premier ministre qui vient de recevoir les premiers coups de semonce, suite au pourrissement de ses relations avec les opérateurs économiques, y compris ceux qui l’avaient soutenu au début. Le limogeage de Tebboune ne règlera pas le problème, mais aggravera plutôt le sentiment d’instabilité et de précarité qu’éprouve la majorité des Algériens. 

Mohamed Mebarki

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