Coopération sécuritaire

L’axe Alger-Paris renforce ses défenses

12 Aoû 2017
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Si les relations entre l’Algérie et la France peinent à mettre fin à la « guerre » de mémoire qui ne cesse d’alimenter le contentieux historique, de part et d’autre de la Méditerranée, cette situation n’empêche pas pour autant les deux pays à entretenir des rapports fondamentaux illustrant parfaitement des convergences dans les points de vue développés à Alger et à Paris. Bien que parasité de temps en temps par des prises de position aux apparences irréconciliables, l’axe Alger-Paris continue de résister aux mouvements brusques de l’actualité. Certes, il n’a pas la même teneur que l’axe Paris-Bonn, à titre d’exemple, mais il possède la même dimension stratégique, sur les plans économique et sécuritaire notamment. Et la publication au Journal officiel de la République française de l’accord de protection des données en matière de défense, signé en octobre 2016, en est la preuve. Selon cet accord qui traduit en des termes accessibles seulement aux avis autorisés, les deux Etats sont déterminés à tout mettre en œuvre pour préserver l’inviolabilité des informations jugées de très haute importance impliquant les deux pays. Au sens de cet accord, il s’agit d’« informations, documents, matériels et supports, quels qu’en soient la forme, la nature ou le mode de transmission, élaborés ou en cours d’élaboration, auxquels un degré de classification a été attribué et qui, dans l’intérêt de la sécurité nationale et conformément aux lois et réglementations nationales des parties, nécessitent une protection contre toute violation, destruction, détournement, divulgation, perte, accès non autorisés ou toute autre forme de compromission ». La publication en ce moment de cet accord au Journal officiel de la République française n’est ni fortuite, ni improvisée. Elle se veut une réponse officielle formulée par l’Elysée à certaines préoccupations qui lui sont parvenues d’Alger. L’accord est en ce sens une garantie réciproque et un engagement endossé par les hauts responsables des deux pays, dans un contexte marqué de part et d’autres par la montée des menaces visant à rendre publics certains dossiers compromettants. Il constitue aussi un message clair en direction des autorités algériennes confrontées à une situation économique et sociale difficile dont les effets négatifs pourraient être exploités par des cercles en mal d’influence, en Algérie et en France. Son objet est « de régir les mesures de protection réciproque des informations classifiées échangées entre les parties ou entre des organismes publics ou privés soumis à leurs lois et règlements nationaux respectifs, dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord de coopération dans le domaine de la défense ou résultant de leurs activités communes en matière de défense ». Liées par un accord de coopération dans le domaine de la défense signé en 2008, l’Algérie et la France ont chargé exclusivement leurs ministères de la Défense de la mise en œuvre de ce « deal » hautement sécuritaire, en prévoyant qu’ « une partie, à la demande de l’autre, peut autoriser le personnel de l’Autorité de sécurité compétente de l’autre partie à se rendre sur son territoire afin d’y évaluer, avec son Autorité de sécurité compétente, les mesures de protection mises en place pour assurer la sécurité des informations classifiées transmises ».

Mohamed M.

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