Situation économique de l’Algérie

Le FMI optimiste

12 Oct 2017
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Dans un rapport intitulé « moniteur des finances publiques », publié hier, à la veille de ses assemblées annuelles, le FMI a établi des prévisions positives concernant l’Algérie. Selon les chiffres contenus dans un document dont la fonction est d’examiner la conduite des politiques budgétaires dans le monde, l’Algérie devrait se rapprocher de l’équilibre budgétaire à partir de 2019 et commencerait à enregistrer de légers excédents dès 2020. Ces excédents, légers soient-ils, souligne l’institution de Bretton Woods, devraient permettre à l’Algérie d’atteindre la phase de l’équilibre budgétaire. Le FMI indique aussi que les revenus de l’Algérie devraient connaitre une progression (32,3% du PIB) dès cette année, grâce à une amélioration des cours du pétrole annoncée par les spécialistes. La publication de telles données chiffrées par le FMI ne constitue-t-elle pas un avis favorable émis par cette institution à propos du plan de redressement économique et financier engagé par l’Algérie ? Possible, dans la mesure où les notes diffusées par cet organisme financier international ont toujours fait l’objet d’une attention particulière de la part des pouvoirs publics. Néanmoins, il faut souligner que l’Etat algérien est connu pour son extrême prudence à l’égard de ces rapports qu’il a toujours pris avec une grande réserve. En un mot, les prévisions du FMI, positives soient-elles, ne doivent pas entraîner les Algériens dans une lecture optimiste qui leur ferait oublier la gravité de la situation actuelle. Bien au contraire, cette façon d’agir du FMI n’est pas dénuée d’arrière-pensées visant à suggérer de manière subtile aux pays qui rencontrent des difficultés financières l’option de l’endettement extérieur, sans donner l’impression d’exercer une quelconque pression sur les Etats concernés. Globalement, les revenus de l’Algérie devraient se maintenir entre 28 et 30% du Pib pour les cinq prochaines années mais resteront loin de leur niveau d’avant la chute des cours du pétrole, signale l’institution de Bretton Woods qui prévoit un niveau de dépenses équivalent à 35,5% du Pib en 2017 contre 42,4% en 2016. Selon les mêmes projections, la tendance baissière des dépenses se maintiendrait jusqu’à 2022 à 28,2% du PIB et la dette publique s’établirait à 17,7% du PIB en 2017 contre 20,6% en 2016. Dans le même rapport, le FMI appelle à une meilleure redistribution budgétaire, exhortant les pays membres à augmenter les investissements dans l’éducation et la santé, estimant que ces dépenses sont en mesure de contribuer à réduire les inégalités de revenu à moyen terme et à remédier à la persistance de la pauvreté. Est-ce que le FMI est mieux informé de la situation économique et sociale des pays que les gouvernements qui les dirigent? Sur quelles données se base cette institution dont l’évocation rappelle encore à de nombreux peuples les conséquences désastreuses des thérapies financières proposées et conditionnées par un organisme qui a toujours été au service exclusif du grand capital international ?

Mohamed Mebarki

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