4% des importateurs assurent 40% des besoins

Un monopole qui ne dit pas son nom !

28 Oct 2017
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Instauré par Abdelmadjid Tebboune, le plan de restriction des importations n’est pas seulement en vigueur, mais il va connaitre un autre tour de vis, avant la fin de l’année en cours, et durant l’année prochaine. Le ministre du Commerce l’a annoncé, jeudi dernier, devant les membres de la Commission du Budget et des finances de l’APN. Mohamed Benmeradi a déclaré que son département tend à réduire les  importations à 41 milliards de dollars à la fin de l’année et à 30 milliards de dollars en 2018. Il a révélé dans la foulée que l’importation de certains produits sera suspendue complètement et définitivement, mais n’a pas donné de détails concernant la nature de ces produits dont l’arrêt de l’importation sera annoncé par décret. Le projet de loi de finances propose un support juridique pour l’application des droits douaniers sur 32 produits et des taxes internes sur la consommation concernant certains autres produits, outre l’établissement d’une liste de 10 produits avec étiquettes. Le ministre du Commerce a indiqué aussi que le volume des produits à importer sera fixé à chaque début d’année conformément aux besoins du pays. Il sera ensuite procédé à  leur distribution par voie de vente aux enchères, a-t-il expliqué soulignant que cette liste est en cours d’élaboration et sera annoncée avant sa publication dans le journal officiel aux fins de garantir plus de transparence dans l’opération. L’Algérie compte actuellement 1000 importateurs  recensés. 40 seulement, soit 4%, assurent la couverture de 40 % des activités économiques du pays. Soit un monopole qui ne dit pas son nom. Mohamed Benmeradi a affirmé que  certains produits de luxe qui alourdissent la facture des produits importés seront interdits à l’instar des « grains de tournesol » dont la valeur d’importation a atteint 25 millions de dollars, la « mayonnaise » (20 millions de dollars) et le « chewing-gum » (25 millions de dollars). Selon les déclarations du ministre, l’Etat vise, à travers ces mesures, à stabiliser les importations pour l’année 2018, entre 30 et 35 milliards de dollars. Un objectif que les pouvoirs publics comptent atteindre, sans déséquilibrer le marché local, en invitant les producteurs locaux à faire preuve d’initiative, et à occuper le terrain. Le moment est-il venu pour que l’Etat se consacre entièrement au dossier du commerce extérieur, afin de la baliser, et de le soumettre aux exigences de la transparence ? Imposée par un contexte historique déterminant, la libération du commerce extérieur a traversé des décennies, sans qu’aucune partie ne demande sa remise en question ; exception faite pour le Parti des travailleurs qui a toujours appelé à une renationalisation pure et simple. L’ouverture de ce créneau est une exigence capitaliste intégrée au système économique algérien. Son maintien ne fait l’objet d’aucune discussion, dans la mesure où des critères économiques adaptés aux besoins réels du pays seront appliqués à tout le monde.

Mohamed Mebarki

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