Entreprises et innovation

Un meilleur accompagnement

07 Déc 2017
26 fois

Le ministère de l’Industrie et des Mines (MIM) veut améliorer l’accompagnement des entreprises algériennes en termes d’actions d’innovation ainsi que le classement international de l’Algérie en la matière à travers le lancement d’une enquête qui vise à analyser l’état des lieux de l’innovation chez ces entreprises, a fait savoir un haut responsable de ce département. Le Directeur d’études à la division Innovation au MIM Karim Djelili a avancé, lors d’un colloque sur l’investissement en propriété intellectuelle, organisé à Alger en marge du 7ème Salon National de l’Innovation, que le ministère travaillait actuellement sur l’élaboration d’une «stratégie de l’innovation industrielle» en s’appuyant sur l’expertise de trois pays européens qui sont la France, l’Espagne et la Finlande. Mais «On (le MIM) ne peut pas prétendre avoir une vision stratégique pour l’innovation et la propriété intellectuelle si on n’a pas réellement une idée sur l’état des lieux de l’innovation au niveau des entreprises», a-t-il souligné. Une pré-enquête a été déjà lancée et «nous allons, dans les prochains jours, lancer une large enquête pour savoir si nos entreprises ont réellement une culture innovation, si elles sont équipées à cet effet, si elles ont les ressources humaines nécessaires, si la propriété industrielle fait partie de leurs stratégies», a-t-il expliqué. A partir des résultats de cette enquête, le MIM «aura des indications qui vont l’aider à améliorer sa façon d’approcher le classement de l’Algérie par Global Innovation Index (GII). ça va également permettre au ministère de mieux accompagner les entreprises algériennes en matière d’innovation», a ajouté le même responsable.» Si on arrive à définir le manque de culture d’innovation par exemple parmi les maillons faibles chez les entreprises, on pourra alors agir, en connaissance de causes, sur la formation et la qualification des ressources humaines», a-t-il soutenu en annonçant l’ouverture très prochaine à Alger d’un bureau extérieur de l’Organisation Mondiale de la Propriété intellectuelle (OMPI). Le consultant en droit de propriété intellectuel Hakim Taoussar a justement pointé du doigt l’absence d’études sur l’impact de la propriété intellectuelle sur l’économie algérienne et même l’inexistence d’études sur l’impact de la contrefaçon sur l’économie. Il a également souligné que le système d’enregistrement des brevets d’invention en Algérie reposait sur un examen de fond, c’est-à-dire sur une vérification technico-administrative seulement sans étudier le fond du projet d’invention. Mais la responsable de la Qualité et assistante du directeur général à l’Inapi Amira Rouathi a répondu en soulignant que l’Institut,  pour rendre le brevet d’invention algérien plus compétitif à l’échelle internationale, «s’est engagé dans l’examen de fond» des brevets déposés. Faisant savoir que le nombre des demandes de brevets a doublé entre 2011 et 2017 ainsi que celui des brevets délivrés, elle expliquera que cette performance est surtout le résultat de la création, depuis 2011, de 43 centres d’appui à la technologie et à l’innovation (CATI) à travers le pays, au niveau des universités, centres de recherches et entreprises, pour essayer de sensibiliser sur l’importance de breveter les projets de recherche. Interrogée sur le coût du dépôt d’un brevet d’invention au niveau de l’Inapi, elle a indiqué qu’il est de 16.000 DA seulement contre un minimum de 100.000 DA pour le dépôt d’un brevet à l’international. Intervenant à son tour, le représentant de la Direction générale des Douanes a fait savoir que la DGD a enregistré, depuis janvier 2017 à ce jour, 454.919 produits retenus pour suspicion de contrefaçon, notamment des produits alimentaires et articles de sport. En 2016, elle en avait retenu 1,37 million de produits, a-t-il indiqué. Sachant que les services de douanes ne peuvent procéder par auto-saisines pour la vérification de la contrefaçon mais ne sont habilités à intervenir qu’après une demande d’intervention de la part d’un titulaire d’une marque déposée. Ainsi, la DGD a reçu en 2017 des demandes d’intervention portant sur 340 marques déposées et deux brevets.

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Quotidien indépendant d’information édité par la E.U.R.L. Hippone Edition et Communication.

Rédaction & Publicité : 6, Place Tarek Ibn Ziad - Annaba

Rédaction: Tél & Fax : 038.45.90.15

Publicité: Tél-Fax : 038 45.90.16

Bureau de Constantine : Maison de la Presse Tél/fax: 031.61.60.79 

Bureau de Souk-Ahras : 8, place de l’Indépendance (ex place Thagaste )
Tél - fax : 037 31.08.53

Bureau de Skikda : 6, Rue Mostefa Benboulaïd  - Tél : 038 76.57.85