Algérien mort dans une prison

Les justice espagnole pointée du doigt

06 Jan 2018
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L’Affaire du « harrag » algérien tué en Espagne prend une nouvelle tournure. Après l’ouverture d’une enquête judiciaire pour les autorités algériennes, c’est au tour de l’avocate espagnole de la famille du défunt de se poser des questions sur la manière avec laquelle la justice espagnole a traité l’affaire. Selon Amanda Romero, l’avocate de la famille de Mohamed Bouderbala, 36 ans, la justice espagnole « a classé l’affaire très rapidement ». Les juges espagnols, qui ont recommandé une autopsie, ont rapidement conclu à un suicide. L’autopsie a révélé, selon la police, qu’il s’était «pendu avec un drap», mais son frère Ahmed, qui était en contact quotidien avec lui, ne croit pas qu’il se soit suicidé, rapporte l’AFP. Dans sa décision consultée par l’AFP, le juge écrit notamment que « personne n’est entré dans la cellule de Mohamed Bouderbala, selon les images des caméras de surveillance ». Une conclusion qui ne semble pas satisfaire l’avocate de la famille Bouderbala. «La rapidité avec laquelle le juge d’instruction a décidé de classer l’affaire est pour le moins surprenante », estime l’avocate, citée par l’AFP. Selon l’avocate, le tribunal « n’a interrogé aucun témoin, se basant uniquement sur les images des caméras de surveillance, l’autopsie et le rapport de police ».  Et même si les preuves concluaient effectivement au suicide, « cela ne signifierait pas forcément qu’il n’y a aucune responsabilité pénale, car nous   parlons d’une personne qui était privée de liberté et sous protection   policière ». Cela confirme en effet les craintes d’autres avocats et d’associations de protection des Droits de l’Homme. Ces derniers estiment en effet que le fait d’utiliser la prison d’Archidona est en soi une erreur. Les étrangers y sont retenus dans des cellules la nuit, alors qu’ils devraient pouvoir se déplacer librement dans le centre, et sont surveillés par des policiers anti-émeute. C’est également cette anomalie qu’a soulevée le député de l’émigration algérienne en Espagne, Nouredine Belmeddah. Le parlementaire a accusé l’ambassadrice d’Algérie à Madrid, Taous Ferroukhi d’avoir accepté le transfert des algériens vers cette prison alors qu’elle était au courant des «conditions déplorables» qui y prévalent. Ces informations seront à coups sûr exploitées par le procureur algérien chargé d’enquêter sur l’affaire, comme l’a annoncé jeudi le ministre de la Justice, Tayeb Louh lors d’une conférence de presse tenue à Alger. Mohamed Bouderbala, âgé de 36 ans et originaire de Mostaganem, a trouvé la mort, pendu dans sa cellule de la prison d’Archidona, dans le sud de l’Espagne. Sa famille a été reçue par le ministre des Affaires Etrangères, Abdelkader Messahel, qui a promis l’aide et l’assistance des autorités algériennes pour notamment le rapatriement du corps de la victime.

Akli Ouali

Dernière modification le vendredi, 05 janvier 2018 20:42
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