GRÉVES DANS LES UNIVERSITES...

Les menaces de Hadjar

07 Jan 2018
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Face aux grèves ouvertes enclenchées par des étudiants de plusieurs spécialités, comme ceux des Ecoles nationales supérieures, de Bibliothéconomie ou encore ceux de médecine, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique brandit tout simplement le spectre d’une année blanche. «La validation d’un quelconque module est tributaire de l’atteinte du seuil minimum de 70% des programmes d’enseignement comme le suggèrent les normes nationales et celle de l’UNESCO», affirmait, hier samedi, Tahar Hadjar, en marge d’une réunion avec les représentants des neuf organisations estudiantines agréées. Et «si ce seuil minimum n’est pas atteint, c’est inévitablement l’année blanche qui sera proclamée», a-t-il averti, invitant, à ce propos, les étudiants ayant enclenché des mouvements de protestation illimités, à la «raison» et à la «sagesse» et de «cesser de brandir des revendications sans fondement et illogiques». Et de prendre l’exemple des étudiants des ENS qui revendiquent des affections d’office dans leur wilaya de résidence. «Durant les trois dernières années, seuls 248 sortants des ENS ont été affectés dans des wilayas autres que celles de leur résidence, eux qui ont la primauté dans le recrutement des enseignants relevant de l’Education nationale», a-t-il affirmé. Et de préciser que certaines matières d’enseignement comme la philosophie ou encore les sciences naturelles enregistrent un encadrement suffisant avec, par endroits, des surplus d’enseignants. Le contraire d’autres matières dont les besoins en encadreurs pédagogiques est de l’ordre de 14 000 à 20 000 annuellement à l’horizon 2030. D’où  la création de commission de «haut niveau» installée au niveau du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique  chargée d’élaborer une plateforme qui permettra de former les enseignants de l’Education nationale. Toujours à propos des grèves, Hadjar a qualifié d’illégale la grève à laquelle a appelé un conglomérat de syndicats du secteur. Pour lui, il y a «fraude » et «usurpation de fonction» dans l’appel à cette grève du 14 janvier prochain en ce sens que ses auteurs, le CNES et l’UGEL traversent des «batailles de légitimité entres des clans, deux pour chacune des deux organisations». Il a promis d’agir dès ce dimanche contre le responsable de l’UGEL qui, selon lui, «n’est pas étudiant», indiquant, dans la foulée, qu’un autre signataire de cet appel à la grève, l’UNJA en l’occurrence, ne relève pas de l’Enseignement supérieur.    Aussi, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a brandi une autre menace : celle de sévir contre tout auteur de fermeture d’une enceinte universitaire qui se verra traduit en conseil de discipline avec poursuites judiciaires.

A.K.  

Dernière modification le samedi, 06 janvier 2018 20:53
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