Santé

Hasbellaoui s’oppose à la suppression du service civil

14 Jan 2018
122 fois

Le ministre de la Santé et de la Réforme hospitalière a réaffirmé, hier, son refus d’annuler le service civil qui garantit, selon lui, le droit de chaque citoyen aux soins. Mokhtar Hasbellaoui a insisté en même temps pour que les directeurs de la santé de wilayas réunissent les conditions nécessaires pour le travail des médecins spécialistes avant leur affectation dans des zones reculées. Lors de la rencontre avec les directeurs de santé au siège de son département à Alger, Hasbellaoui a donné de « fermes instructions » pour la prise en charge des demandes des médecins résidents. « Je n’accepterai aucune plainte des citoyens concernant les directeurs en 2018 », a déclaré Mokhtar Hasbellaoui, qui a également critiqué la gestion des établissements hospitaliers qu’il a qualifiée d’archaïque. Le ministre de la Santé a précisé que ses services travaillent actuellement sur la numérisation de tous les dossiers médicaux dont les dossiers relatifs aux cas de cancer pour faciliter le transfert d’informations d’un hôpital à un autre. L’opération se terminera à la fin de 2018. Dès le début du mouvement de protestation, le ministre avait opposé un niet catégorique à la suppression du service civil. « Le ministère ne peut pas abolir le service civil, tel que demandé par les médecins résidents. Ils n’ont pas le droit de refuser d’aller soigner les malades qui sont en dehors de leurs wilayas de résidence », a-t-il tranché, lors d’une cérémonie de sortie des inspecteurs de santé publique. Il n’est donc pas question d’abroger un service que chaque médecin a le devoir d’assumer, non pas conformément à ses vœux ou à ses compatibilités, mais selon le besoin exprimé par le secteur. Mais ce qu’il faut aussi préciser, c’est que les médecins résidents dans leur majorité n’ont jamais demandé la suppression du service civil, mais son adaptation au contexte actuel. Cette disposition de loi instaurée en 1984 et reconduite dans le projet de la nouvelle loi de santé est dépassée, estiment les médecins résidents qui sont à leur douzième semaine de contestation. Les médecins demandent le réaménagement de cette loi et non sa suppression avec l’instauration de mesures incitatives selon la région où ils sont affectés. Depuis le début du mouvement, les grévistes ont soulevé le problème du logement pourtant garanti par cette loi du service civil. Si le ministre a reconnu ce droit à plusieurs reprises, les médecins résidents ont à maintes reprises, affirmé qu’en pratique, le logement n’est que rarement assuré aux nouveaux médecins spécialistes, même ceux affectés dans les structures de santé du grand sud. Parmi les autres problèmes évoqués par les médecins résidents et auxquels le ministre n’a pas répondu explicitement, figure la question du regroupement familial dans le cadre du service civil. Actuellement, et selon des médecins spécialistes, de nombreux couples de jeunes médecins nouvellement diplômés sont affectés séparément dans des hôpitaux situés à des centaines de kilomètres, l’un de l’autre. Cette situation a obligé plusieurs médecins à cesser toute activité. Les médecins résidents ont aussi souhaité enlever au service civil son caractère obligatoire et autoritaire, en réclamant à l’Etat d’opter pour des mesures incitatives et motivantes. L’idéal, estiment-ils, est que le service civil soit effectué de manière plus volontaire. Mais apparemment, on n’en est pas encore là. Dans tous les cas de figure, la réponse du ministre n’est pas pour apporter de l’apaisement à une catégorie professionnelle déterminée à lutter jusqu’au bout.

M.M

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Quotidien indépendant d’information édité par la E.U.R.L. Hippone Edition et Communication.

Rédaction & Publicité : 6, Place Tarek Ibn Ziad - Annaba

Rédaction: Tél & Fax : 038.45.90.15

Publicité: Tél-Fax : 038 45.90.16

Bureau de Constantine : Maison de la Presse Tél/fax: 031.61.60.79 

Bureau de Souk-Ahras : 8, place de l’Indépendance (ex place Thagaste )
Tél - fax : 037 31.08.53

Bureau de Skikda : 6, Rue Mostefa Benboulaïd  - Tél : 038 76.57.85