Recours à l’automédication

Le SNAPO met en garde les patients

14 Mar 2018
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Le Syndicat national algérien des pharmaciens d’officine (SNAPO) a mis en garde, avant-hier à Alger, contre le recours à l’automédication qui pourrait exposer la santé des citoyens dans de nombreux cas à des «complications et des effets secondaires dangereux». S’exprimant à l’occasion de la 11ème édition des Journées pharmaceutiques consacrée à l’automédication, le président du SNAPO, Dr Messaoud Bélambria a indiqué que sur les 4300 médicaments commercialisés en Algérie, environs 1500 sont concernés par l’automédication, ce qui représente -selon lui- le tiers des médicaments enregistrés dans la nomenclature nationale, mettant en garde contre ce genre de pratiques qui «expose souvent la santé du citoyen au danger». Il a estimé que l’automédication, pratiquée par le citoyen actuellement, portait atteinte au secteur de la santé, qu’il s’agisse de la «santé du patient ou des institutions de l’Etat». Soulignant que 30% des citoyens recouraient à l’automédication particulièrement avec le recul du nombre de médicaments remboursés par la sécurité sociale, le même intervenant a mis en garde le consommateur et le pharmacien de recourir à ce genre de médication. Pour sa part, le président de l’Union nationale des opérateurs de la pharmacie, Abdelwahed Kerrar, a évoqué les résultats d’un sondage mené par son organisme en 2017 sur un échantillon de 2600 patients et qui a fait ressortir que 52% des sondés recouraient à l’automédication et 77% s’orientaient vers les herboristes. Il a ajouté que si certains médicaments achetés par les patients dans ce cadre «ne constituent» pas de danger sur leur santé, d’autres par contre sont «très nocifs» et peut les exposer, dans de nombreux cas, à des intoxications ou des complications secondaires, d’où, a-t-il dit, la nécessité de «mettre en place un cadre légal pour régir ce genre de traitements». S’exprimant à cette occasion, le directeur de la pharmacie et des équipements médicaux au ministère de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière, Dr. Hafedh Hamou, a fait état de l’élaboration d’une loi, en coordination avec les ministères de l’Agriculture, du Commerce, de l’Enseignement supérieur ainsi que des acteurs du domaine, régissant la consommation de compléments alimentaires dont la majorité entrent dans le cadre de l’automédication. Des participants aux travaux de ces Journées, venus notamment de France et de pays du Maghreb, ont présenté l’expérience de leurs pays respectifs dans la gestion de l’automédication, relevant à titre d’exemple que près de 80% des français recourent à ce type de traitement qu’ils jugent «efficace et économique». A noter que les Etats-Unis d’Amérique occupent la première place parmi les pays occidentaux en matière d’automédication, ce type de traitement représente 37% du marché des médicaments en Espagne, le citoyen maghrébin consomme, quant à lui, près de 10 boîtes annuellement de médicaments sans prescription.

Dernière modification le mardi, 13 mars 2018 20:12
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