Respect du calendrier scolaire

Gare aux directeurs récalcitrants !

17 Mai 2018
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Le ministère de l’Education n’entend pas badiner avec les instructions de Mme la ministre s’agissant du respect des calendriers scolaires. Pour ceux qui doutent de fermeté des autorités éducatives, le cas de ces trois directeurs qui seront traduits devant le Conseil de discipline avec tous les risques que suppose une telle procédure administrative. Il s’agit d’un directeur de CEM de l’Académie de l’Est d’Alger et deux autres à Djelfa et Laghouat. Medjadi Messeguem inspecteur général au ministère de l’Education a réitéré la mise en garde hier en avertissant que qu’en cas de non-respect du calendrier scolaire fixé par le ministère, les chefs d’établissements récalcitrants seront présentés directement devant le conseil de discipline, pour prendre  les mesures requises à leur encontre. «Le ministère a adressé un calendrier à l’ensemble des directeurs de  L’Education, à respecter au niveau des établissements éducatifs. Cependant, s’ils ne le respectent pas, des mesures disciplinaires seront prises à leur encontre, comme ce fut le cas pour trois directeurs suspendus. Ces directeurs   seront présentés devant le conseil de discipline qui prendra les sanctions requises à leur encontre, même si le programme est terminé», a précisé M. Messeguem, en marge du séminaire national sur «la culture de la paix et du vivre ensemble selon l’érudit l’Emir Abdelkader», ajoutant dans ce sens que «le calendrier mis en place est national et doit être respecté par tout un chacun».Pour rappel, Mme Benghebrit a instruit, début mai les directeurs de l’Education pour qu’ils veillent au respect du calendrier des compositions de fin d’année et des examens blancs pour les candidats à l’entrée en 1er AM, le BEM et le BAC. Mais il se trouve que cette mesure qui procède du souci de la ministre de se rapprocher de la norme universelle de 36 à 38 semaines de cours pour l’année scolaire, fait grincer des dents des chefs d’établissements. Ces derniers ont pris le fâcheux pli, de mêche avec les professeurs, d’expédier en un coup de cuillère à pot le troisiéme trimestre (qui n’a de trimestre que le nom) en organisant prématurément les compositions. Conséquence : les élèves algériens, à l’inverse de ce qui se passe dans le monde quittent les classes au plus tard début mai, ce qui leur fait presque trois mois et demi de vacances. Ce qui est considéré comme anti pédagogique. D’où la décision de la ministre d’exiger le recul des dates de compositions pour garder les élèves en classe.Mais l’idéal serait d’arriver à un calendrier national des examens et des compositions de sorte à atteindre la norme universelle de 38 semaines dans l’année. Quitte  à trouver des aménagements pour les régions du Sud du pays, en raison de la chaleur qui s’installe prématurément rendant le déroulement des cours presque impossible.

H.Khellifi. 

Dernière modification le mercredi, 16 mai 2018 20:04
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