Le FFS accuse

Le pouvoir veut transformer l’APN en caserne

27 Mai 2018
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Le FFS accuse le pouvoir de velléités de transformer le parlement en une «caserne, piétinant la liberté d’expression et étouffant toutes les voix qui lui sont discordantes» et ce, après en avoir  fait une «chambre d’enregistrement». Le premier secrétaire national du parti, qui s’exprimait, hier samedi, à l’ouverture de travaux d’une session ordinaire du conseil fédéral de la wilaya de Tizi-Ouzou, a une fois de plus, relevé le «problème de légitimité des institutions qui ne date pas d’aujourd’hui», estimant que « le peuple algérien post indépendance n’a pas exercé librement son droit à l’autodétermination » et que «les élections n’ont jamais permis l’émergence d’institutions réellement démocratiques représentatives de la population». D’où, a poursuivi Mohamed Hadj-Djilani, son désir d’achever  cette «triste œuvre» en objectant de transformer le parlement en une «caserne, piétinant la liberté d’expression et étouffant toutes les voix qui lui sont discordantes». Ceci à travers le projet de loi portant règlement intérieur de l’APN que le FFS dit «rejeter avec vigueur tel que proposé devant l’Assemblée Populaire Nationale».Un projet de loi que Djilani qualifie d’une «autre régression en termes de liberté de l’action parlementaire» après les réformes constitutionnelles de 2016 qui constituaient une régression en termes des libertés, affirmant «qu’au lieu de donner plus de prérogatives aux députés pour exercer leur pouvoir de contrôle sur le gouvernement et instaurer la séparation du pouvoir législative du pouvoir exécutif, ce projet de règlement intérieur propose plusieurs articles verrouillant la libre expression des députés lors des séances plénières, et excluant   la langue amazighe des travaux de l’assemblée en violation de la Constitution». Abordant le plan économique de la crise multidimensionnelle que traverse le pays, le premier secrétaire national du FFS affirme que «le pays ne parvient pas encore à assurer son développement», estimant que «s’en remettre au secteur privé étranger n’est pas la solution car cela constitue une hypothèque pour son indépendance et à terme pour sa souveraineté». Et à Djilani de considérer que le pays «ne dispose plus de ressources suffisantes pour assurer un niveau de vie décent à une population croissante et une protection sociale des plus démunies». Il relève, néanmoins, et avec satisfaction que «face à un pouvoir qui fait tout pour que les choses restent en place, la société fait bouger les lignes», citant les collectifs, les syndicats, les associations qui se mobilisent», relevant que «tout est figé en haut, mais tout bouge en bas», invitant les militants du parti à «accompagner ces hommes et ces femmes qui par le bas, font bouger les lignes». «Notre parti a accompagné, et accompagnera toujours, les forces du changement, jusqu’à l’aboutissement de leurs revendications légitimes», soutient le premier secrétaire national du FFS qui estime que, «désormais tenir un discours à la fois libéral et social ne devrait tromper personne. Avoir un pied dans le pouvoir un autre dans l’opposition c’est de l’opportunisme politique.

A.K.

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