Dossier des migrants

Le SNAPAP et la LADDH interpellent Messahel

27 Mai 2018
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Le Syndicat National Autonome des Personnels de l’Administration Publique – (SNAPAP) et la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH) rejettent l’accusation du ministère des Affaires étrangères accusant les ONG (Organisations non gouvernementales) de ternir l’image du pays au sujet de leurs remarques sur le dossier des migrants. Dans une lettre adressée, hier samedi, à Abdelkader Messahel, ministre des affaires étrangères, ces deux entités affirment que «les autorités algériennes, et non pas l’Algérie, ont failli à leurs devoirs envers les travailleurs migrants mais aussi envers les nationaux mais cela n’est pas le débat». Et au SNAPAP et à la LADDH de justifier leurs interventions  à ce sujet par «l’absence de respect à la personne humaine, forts de la vision que l’on se fait de notre pays qui a été à un certain moment de son histoire le pays phare en Afrique, pas pour les mêmes raisons d’aujourd’hui mais pour des raisons contraires, car il était le symbole de la solidarité Africaine dans une Afrique libre». Démentant  n’avoir jamais dit que la «prise en charge de ce problème est facile», la LADDH et le SNAPAP disent néanmoins  «refuser qu’il soit abordé par une gestion sécuritaire et par des sentiments qui ont été exprimés par l’actuel premier ministre quand il était directeur de cabinet de la présidence de la République et par l’actuel ministre des Affaires étrangères». Pour le duo associatif, «le MAE ne peut demander aux ONG Algériennes de s’inscrire dans sa démarche car elles sont autonomes et s’inscrivent dans une démarche qui ne foule pas aux pieds les droits de l’homme. C’est vrai qu’elles peuvent participer à formuler une politique qui prenne en compte les intérêts de la population algérienne et ceux des travailleurs migrants mais encore faut il que les autorités algériennes cessent de les réprimer dans leur activité». Et de rappeler, dans la foulée, «faire partie du Forum social Maghrébin» et qu’il s’était tenu à Oran le 24 Novembre 2015 une réunion du comité de suivi pour la préparation de la quatrième édition du Forum social maghrébin sur l’immigration». Un conclave tenu dans une «ambiance d’adversité alors que toutes les personnes présentes étaient convaincues, au delà de leur nationalité, de la nécessite de joindre les efforts des ONG de la région pour participer à la formulation d’une politique audacieuse qui articule et prenne en charge les intérêts de toutes les populations de la région». Bien plus, car alors que les précédents rencontres s’étaient tenues dans les pays de la région, l’Algérie fût et reste le seul pays qui refuse que cela soit fait et la rencontre qui devait se tenir à Oran a été annulée et déplacée dans un autre pays suite au refus des autorités algériennes (Wilaya d’Oran et celle de Bejaia) de permettre cette rencontre». L’Algérie, notre pays, est notre bien à tous mais nous ne concevons l’Algérie qu’avec la dimension qui lui sied c’est-à-dire le pays phare vers lequel tout le monde se tourne». Avant-hier vendredi, le ministère des affaires étrangères avait, pour rappel,  rejeté les accusations jugées « graves» des ONG en pointant du doigt une campagne malveillante visant à ternir l’image de l’Algérie. Dans un communiqué, le MAE a réagi aux propos de la porte-parole du bureau du commissariat aux droits de l’ONU qui avait appelé mardi dernier à Genève les autorités algériennes à cesser les «expulsions collectives » de migrants. Dans son communiqué, le département que dirige Abdelkader Messahel, rapporte la «vive désapprobation» d’Alger des propos qualifiés d’inacceptables de Ravina Shamdasani, exprimés par le représentant permanent de l’Algérie à Genève. «À la suite de la récente déclaration faite par la Porte-parole du Bureau du Haut-commissaire des droits de l’Homme des Nations-Unies concernant les conditions dans lesquelles auraient été reconduits, dans leurs pays respectifs, des migrants séjournant illégalement en Algérie, le Représentant permanent de l’Algérie à Genève a été instruit pour exprimer au Bureau du Haut-commissaire des droits de l’Homme la vive désapprobation des autorités algériennes des propos inacceptables tenus par sa Porte-parole et demander des clarifications sur les raisons l’ayant conduite à faire avec une aussi insoutenable légèreté un tel procès d’intention à l’Algérie», pouvons-nous lire dans ledit communiqué. Et de rappeler le «droit» et le «souci» de l’Algérie à assurer la sécurité de ses citoyens, ajoutant que «les mesures de reconduite aux frontières se font conformément à la loi algérienne, aux obligations internationales de l’Algérie et dans le strict respect de la dignité et des droits humains des personnes concernées». Pour rappel, lors d’un point de presse mardi dernier à Genève, Ravina Shamdasani, s’appuyant sur des témoignages recueillis par les experts auprès de migrants refoulés, a accusé les autorités algériennes d’organiser des «rafles massives» en critiquant les conditions de détention qui seraient «inhumaines et dégradantes», dénonçant, dans la foulée, «l’absence d’évaluations individualisées».

A.K.

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