Les députés FLN se retournent contre Bouchareb

L’opportunisme dans sa forme la plus abjecte

11 Mai 2019
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A quoi jouent les députés FLN ? Leur conscience est-elle définitivement détériorée, au point où  ils ne sont plus en mesure de faire le moindre discernement ? Ne savent-ils pas qu’à n’importe quel moment, l’Algérie pourrait basculer dans le chaos, et que le contexte que traverse aujourd’hui le pays, est loin d’être un « chahut de gamins », mais une véritable situation insurrectionnelle, que des parties voudraient pousser au pourrissement ? N’ont-ils pas entendu pendant 12 semaines le slogan « FLN dégage » et n’ont-ils pas essayé d’aller au fond de cette haine que leur voue le peuple, pour conclure que c’est l’ensemble de leur parti, qui est appelé à disparaître en un seul bloc ? Dans ce cas, ils ne méritent pas de représenter la supposée plus grande force politique du pays. Si les élections étaient propres et honnêtes, la majorité de ces députés n’auraient même pas mérité d’être candidats. Mais l’incursion de l’argent sale et sa domination à tous les niveaux de la scène politique, a fini par imposer sa logique où l’opportunisme a remplacé le militantisme. Au FLN, on peut basculer d’un extrême vers l’autre, sans se poser de question. Les députés FLN qui exigent aujourd’hui la démission de Mouâd Bouchareb de son poste de président de l’APN, ce sont les mêmes, qui, en octobre dernier, avaient obtenu le départ de Saïd Bouhadja pour introniser celui dont ils réclament aujourd’hui le départ non par souci d’accompagner le mouvement populaire comme ils le prétendent, mais par opportunisme. « Nous refusons d’être en faux par rapport au mouvement populaire qui exige son départ. Ce mouvement est salvateur à plus d’un titre et nous, en tant que FLN, nous devons l’accompagner », prétendent-ils. Mais pourquoi ne mettent-ils pas un cadenas et une chaîne de fer au portail de l’Assemblée pour empêcher Mouâd de rejoindre son bureau et constater ensuite la vacance du poste ? Le procédé a été déjà utilisé par ces mêmes députés dans des circonstances hallucinantes. Le « Hirak » n’a sûrement pas besoin du soutien de ces députés, qui n’ont pas hésité à avoir un comportement de voyous Il est vrai que Mouâd a poussé le bouchon très loin le zèle jusqu’à comparer Bouteflika, à un prophète, et cela le 22 février, date de la première manifestation, comme il ne faut pas oublier que le nouveau secrétaire général, élu le 30 avril dernier, Mohamed Djemaï n’a pas trop attendu pour apporter son allégeance à Ahmed Gaïd Salah. Quoi qu’il en soit, son profil d’affairiste et de contrebandier très connu dans la région de Tébessa, ne lui permettra pas de jouer un rôle dans une nouvelle configuration politique, tant que les Algériens seront mobilisés pour un changement radical du régime. Même le parti à la tête duquel il a été coopté, n’aura plus sa place dans la nouvelle Algérie. Une Algérie où toute la classe politique créée sous le parrainage du DRS devrait disparaître !

Mohamed Mebarki

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