Tabou-Makri

Le clash

06 Jui 2019
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Abderrazak  Makri vit apparemment des moments  très difficiles. Agité plus que d’habitude, le président du MSP multiplie, depuis l’arrestation de Toufik, Tartag et Saïd Bouteflika, les sorties intempestives, confirmant malgré lui, le malaise qu’il est en train de vivre. Pour tous ceux qui connaissent le dirigeant islamiste, cette excitation déplacée traduit tout le désarroi du représentant local de la secte des frères musulmans.  Ce dernier, est afin de sauver sa peau, n’a pas trouvé mieux que d’ouvrir les hostilités avec l’une des figures du « Hirak », cherchant par la même occasion, à ternir l’image de Karim Tabou et à discréditer le mouvement populaire. Tous les moyens sont bons, aux yeux d’Abderrazak Makri ; l’essentiel est de créer la diversion, qui lui permettra de sortir indemne, après avoir comploté contre le peuple, en faisant la promotion de la prolongation du quatrième mandat. Cette manière de faire allégeance à ceux qui détiennent le pouvoir réel, est indigne d’un homme, qui prône la modération, la voie du juste milieu et les hautes valeurs. Pour Karim Tabou, qui a été accusé par le disciple d’Erdogan, d’avoir participé secrètement aux dernières élections législatives, avec des listes de candidats libres dans certaines wilayas, Makri a perdu la raison. « J’ai du mal à croire qu’un homme comme Makri avec son expérience politique descende à ce niveau, pour parler de listes secrètes aux législatives de 2017. C’est juste impossible », avoue l’ancien Premier secrétaire du FFS, avant d’ajouter que le président du MSP verse dans le mensonge. Essayant de trouver des explications logiques à cette hargne soudaine et à cette haine que lui voue Abderrazak Makri, Tabou a, entre autres, évoqué la panique du dirigeant islamiste. « Il ne trouve pas matière à fausser le débat ou à faire diversion pour éviter qu’il soit rattrapé par sa récente conspiration visant à sauver le régime de Bouteflika, à travers sa campagne pour la promotion de la prolongation du quatrième mandat. Ses déclarations cachent mal son désarroi parce qu’il est sur le banc des accusés en raison de ses maintes rencontres secrètes avec le conseiller et frère cadet du président déchu, Said Bouteflika », a-t-il réagi hier. Pour Karim Tabou, Makri est « un homme sans conviction ». Même lorsque ce dernier clame d’une manière ostentatoire, qu’au moment où lui et ses militants étaient dans la rue, à l’occasion de la marche du 22 février, Karim Tabou était à l’étranger, on a l’impression qu’il veut surtout faire de la provocation. Il ne faut pas oublier aussi, qu’au moment où Abderrazak Makri négociait secrètement sa caution pour le quatrième mandat, Karim Tabou était dans la rue pour dénoncer la confiscation de la volonté populaire par ces mêmes forces non constitutionnelles que dénonce aujourd’hui Ahmed Gaïd Salah.

Mohamed M

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