Deux mois après le départ de Bouteflika

Le constat pessimiste de Mohcine Belabbas

06 Jui 2019
311 fois

Deux mois après la démission forcée de Abdelaziz Bouteflika, Mohcin Belabbas dresse un constat plutôt sombre de la situation politique qui prévaut dans le pays, conséquence, selon lui d’une lutte féroce des clans du pouvoir’ Le responsable du RCD relève à juste titre l’importance prise par l’Etat-major de l’Armée transformé entre temps «en une sorte de Haut comité de transition décidant de tout et envoyant ses messages les plus importants par l’intermédiaire de son chef Gaid Salah.» Mohcin Belabbas constate dans la foulée la panne du dialogue politique, censé baliser la voie la plus courte vers la sortie de crise, soulignant à ce propos que «Malgré les promesses faites au départ pour accompagner le mouvement populaire pour rendre sa souveraineté au peuple, aucun dialogue n’a été initié avec les acteurs politiques ou de la société civile pour réunir les conditions d’un retour du pouvoir réel aux civils. » Les échecs redondants de ce dialogue sont, ajoute le responsable du RCD les révélateurs d’une inaptitude criarde à gérer la crise constitutionnelle et politique» la part des responsables du pouvoir de fait «Le dernier échec étant celui de l’organisation de l’élection présidentielle programmée pour le 04 juillet et dont l’annulation vient d’être actée par ce qui fait office de Conseil Constitutionnel. », note à ce propos le RCD qui se pose cette question lancinante : «Quel bilan retenir de ces deux derniers mois ?’ Une réponse sous la forme d’un constat de carence sur fond «Des causeries hebdomadaires sans vision ni perspectives du vice-ministre de la défense suivies de menaces sans discernement, des institutions politiques paralysées» Egrenant la litanie des déboires accumulés en deux mois : «Aucun dialogue entamé, aucune affaire de justice n’a été élucidée, des abus manifestes de la détention provisoire, une répression assumée, le refus entêté de libérer les nombreux détenus d’opinions qui croupissent toujours dans les geôles du régime» Et vient s’ajouter à ce sombre tableau politique «Une panne de l’investissement économique et de l’initiative gouvernementale avec des ministres cantonnés dans l‘hôtel Aurassi» «Pourtant, une dynamique de débats et d’initiatives dans la société est perceptible. Des propositions de sortie de crise qui pour l’essentiel s’appuient sur les grandes lignes de la feuille de route du RCD fleurissent. Le consensus citoyen sur une période de transition constituante est largement partagé.» note le RCD, qui conclut d’ailleurs son communiqué en soulignant que «ce qui inquiète le plus dans la démarche de Ahmed GAID Salah est son manque d’ambition pour l’Algérie. Réduire la demande citoyenne de la construction d’un État de droit à de simples considérants logistiques et techniques de l’organisation d’une élection présidentielle est plus que problématique »

H.Khellifi.

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Quotidien indépendant d’information édité par la E.U.R.L. Hippone Edition et Communication.

Rédaction & Publicité : 6, Place Tarek Ibn Ziad - Annaba

Rédaction: Tél & Fax : 038.45.90.15

Publicité: Tél-Fax : 038 45.90.16

Bureau de Constantine : Maison de la Presse Tél/fax: 031.61.60.79 

Bureau de Souk-Ahras : 8, place de l’Indépendance (ex place Thagaste )
Tél - fax : 037 31.08.53

Bureau de Skikda : 6, Rue Mostefa Benboulaïd  - Tél : 038 76.57.85