Tout en continuant à gérer les affaires courantes

Bensalah tourne le dos aux Algériens

10 Jui 2019
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Dans un communiqué rendu public hier, la Présidence de la république a annoncé qu’il a été mis fin aux fonctions de trois cadres de cette institution, en l’occurrence Baghdadi Abdelmadjid et Kalafate Mohamed Mehdi, respectivement directeur de l’administration générale et directeur des cadres à la Présidence. Il a été, également, mis fin aux fonctions de Mme Temimi Assia, en qualité de chargée de mission. Les raisons, qui ont motivé cette décision, paraphée et endossée par Abdelkader Bensalah, n’ont pas été divulguées. Mais quel que soit le motif de cette révocation, il traduit parfaitement l’état d’esprit d’un chef de l’Etat par intérim, déterminé à ignorer les appels à la démission, lancés par le peuple. J’y suis, j’y reste semble-t-il dire, à travers ces décisions, assimilées à un simple besoin de changer le « décor », qu’à une urgence imposée par l’état des lieux. Abdelkader Bensalah, dont l’impopularité a empêché de se rendre au stade Mustapha Tchaker, pour perpétuer un rituel aussi vieux que la compétition : féliciter les vainqueurs, consoler les vaincus, apposer des autographes sur les ballons des arbitres, recevoir des présents symbolisant les régions représentées en finale de la coupe d’Algérie, continue de narguer du haut de son statut, le peuple, qui lui demande de partir. La prolongation de son mandat, basée sur une fetwa maison du Conseil constitutionnel, a été vue comme une provocation par des millions d’Algériens, qui ont exprimé de vive voix, leur rejet d’un des symboles d’un régime en voie de décomposition. Ignorant royalement le refus de la rue, le chef de l’Etat par intérim fait la sourde oreille et semble plutôt obéir à une implacable logique, qui le dépasse. Tournant le dos à la morale, qui aurait du l’inciter à se retirer dignement, il donne l’impression de s’accrocher de toutes ses forces à son poste, à l’encontre de la volonté du peuple algérien. Dans une interview, accordée à TSA et publiée hier, Abdallah Djaballah n’y va pas de main morte, en traitant Abdelkader Bensalah de « président illégitime ». Selon le leader islamiste, « rester au pouvoir est une trahison et un complot contre le peuple ». « Le peuple est sorti dans la rue et dans les places exigeant qu’ils partent tous, décidé à reconquérir sa souveraineté et à retracer un avenir à son pays, loin de toute tutelle. Il est dans la situation d’une Révolution pacifique sans commune mesure dans l’Histoire de l’Algérie. Les élections sous l’autorité de ceux qui sont au pouvoir sont refusées, aucun candidat n’a pu se présenter. Comment alors mettre en application l’article 103 ? Il n’y a aucune ressemblance entre les deux situations et donc la référence à ce texte est infondée. La fetwa du Conseil constitutionnel est nulle et ne peut pas être un fondement pour se maintenir au pouvoir », conclut Abdallah Djaballah.

M.M

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