Affaires de corruption

Ouyahia en prison

14 Jui 2019
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En l’espace de quelques heures, deux anciens membres du gouvernement ont rejoint les hommes d’affaires déjà écroués. L’ancien premier ministre, Ahmed Ouyahia, a été mis sous mandat de dépôt, hier au milieu de l’après-midi par le juge d’instruction désigné par la Cour suprême pour juger les hauts cadres de l’Etat. L’ancien ministre des Travaux publics, Abdelghani Zaâlane, a suivi en fin de journée. Présenté vers 13 heures 30 devant le juge d’instruction, Ahmed Ouyahia est sorti vers 16h20 dans un fourgon cellulaire de la police nationale. Le juge d’instruction, qui l’a auditionné durant plus de trois heures, lui a notifié les chefs d’accusations qui sont notamment liés à « la conclusion illégale » de marchés publics avec les entreprises du groupe Haddad. La Justice lui reproche également d’avoir « perçu d’indus avantages » et de « financement illégal de partis politiques ». Ce sont quasiment les mêmes accusations qui ont été faites à Abdelghani Zaâlane, ancien ministre des Travaux Publics et surtout dernier directeur de campagne de Abdelaziz Bouteflika. Il a été placé sous contrôle judicaire. L’arrivée du fourgon de police qui transportait Ahmed Ouyahia à la prison d’El-Harrach a été accueillie par un rassemblement des citoyens. La voiture, complètement fermée, a été prise d’assaut et caillassée. Des citoyens se sont même rués sur le fourgon en tapant sur la tôle. Les policiers ne sont pas intervenus pour endiguer leur furie. Le véhicule s’est finalement engouffré dans l’enceinte carcérale sans subir trop de dommages. Entendu à plusieurs reprises par le juge d’instruction près le Tribunal de Sidi M’hamed, Ahmed Ouyahia ne pouvait être jugé par une institution judiciaire ordinaire. Son dossier a été transféré, en même titre que ceux des anciens ministres et walis, vers la Cour suprême qui s’est chargée de nommer un juge d’instruction chargé de suivre leurs affaires. Sellal et Benyounes entendus aujourd’hui Après Ahmed Ouyahia et Abdelghani Zaâlane, l’ancien premier ministre, Abdelmalek Sellal et l’ancien ministre des Travaux Publics et de l’industrie, Amara Benyounès, seront entendus, ce matin, par le même juge d’instruction. Au total, dix anciens ministres et deux walis comparaîtront devant le juge d’instruction près la Cour suprême. En attendant la levée de l’immunité parlementaire pour le sénateur Amar Ghoul et le député Boudjema Talaï. Tout ce monde est poursuivi dans la seule affaire de Ali Haddad. D’autres seront concernés dans d’autres affaires, comme celles de Mahiedine Tahkout et des frères Kouninef.

Akli Ouali

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