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Cour suprême  

Le sort de Tou, Djoudi et Zoukh connu aujourd’hui

16 Jui 2019
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Trois anciens hauts responsables comparaitront, aujourd’hui, devant le juge d’instruction près la Cour suprême. Après avoir entendu et écroué deux ex-premiers ministre, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, et l’ancien ministre de l’industrie, Amara Benyounès, le juge d’instruction ouvrira, en ce début de semaine, les dossiers de deux anciens ministres. Il s’agit de Karim Djoudi, ex-ministre des Finances et d’Amar Tou qui avaient occupé plusieurs portefeuilles ministériels sous Bouteflika. Les deux ex-ministres, comparaîtront en tant qu’accusés dans des affaires  « de corruption au moment  de l’exercice de leurs fonctions en qualité de membres du  gouvernement ». Le troisième haut responsable qui sera aussi le client de la Justice n’est autre que l’ancien wali d’Alger, Abdelkader Zoukh. Ce dernier comparaîtra lui aussi, aujourd’hui, devant le juge instructeur pour corruption. La liste des responsables devant se présenter devant la Cour suprême est encore longue. D’autres anciens responsables seront aussi présentés. On donne déjà le nom de Boudjemaâ Talai, ancien ministre et député. Selon des sources, ce dernier devra officialiser aujourd’hui, la renonciation à son immunité parlementaire pour se mettre aussi à la disposition de la Justice. Avant, les sénateurs et ex-ministres cités dans des affaires de détournement, Djamel Ould Abbès et Saïd Barkat, ont déjà renoncé à leur immunité en adressant, la semaine dernière, des écrits aux instances du conseil de la Nation. Cités dans une affaire de détournement des deniers du ministère de la Solidarité, ces deux cadres du FLN seront peut être présentés, dans les prochains jours, devant le juge d’instruction près la Cour suprême. La Justice a également demandé la levée de l’immunité parlementaire de l’ancien ministre des travaux publics et président du parti TAJ, Amar Ghoul, cité aussi dans une affaire. Selon certaines sources, le juge d’instruction près la Cour suprême s’apprêtait même à émettre un mandat d’arrêt international à l’encontre de l’ex-ministre de l’industrie, Abdesslam Bouchouareb qui se trouve actuellement à l’étranger et qui aurait envoyé un certificat médical à la Justice. Pour rappel, le juge d’instruction près la Cour a émis trois mandats de dépôt à l’encontre d’Ahmed Ouyahia, d’Abdelmalek Sellal et d’Amar Benyounès. En revanche, il a mis sous contrôle judiciaire Abdelghani Zaâlane, décision contre laquelle le parquet a fait appel.

Samir Rabah 

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