Sortie de Gaid-Salah avant-hier

Le FLN et le RND appuient, le RCD condamne

04 Sep 2019
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L’appel du vice-ministre de la défense nationale et chef d’état-major de l’ANP à la convocation du corps électoral le 15 septembre prochain en vue de la tenue d’élections présidentielles a fait réagir la classe politique. Côté opposition, seul le RCD a tenu à répliquer au général de corps d’armée Ahmed Gaid-Salah. «L’obstination du vice-ministre à assigner à l’institution militaire une mission qui ne fait nullement partie de ses prérogatives inquiète tous les patriotes soucieux du devenir national. Réduire la solution à la crise endémique que traverse notre pays depuis des décennies et qui s’est accentuée depuis 2008 suite au viol de la constitution, avec la caution de l’institution militaire, et qui avait ouvert la voie à la présidence à vie, à l’organisation d’une élection présidentielle avec les mêmes mécanismes et acteurs est plus que suspect quant à la volonté de laisser le peuple algérien s’exprimer sur son devenir. Pour une fois que le peuple algérien a l’opportunité de recouvrer sa souveraineté et de décider du système politique qui répond à ses attentes, faisons en sorte à ce qu’il ne soit pas encore trahi. Donnons du sens à notre avenir en mettant en œuvre un processus constitutionnel pour prémunir les générations futures des échecs et turpitudes du passé», a écrit le président du parti, sur son compte facebook. $Son de cloche tout autre du côté de deux partis de l’ex-allégeance. Ainsi,  Le RND estime, dans un communiqué, que la proposition du Général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), de la convocation du corps électoral avant le 15 septembre courant, la tenue de l’élection présidentielle dans les délais légaux et l’installation rapide d’une instance nationale indépendante pour l’organisation de la présidentielle est «un pas décisif et une preuve du sérieux» des efforts consentis par le Haut commandement de l’ANP.  Le chef d’état-major avait affirmé, lors de sa visite à la 4ème Région militaire à Ouargla, qu’«il est opportun de convoquer le corps électoral le 15 du mois de septembre courant, et que les élections puissent se tenir dans les délais fixés par la loi, des délais raisonnables et acceptables  qui répondent à une revendication populaire insistante». A ce propos, le RND a accueilli «favorablement» la proposition du Général de corps d’armée, Gaïd Salah, la qualifiant «de pas décisif et de preuve du sérieux des efforts consentis par le Haut commandement de l’ANP pour la préservation de la voie constitutionnelle et la concrétisation de la revendication principale du peuple algérien consistant en l’application des articles 7 et 8 de la Constitution, consacrant la volonté populaire à travers la réunion des conditions et des mécanismes permettant aux citoyens de choisir librement et de façon souveraine le président de la République et de contribuer, ainsi à la construction d’institutions constitutionnelles solides». Le RND a réaffirmé son soutien à cette démarche sur le terrain, la considérant comme «une étape pratique pour sortir de la situation actuelle», à travers «la mobilisation de ses militants pour sensibiliser les citoyens à l’impératif de participer à cette échéance électorale pour éviter au pays les conséquences du vide et la période de transition». Pour sa part, le FLN considère  que la proposition du Général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), de fixer les délais légaux pour la convocation du corps électoral pour l’élection présidentielle traduisait «un engagement et une fidélité» à la position exprimée par le commandement de l’institution militaire. A ce propos, le FLN a estimé, dans un communiqué, que les déclarations du Général de corps d’armée Gaid Salah «dénotent un engagement et une fidélité à la position exprimée par le commandement de l’institution militaire par rapport à la situation actuelle du pays depuis le début des revendications populaires appelant au changement».   «Cette position est parfaitement conforme aux positions du FLN qui a n’a eu de cesse de souligner l’impérative organisation de l’élection présidentielle dans les plus brefs délais et dans le respect de la Constitution et des lois de la République, et ce sous la supervision et l’organisation directe d’une instance nationale qui aura toute la souveraineté et l’autorité pour organiser l’élection présidentielle, sans l’intervention d’une tierce partie», a indiqué le parti. Le parti a exprimé «sa disponibilité à participer, de manière active, dans la mobilisation de tous ses militants pour assurer une forte participation lors de la prochaine échéance présidentielle», mettant en avant, dans ce sens, le travail de l’Instance nationale de dialogue et de médiation (INDM) qui a «pris la responsabilité historique, dans un contexte très complexe, en vue de créer un consensus national concernant les voies de sortie de la crise actuelle».

A.K.

 

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