Alors que le général à la retraite est toujours en fuite à l’étranger

Les biens de la famille Nezzar mis sous séquestre

03 Jui 2020
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L’enquête ouverte par le tribunal de Sidi M’Hamed contre Khaled Nezzar sur la base d’une plainte lancée par l’Autorité de régulation de la poste et des communications électroniques et la Direction générale des impôts aurait abouti à la mise sous séquestre d’un grand nombre de biens appartenant au général à la retraite et à sa famille. L’information a été rapportée par le quotidien Liberté dans son édition d’hier. Selon la même source, la mesure conservatoire concerne une luxueuse villa, située dans le quartier huppé d’Hydra à Alger, des dizaines d’hectares de terres agricoles à Bouchaoui, non loin de Club des pins, ainsi qu’une palmeraie de plusieurs centaines d’hectares, implantée dans la wilaya de Biskra. D’après le quotidien Liberté, l’enquête concerne aussi des affaires liées à des sociétés de la famille Nezzar telles que Smart Link Com (SLC), dissoute en 2019, et qui était spécialisée dans la fourniture de l’internet haut débit, Divona Algérie, spécialisée dans le matériel de télécommunication et internet, ainsi que SLH, activant dans l’agriculture saharienne. Ces entreprises appartenant majoritairement à la famille Nezzar, seraient impliquée dans une vaste opération d’ « évasion fiscale et non-tenue d’engagements contractuels envers des clients ». Le général à la retraite, dont le nom est souvent cité, lorsqu’on aborde les douloureux événements d’octobre1988, la mise à l’écart de Chadli Bendjedid, l’assassinat de Mohamed Boudiaf et la décennie noire, a été condamné à 20 ans de prison par contumace par le tribunal militaire de Blida dans l’affaire du « complot contre l’armée ». Réfugié en Espagne, un mandat d’arrêt international a été lancé contre lui et son fils Lotfi. Une vidéo postée sur Youtube, en mars dernier, le montre déambulant dans une rue de Barcelone, en compagnie de Saïd Bensdira, un individu au profil ambigu et intriguant, et cela malgré les mesures de confinement strict imposées aux citoyens d’un pays frappé lourdement par le coronavirus. Il y a quelques années, il est monté au créneau pour déclarer publiquement que c’était Mohamed Mediene dit Toufik, l’ancien patron du DRS, qui a pesé de tout son poids pour installer Bouteflika à la tête de l’Algérie.. « J’étais à Evian, quand cette décision avait été prise. Le général Tewfik, qui n’avait pas l’habitude de me contacter quand je suis à l’étranger pour des soins m’avait appelé cette fois-ci. Il m’avait alors parlé du choix porté sur Bouteflika et m’a demandé mon avis. J’ai dit oui. J’ai même écrit un article dans la presse à l’époque pour me rétracter suite à mes attaques contre Bouteflika quelques mois auparavant », avait-il soutenu devant des journalistes sidérés.

Mohamed M 

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