Evolution négative de la situation épidémiologique

Tebboune met en garde contre la thèse complotiste

30 Jui 2020
512 fois

Ceux qui croyaient possible la réouverture des frontières (aériennes, terrestres et maritimes), à partir du 1er juillet, comme annoncé par la campagne low cost française Transavia, filière d’Air France, en seront certainement pour le compte. Et pour cause, le président Tebboune, a été, on ne peut plus clair, lors du Conseil des ministres en ordonnant à son Premier ministre de garder fermées les frontières tant que la situation sanitaire reste aussi préoccupante. En fait, la décision du président Tebboune, qui relève de la souveraineté nationale, contient en creux un message aux autorités françaises qui cherchent visiblement à forcer la main à Alger en annonçant la reprise des vols à partir du1er juillet. Mais elle est surtout la conséquence de la nouvelle flambée de l’épidémie du Coronavirus qui est depuis quelques jours sur une courbe ascendante dépassant dimanche le seuil psychologique de 300 cas positifs en 24 heures. La wilaya de Tlemcen dont les hôpitaux « sont arrivés à saturation », avec « un personnel à bout », selon les propos du directeur de la santé, témoigne de la situation qui est en train d’échapper, visiblement, à tout contrôle, en raison du non-respect des mesures barrières, après un déconfinement qui n’est pas rigoureusement réfléchi et mis en œuvre. Le message du président Tebboune, lors du Conseil des ministres, traduit bien une préoccupation au plus haut sommet de l’Etat quant à la désinvolture des citoyens invités à cesser de croire aux thèses complotistes, selon lesquelles la pandémie ne serait qu’une invention des laboratoires pour des besoins politiques. L’appel du président Tebboune à la prise de conscience est accompagné d’instructions fermes au Premier ministre pour prendre des mesures fermes contre tous les contrevenants aux dispositions, qu’ils soient des individus ou des groupes. Cette mesure de fermeté s’adresse en priorité à ceux qui, confortablement planqués derrière l’anonymat, lancent des appels sur les réseaux sociaux pour la reprise du Hirak et le retour aux marches de protestations hebdomadaires dans la capitale. Dans les localités, où des tentatives de marches ont été initiées, notamment à Béjaia, Bouira, Annaba, Ouargla, la police s’y est opposée, mais de façon assez soft pour ne pas prêter le flanc aux éventuelles critiques des certaines organisations des droits de l’homme promptes à tirer quand il s’agit de l’Algérie. Mais au vu des risques de relance de la pandémie, comme le soulignent tous les spécialistes de santé publique, un serrement de vis, face aux éventuelles tentatives de manifestation publiques n’est pas à écarter, étant entendu que santé passe avant liberté de manifester. Ce qui est d’ailleurs le cas même dans les pays démocratiques où l’on a vu la police charger sans ménagements les rassemblements publics .Est-ce que le gouvernement se limitera-t-il à avoir une poigne de fer, face à ses récalcitrants dénoncés par le président Tebboune ? Un possible retour au confinement, ne serait-ce que dans certains bassins infectieux est-il envisageable, en appoint à cette politique de fermeté ? C’est la question que se posent aujourd’hui les Algériens dont certains appellent déjà de leur vœu ? le retour au confinement, pendant que d’autres, qui en souffrent dans leur être, leurs finances, s’en inquiètent. Casse-tête pour un gouvernement qui par ailleurs, doit faire face à des défis majeurs qui bouchent son horizon.

H.Khellifi

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Quotidien indépendant d’information édité par la E.U.R.L. Hippone Edition et Communication.

Rédaction & Publicité : 6, Place Tarek Ibn Ziad - Annaba

Rédaction: Tél & Fax : 038.45.90.15

Publicité: Tél-Fax : 038 45.90.16

Bureau de Constantine : Maison de la Presse Tél/fax: 031.61.60.79 

Bureau de Souk-Ahras : 8, place de l’Indépendance (ex place Thagaste )
Tél - fax : 037 31.08.53

Bureau de Skikda : 6, Rue Mostefa Benboulaïd  - Tél : 038 76.57.85