Ali Haddad sollicite l’intervention des Américains

10 millions de dollars pour s’offrir les services d’un cabinet de lobbying

02 Aoû 2020
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10 millions de dollars ! Pour le citoyen ordinaire, qui n’a jamais quitté l’Algérie, il s’agit certes d’une fortune, mais qu’il ne pourra pas estimer à sa juste valeur mieux que quelqu’un qui a vécu à l’étranger. Ce dernier est seul en mesure de saisir le poids d’une telle somme et de ce qu’elle représente en termes d’aisance matérielle et de confort aux Etats-Unis, à titre d’exemple. Reconvertie en monnaie locale et au change officiel, elle se chiffrera certainement autour de 140 milliards de centimes. C’est ce que Ali Haddad aurait mis sur la table, du fond de sa cellule à la prison d’El Harrach pour s’offrir les services d’un cabinet de lobbying américain, appelé à manœuvrer auprès des décideurs US, afin qu’ils exercent des pressions sur l’Etat algérien en vue d’une éventuelle révision du dossier de l’ex-patron des patrons. L’information a été rapportée par Foreign Lobby. Com. Le contrat a été signé le 26 juillet par une certaine Sabrina Ben, présentée comme conseillère de Haddad, établie à Paris. En clair, le pensionnaire de luxe de la prison d’El Harrach, dont presque toute la fortune résulte de marchés publics, c’est-à-dire l’argent du peuple algérien, qu’il avait décrochés dans des conditions opaques, voire illégales, veut que les Américains interviennent en sa faveur, en s’ingérant dans une affaire, qui ne les concerne pas. Rien que ça ! Une telle pratique est tolérée aux USA, où le capitalisme n’obéit qu’à une seule loi ; celle dictée par Wall Street, même si dans l’opinion publique américaine des voix s’élèvent de plus en plus en plus pour dénoncer une forme de corruption légalisée. Pour le moment, les responsables du cabinet de lobbying américain n’ont pas précisé la nature du contrat les liant avec Ali Haddad. Mais une chose est sûre, cet affairiste qui avait fait fortune durant le règne du président déchu, et grâce à ses relations étroites avec Saïd Bouteflika, est en train de défier l’Etat algérien, en dépensant l’argent des Algériens qu’il a ramassé à l’ombre de contrats de complaisance, pour se tirer d’affaire. En agissant de la sorte, l’ex-patron de l’ETRHB se révèle sous un jour nouveau. L’homme est prêt à s’allier avec le diable, pour retrouver sa liberté ! Mais qu’attend l’Etat algérien pour lancer une procédure judiciaire destinée à récupérer l’argent volé par les tous les oligarques, et planqué à l’étranger ? Le président de la République est directement interpellé, afin de démontrer à l’opinion publique que nulle puissance, l’Amérique soit-elle, n’aura le droit de s’ingérer dans une affaire interne et de droit commun de surplus. L’argent promis par Ali Haddad au cabinet de lobbying américain aurait du être récupéré par le Trésor public.

M.M

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