Affaire Ali Haddad et le cabinet de lobbying US

Le parquet enquête

05 Aoû 2020
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La justice algérienne n’a pas tardé à réagir à l’information concernant la signature d’un important contrat entre des représentants d’Ali Haddad et un cabinet de lobbying américain. Annoncée par un journal américain, Foreign Lobby, le 29 juillet dernier et reprise par des titres de la presse nationale au début de la semaine en Cours, l’information fait état de la conclusion d’un accord pour un montant de 10 millions de dollars entre l’ex-président du FCE et Sonoran Policy Group, une firme de lobbying américaine. « Suite aux informations relayées par certains titres nationaux au sujet d’un contrat conclu par des représentants du prévenu Haddad Ali avec une société américaine d’un montant de 10 millions de dollars, et en application des dispositions de l’article 11 du code de procédure pénale, le parquet général près la Cour d’Alger informe l’opinion publique de l’ouverture d’une enquête préliminaire sur cette affaire pour déterminer les circonstances de conclusion de ce marché et en définir le véritable objectif », annonce le parquet dans un communiqué, rendu public lundi dernier. Selon Foreign Lobby, Ali Haddad, condamné à 18 ans de prison ferme, avec saisie de tous ses biens, aurait chargé une de ses représentantes de conclure ce contrat avec Sonoran Policy Group, une firme de lobbying fondée par Robert Stryk, qui a occupé le poste de conseiller du président américain Donald Trump lors de sa campagne présidentielle victorieuse en 2016. Le contrat entre les deux parties, explique la même source, a été conclu, le 26 juillet dernier, et il court jusqu’au 25 juillet 2021. Il est paraphé, pour le compte d’Ali Haddad, par une personne s’identifiant sous le nom « Sabrina Ben ». Cette dame, résidant au 8e arrondissement de Paris, se présente comme étant « une conseillère principale de Ali Haddad». Cet étrange contrat suscite d’ores et déjà une série d’interrogations. Pourquoi Ali Haddad et ses représentants ont pensé à se payer des services d’un cabinet de lobbying ? Veulent-ils exercer des pressions, via notamment les américains, sur le gouvernement algérien ? Rien n’est impossible. En tout cas, un ancien diplomate du département d’Etat spécialiste de l’Afrique du Nord et professeur à la School of International Service de l’Université américaine, William Lawrence, le dit clairement dans une déclaration à Foreign Lobby : «Je soupçonne que parce que le nouveau régime algérien est relativement faible et parce qu’il va, à un moment donné, s’attirer les faveurs des Etats-Unis, l’objectif de Ali Haddad serait de s’attirer les faveurs des Américains les plus puissants afin que son destin soit inclus dans la conversation avec l’Algérie». Pour rappel, Ali Haddad a été condamné aussi à payer une très forte amende et une saisie de ses biens en Algérie et à l’étranger. Cherche-t-il à protéger ses acquisitions en Europe notamment ?  

Samir Rabah 

Dernière modification le mercredi, 05 août 2020 11:19
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