Moussa Benhamadi victime de la COVID-19 en prison

Sa famille dénonce ‘‘une grave négligence’’

10 Aoû 2020
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L’ancien ministre des TIC et un des propriétaires du groupe Condor, Moussa Benhamadi, décédé de Covid-19, le 17 juillet dernier, a été victime d’une négligence. Sa famille vient de jeter un véritable pavé dans la mare et accuse directement l’administration de la prison d’El Harrach où il était en détention, ainsi que le magistrat instructeur près la Cour suprême. Selon une lettre publiée, hier sous forme de publicité, dans les colonnes d’El Watan et d’El Khabar, la famille revient sur les dernières semaines de la lutte du défunt contre la maladie. Pour elle, Moussa Benhamadi a été plutôt victime de la négligence que de coronavirus. Car, ajoute-t-on dans ce document, l’homme n’a pas bénéficié d’une véritable prise en charge qui aurait pu lui sauver la vie, après sa contamination. Selon cette lettre, Moussa Benhamadi a commencé à ressentir les premiers signes de la maladie au début du mois de juillet dernier. « Il s’est déplacé, le 3 juillet, à l’infirmerie de la prison d’El Harrach pour des soins. Mais il n’a pas bénéficié d’un sérieux diagnostic, même si les symptômes laissaient penser qu’il s’agissait de la maladie de Covid-19 », précise la famille Benhamadi, précisant que l’ancien ministre s’était déplacé à nouveau le 9, puis le 12 juillet à la même infirmerie. « Malgré la dégradation de son état de santé et l’apparition de symptômes aigus de la maladie, dont la fièvre et la toux, la fatigue et la perte des sensations, il n’a pas été pris en charge », lit-on dans cette lettre. En date du 12 juillet, Moussa Benhamadi, indique la même source, a été présenté devant le juge instructeur près de la Cour suprême. « Mais, en dépit de l’insistance de ses avocats pour le report de l’audience en raison de la maladie de leur client, le magistrat avait refusé et il avait maintenu l’interrogatoire. Suite à cela, le défunt a regagné sa cellule complètement épuisé. Le lendemain, 13 juillet, il s’était effondré dans la cour de la prison et transféré ensuite au CHU Mustapha Bacha. Sur place, et après des analyses approfondies et un passage au scanner, les médecins ont découvert que ses poumons étaient bouchés à 75%. Ils l’ont alors transféré au service de réanimation, où il est décédé le 17 juillet dernier », indique encore la famille Benhamadi. Ainsi le ministère de la Justice et la direction de l’administration pénitentiaire sont tenus de réagir et donner des éclaircissements sur cette grave affaire. Si les faits rapportés par la famille Benhamadi sont avérés, les responsables de cette négligence doivent être sévèrement sanctionnés. Il y a mort d’homme…

Samir Rabah

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