Révision de la constitution

Fin et ….suite

15 Sep 2020
323 fois

Le texte de la révision de la constitution a fini samedi son cheminement parlementaire par un vote massif, à la majorité des présents, successivement à l’APN puis au Conseil de la Nation. Mais à l’inverse de ce qu’on peut attendre pour un texte voté par le parlement, c'est-à-dire sa mise sous cloche, en attendant la date du référendum, le ministre de la Communication entend apporter une autre couche au débat, à partir du 16 septembre, date de la convocation du corps électorale par le président de la République. Ce nouveau débat qui a surtout une vertu pédagogique, comme le veut Amar Belhimeur, permettra surtout aux citoyens de s’imprégner de la philosophie et des différentes dispositions du texte pour aller voter le 1er novembre   en toute connaissance de cause. Ce débat un peu spécial, puisqu’il n’aura aucune emprise sur le texte, déjà fixé par la commission Laraba, sera ouvert à tout le monde, les partis politiques agréés, les représentants de la société civile, les académiciens. Une sorte de session de rattrapage, du fait que la première phase était un peu escamotée, à cause des contraintes imposées par la crise sanitaire qui a empêché des segments de la société de s’exprimer. C’est donc pour eux qu’est destiné ce débat-bis, avec l’espoir ou le calcul politicien de les convaincre d’aller voter le 1er novembre prochain, sachant que le seul enjeu de cette consultation est la participation. Le ministre de la Communication, dans un entretien accordé hier à l’APS a expliqué que le débat, côté institutionnel, doit impliquer trois grands acteurs chacun dans le rôle que lui impartit le droit : primo, les entreprises publiques et privées de presse écrite, électronique et audiovisuelle, secundo, l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), tertio, l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV). Chacune de ces trois institutions, mais dans une démarche synergique accompagneront cet exercice d’expression citoyenne, avec l’ouverture des médias publics même aux avis de l’opposition. Promesse de Belhimeur. Cette démarche des autorités, dont on ne peut ne pas douter de la sincérité, revient un peu à mettre la charrue avant les bœufs, car logiquement et c’est l’usage, un débat pour quelque problématique que ce soit, intervient toujours en amont de la décision. Et c’est la raison pour laquelle on voit mal les acteurs de la classe politique et intellectuelle qui ont une autre approche de la crise politique du pays « marcher » dans ce débat pour offrir leur caution et leur crédibilité.

H.Khellifi

Dernière modification le lundi, 14 septembre 2020 21:21
Évaluer cet élément
(1 Vote)

Quotidien indépendant d’information édité par la E.U.R.L. Hippone Edition et Communication.

Rédaction & Publicité : 6, Place Tarek Ibn Ziad - Annaba

Rédaction: Tél & Fax : 038.45.90.15

Publicité: Tél-Fax : 038 45.90.16

Bureau de Constantine : Maison de la Presse Tél/fax: 031.61.60.79 

Bureau de Souk-Ahras : 8, place de l’Indépendance (ex place Thagaste )
Tél - fax : 037 31.08.53

Bureau de Skikda : 6, Rue Mostefa Benboulaïd  - Tél : 038 76.57.85