Un des symboles de la Révolution

Saïd Bouhadja est décédé

26 Nov 2020
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Saïd Bouhadja n’est plus. L’ancien président de l’APN est décédé hier à l’aube, à l’âge de 82 ans à l’hôpital Mustapha Pacha des suites d’une longue maladie, selon des sources FLN, dont il était membre du bureau politique jusqu’à sa dernière composante en août dernier, rapporte de son côté l’agence officielle APS. Il a été enterré le jour-même au cimetière d’El Alia en présence de plusieurs personnalités politiques. Le défunt fut député de 1997 à 2002 et depuis 2017 pour le compte de l’ancien parti unique, avant d’être destitué du poste de président de l’APN en octobre 2018. Les Algériens ont encore en mémoire le triste épisode du « cadenas » durant lequel, le défunt fut empêché d’accéder à son bureau par un groupe de député « chauffés à blanc ». Sollicité alors pour donner son avis d’experte en droit constitutionnel à propos de la destitution de Saïd Bouhadja, Fatiha Benabbou avait été catégorique, en estimant que « cette décision était inconstitutionnelle, puisque le statut du président de l’APN est reconnu par la loi fondamentale, et qu’il y’a une disposition expresse qui dit que le mandat est de cinq ans ». Décidés à créer une vacance de poste, les adversaires de Bouhadja avaient changé les serrures des bureaux du cinquième étage. Un acte de vandalisme commis par des députés protégés par l’immunité parlementaire ! Cette levée de boucliers des députés FLN et leurs alliés est pour les observateurs les plus avertis, disproportionnée par rapport aux griefs retenus contre un homme qui continue de tenir tête à des adversaires, dont une grande partie ignore le fond du problème. Elle intrigue par son caractère et ses formes. C’est comme si ses instigateurs, les vrais, veulent déplacer l’épicentre de la crise, du FLN à l’APN ! Le malaise est en apparence installé à la chambre basse de l’APN ; alors qu’en réalité, il est en train de ronger la première formation politique du pays. Et quand le FLN est en crise, c’est plutôt un signe que la situation est plus compliquée qu’on le croit ! Le Hirak l’a prouvé dès février 2019. Isolé, abandonné par ses soutiens et livré à lui-même, Saïd Bouhadja avait fini par réagir en accusant Djamel Ould Abbès d’être le principal instigateur du complot. « Je ne me plains pas des députés sur ce qu’ils ont fait, je sais que l’instruction de fermer la porte de l’APN est venue de l’extérieur de l’Assemblée », avait-il déclaré. « C’est Ould Abbès qui a mené ce mouvement contraire à l’éthique et non civilisé, qui consiste à réunir des signatures pour arriver à un objectif non légitime et qui n’est pas prévu dans le règlement de l’Assemblée », avait soutenu le défunt dans un entretien accordé à une chaîne de télévision privée. 

Mohamed M

Dernière modification le mercredi, 25 novembre 2020 20:38
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