Vaccin anti-Covid et effets secondaires

Le professeur Belhocine veut dissiper les craintes

12 Jan 2021
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L’Algérie a enregistré 225 nouveaux cas confirmés de coronavirus et 5 décès durant les dernières 24 heures, a annoncé hier le porte-parole du comité scientifique de suivi de l’évolution de l’épidémie. Une situation qui suscite l’optimisme, mais qui ne devrait pas pour autant autoriser le moindre relâchement de la part d’une population certes éprouvée, appelée à se conformer aux gestes barrières jusqu’à la fin du calvaire. Au niveau des wilayas de l’Est, et hormis Constantine (22 cas) et El Tarf (12 cas), le reste des wilayas a recensé des chiffres encourageants. Selon le bilan communiqué hier couvrant la période s’étalant de samedi à dimanche, il a été enregistré 5 cas à Oum El Bouaghi, 4 cas à Jijel, 3 à M’sila, 2 à Guelma, 1 à Mila ; alors que les wilayas de Béjaïa, Sétif, Biskra, Annaba, Tébessa, Skikda, Souk Ahras, Khenchela et Bordj Bou Arreridj ont affiché zéro cas. A quelques jours de la campagne de vaccination, que le professeur Mohamed Belhocine considère comme « une arme supplémentaire » dans la lutte contre l’épidémie, les Algériens sont invités à se préparer en conséquence, tout en observant même en étant vaccinés les mesures de distanciation physique avec le port du masque. Pour le membre du comité scientifique, en plus du fait que le vaccin « n’est probablement pas l’arme fatale », la campagne de vaccination qui va débuter en Algérie sera graduelle, ciblera en premier lieu « les personnes de la ligne de front, ceux qui combattent contre la Covid-19 tous les jours, et graduellement ça s’étendra à d’autres catégories de la population en fonction des orientations données par le comité de vaccination nationale ». S’adressant à cette catégorie d’Algériens, nourrissant des craintes et qui pourraient adopter une position de rejet pour des raisons multiples, le professeur prend sur lui le devoir de les rassurer. « Oui, il y a de nouvelles technologies qui ont été mises en branle cette fois-ci et qui permettent de produire rapidement des vaccins. Ces nouvelles technologies, il est vrai que pour certaines d’entre elles on les avait pas utilisées auparavant, mais pour les vaccins qui ont été annoncés à arriver en Algérie, les technologies de ces vaccins ont déjà été utilisées », soutient-il. « Le vaccin à vecteur viral est un des vaccins utilisés pour lutter contre l’épidémie d’Ebola et c’est comme ça qu’on a pu casser l’épidémie d’Ebola en Guinée et c’est comme ça aussi qu’on a pu casser une grosse épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo. Donc il y a du recul puisque ce vaccin est utilisé au moins depuis 2015 », fait-il savoir. S’agissant de la durée de la campagne de vaccination, elle se fera « par étapes et s’étalera sur quelques mois », indique-t-il, soulignant par la même occasion qu’il se fera vacciner dès que son tour arrivera dans la liste des catégories des personnes qui auront été désignées comme étant éligibles à la vaccination. En outre, il insiste sur le fait que de nombreuses questions à propos du virus demeurent toujours sans réponse, ce qui, selon lui, nous oblige à continuer à observer les mesures de distanciation, le port du masque, l’hygiène des mains.

M .M

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