Son activité se limite à des actes minimes

Léthargie gouvernementale

27 Jan 2021
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Le retour du président Tebboune au pays, en fin d’année 2020, après une absence de plus de deux mois, pour cause de maladie, a donné opportunément un coup de peps à la dynamique institutionnelle. Signature de la loi de fiance 2021, réunion du Conseil des ministres, réunion du Conseil de sécurité, rencontre avec les organisations patronales : autant d’actes successifs que le président avait pris, quasiment en une semaine, pour lancer une nouvelle année considérée à juste titre comme celle de « la dernière chance » Plus de deux semaines après le retour du président Tebboune en Allemagne (il est reparti le 10 janvier) cette dynamique institutionnelle est retombée au fil des jours dans la léthargie qui se manifeste surtout à travers une force inertielle du gouvernement qui donne l’impression de se mordre la queue. Toute l’activité du gouvernement se résume, schématiquement, depuis quelques jours, à des échanges téléphoniques entre Djerad et ses homologues étrangers. Trop peu ou pas assez pour cacher le malaise d’une équipe gouvernementale qui ressemble désormais à une foire d’empoigne où chacun n’en fait qu’à sa tête, loin de toute solidarité et toute cohésion, ce qui fait d’ailleurs les choux gras des réseaux sociaux. Au plan économique, les choses sont pires et la relance annoncée par le président Tebboune, comme priorité des priorités, lors de sa rencontre avec les patrons semble renvoyée à la saint glinglin. C’est Sami Agli, le président du néo FCE, qui s’appelle désormais Association nationale des patrons citoyens (Anpc) qui l’a dit hier sur les ondes de la radio nationale, sans chercher à maquiller les choses. « On nous a reçu, ils (les ministres) ont écouté nos problèmes, nos revendications, mis on veut surtout qu’ils écoutent nos avis sur ce que vit aujourd’hui l’économie et prendre des décisions en urgence », martèle Sami Agli pour qui « on doit réagir et vite !»   « On est en détresse économique, alors que les décisions ne sont pas appliquées. Ce n'est pas normal. Il y a des directions qui n’accusent même pas réception de dépôt de courrier ! », déplore-t-il, comme pour mettre en exergue la volonté du président de faire bouger les choses et la panne d’un gouvernement qui n’est plus dans le tempo requis.   Ces mêmes critiques du patron des patrons, on les retrouve dans les propos du patron de l’UGTA, Sali Labatcha, lors de son passage, hier, sur En Nahar Télévision. « Les prix sont entrain de connaître une flambée sans précédent, quasiment, tous les produits, pas seulement ceux de large consommation qui ont vu leur prix augmenter beaucoup et le gouvernement donne l’impression de perdre totalement le contrôle de la situation», relève-t-il. Et de se poser aussi cette question de savoir « pourquoi les algériens s’intéressent -ils autant à l’importation des voitures pendant que le chômage fait des ravages et des entreprises sont menacées de mettre la clé sous la porte »   Ces constats faits à la fois par des acteurs politiques, économiques et sociaux, dans une parfaite convergence de l’analyse de la situation du pays sonnent comme d’ultimes coups de boutoirs à un gouvernement dont la prolongation de vie par ce qui a tout l’air d’un acharnement thérapeutique, devient un danger pour le pays. Le changement, c’est maintenant !

H.Khellifi.

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