Lutte contre la bureaucratie

Zeghmati hausse le ton

06 Fév 2021
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La bureaucratie a la peau dure ! La majorité des Algériens qui ont subi et qui continuent de subir un état de fait démobilisateur, ayant déjà entravé la concrétisation de milliers, voire de dizaines de milliers de projets ne sont pas loin de penser qu’il s’agit d’un mal profond et incurable, face auquel les volontés les plus solides ont fini par abandonner. A vrai dire, il s’agit d’une calamité, qui trouve son origine dans une mentalité ancrée dans des pratiques enracinées dans un océan de réflexes, consolidée par des décennies de non transparence. Le phénomène est tellement persistant et persistant qu’il a fait réagir le ministre de la Justice. En vite de travail à Constantine, où il a procédé jeudi à l’inauguration du siège de la Cour, Belkacem Zeghmati a été obligé de hausser le ton contre les administrations qui continuent d’exiger la présentation du certificat de nationalité et du casier judiciaire, en violation du décret exécutif fixant les conditions d’exemption de ces deux pièces. Il a même menacé de sanctionner sévèrement tous ceux, qui n’appliqueraient pas la loi. Décidemment, le mal est plus profond qu’on le pense, au point de pousser le ministre de la Justice à brandir des sanctions contre les forces de l’inertie, tapie dans les rouages mêmes de l’Etat, et qui constituent aujourd’hui un facteur de blocage, comme elles l’ont été par le passé. Le problème n’est ni anodin, ni superficiel. Il fait partie de tout un arsenal, mis au service des parties qui refusent le changement, consciemment ou inconsciemment. Certaines dans le but de préserver un certain pouvoir et d’autres formatées par les vieilles habitudes, héritées de la « culture de l’ombre. La montée au créneau de Belkacem Zeghmati traduit bel et bien la prise de conscience vis-à-vis d’un souci majeur, qui est considéré comme une des causes du délabrement sociétal et d’une certaine forme de corruption, dont l’impact continue à empoisonner la vie des Algériens, toutes catégories confondues. La bureaucratie en général dans les pays sous-développés notamment est un mal qui se reproduit à l’ombre de l’opacité ; et l’antidote réside à coup sûr dans le recours massif aux nouvelles technologies.

M.M

Dernière modification le vendredi, 05 février 2021 21:03
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