22 février 2019 – 22 février 2021

Hirak, acte II

22 Fév 2021
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22 février 2019 – 22 février 2021. Deux ans déjà depuis les manifestations populaires d’une ampleur inédite, qui avaient ébranlé l’édifice du 5ème mandat, avant que celui-ci ne s’effondre tel un château de cartes sous les assauts répétés des vendredis suivants. Deux ans marqués par la chute de Bouteflika et le clan qui a tiré profit de la maladie du président pour s’emparer de la Présidence et ses dépendances, l’incarcération d’un certain nombre de dignitaires du régime, l’élection présidentielle du 12/12 qui porté Abdelmadjid Tebboune au pouvoir, mais aussi la terrible épidémie de coronavirus, qui a déferlé sur le monde, forçant le Hirak à suspendre ses marches. Deux ans durant lesquels une partie des Algériens ont cru et croient encore en l’avènement d’une nouvelle ère, différente de celle où régnèrent en maitres absolus les thuriféraires de « fakhamatouhou » et leurs clientèles, et une autre partie, qui ne croit plus aux changements de façade et persiste à revendiquer des mutations en profondeur. Deux ans durant lesquelles, des tentatives d’opposer des Algériens ayant manifesté leur soutien à l’agenda politique porté par le président de la République à des Algériens, qui estiment que la feuille de route de Tebboune est loin de répondre à leurs attentes, ont eu lieu, sans réussir à créer la discorde et la désunion, qui aurait mis l’avenir du pays entre parenthèses. Toutes les manœuvres visant à pourrir la situation, menées par le biais des réseaux sociaux essentiellement ont lamentablement échoué face à une nouvelle donne que certains pseudo observateurs, agissant à découvert ou dans l’anonymat, s’obstinent à nier : il n’y aura pas deux Algérie, celle qui soutient Tebboune et ses réformes et celle qui revendique un changement radical, mais une seule Algérie unie dans sa diversité. Vu sous cet angle, le Hirak a démontré sa maturité. Les Algériens qui sortiront aujourd’hui pour marquer leur attachement à un mouvement pacifique, qui a déjà suscité l’admiration des peuples du monde entier, sont en mesure de déjouer tous les pronostics des incendiaires et ils auront à cœur de le montrer. Même ceux, qui ont gardé leurs distances par rapport à ce mouvement, qui a résisté à toutes les tentatives de récupération, l’admettent aujourd’hui et en connaissance de cause. A la classe politique dans son ensemble d’avoir le courage de confronter ses stratégies, si elle en a, à cette réalité portée par des millions d’Algériens, qui ont redoré à l’Algérie son blason, après que la dynastie Bouteflika et ses sous-traitants l’ai enfoncée dans la gadoue. C’est bien grâce à ce mouvement populaire, rejetant l’élitisme pictural, que des changements ont eu lieu. Ça ne sert donc à rien de tenter de la diaboliser ou de l’offrir en pâture à certains mauvais génies, mais à l’adopter en tant que tel en s’y investissant pour le bien de la démocratie et du pluralisme.

Mohamed.M

Dernière modification le dimanche, 21 février 2021 21:27
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