Elections législatives

Quel avenir pour les partis de l’ex-majorité présidentielle ?

23 Fév 2021
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Les partis de l’ex-coalition présidentielle (FLN, RND, MPA, TAJ) qui caressaient l’espoir de voir le président Tebboune surseoir à la convocation des législatives anticipées, en ont pour leurs frais. L’annonce du président jeudi soir les a laissés groggy, car non seulement leurs députés (qui constituent la majorité numérique et non politique) vont devoir perdre leurs sièges, dont un grand nombre a payé à coups de millions, mais c’est surtout leur avenir politique qui pose question, à la lumière de la nouvelle configuration politique à l’œuvre. Les quatre partis et leurs satellites, en, assumant toutes les frasques et les turpitudes de l’ex-président de la République, au point de défendre même le principe surréaliste d’un cinquième mandat, alors que l’homme était en proie à une invalidité physique et cognitive, risquent de payer leur égarement politique. C’est que le président Tebboune, qui s’est présenté comme candidat indépendant à la présidentielle tout en faisant sienne « la revendication majoritaire » du Hirak, n’entend pas s’encombrer de leur présence dans le cadre de son projet politique d’Algérie nouvelle » Un signe qui ne trompe pas et qui n’a pas échappé aux observateurs de la scène politique : à son retour d’Allemagne, le président Tebboune avait reçu en audience les responsables de Jil Djadid, Al Bina, le MSP, El Moustakbel, le FFS. Des audiences largement relayées par les médias publics. Mais point du FLN, ni du RND et encore moins de Taj ou du MPA, une formation mise en veilleuse depuis l’arrestation de son chef Amara Benyounés. Il est aisé de deviner que cette - invitation, pour des partis habitués à être des guest-stars est vécue en interne comme une suprême humiliation, ce que nous a révélé un député du FLN et membre du Comité central. Ce camouflet infligé à ces partis aujourd’hui infréquentables, ne les a pas empêchés d’être les premiers à se féliciter, dans ce qui s’apparente à un réflexe quasi pavlovien, du contenu du discours du chef de l’Etat et notamment des mesures annoncées, alors que l’une d’elles, la dissolution, de l’APN, est une torpille dirigée contre eux. Depuis l’élection du président Tebboune ces partis, notamment les FLN, RND, TAJ n’ont de cesse de montrer patte blanche, après avoir changé leurs directions respectives dans l’espoir de se faire adouber par le nouveau pouvoir. Tous ces ronds de jambes, cette danse du ventre pour être dans les bonnes grâces du nouveau pouvoir s’avèrent vains. Cette indifférence patente dit quelque chose de la volonté de président Tebboune de faire sans ces formations qui se retrouvent aujourd’hui dans un état de déréliction qui les place dans un vrai dilemme shakespearien, à savoir être ou ne plus être dans la nouvelle équation politique post législatives.

H.Khellifi.

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