Sofiane Djilali critique le Hirak et revendique :

‘‘Le FLN doit changer de sigle’’

04 Mar 2021
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Après avoir observé un silence radio, suite aux révélations du sénateur Abdelouahab Benzaïm concernant les salaires et les retraites perçus par les membres du Conseil national de transition, Sofiane Djilali, qui faisait aussi partie de l’assemblée législative désignée en pleine décennie noire, est réapparu sur la scène médiatique, à l’occasion d’un forum organisé hier par un site d’information proche des thèses officielles, et qui, faisait auparavant la promotion de Djamel Ould Abbès. Dans une riposte plus moins subtile aux déclarations du sénateur FLN, il a soutenu de son côté que des dizaines de parlementaires ont bénéficié du Fonds spécial de retraites réservé aux hauts fonctionnaires de l’Etat, tout en s’interrogeant sur les motivations réelles de ces attaques contre quelques personnalités. Le chef de Jil Jadid a par la suite exprimé sa détermination aux prochaines élections législatives et locales jumelées, avant de dénoncer ce qu’il a qualifié d’alliance objective entre les résidus de la « Issaba » et certains courants radicaux, sans les identifier, qui, selon lui, font tout pour entraver l’action des nouvelles formations politiques. S’exprimant sur le cas du parti FLN, dont l’exclusion du champ politique est revendiquée aujourd’hui par une grande partie des Algériens, Sofiane Djilali a déclaré qu’il n’avait jamais demandé l’exclusion de l’ancien parti unique de la scène politique nationale mais qu’il continue d’assumer l’exigence d’un changement de dénomination, étant donné que le sigle FLN doit recouvrer son statut de patrimoine national appartenant à l’ensemble des Algériens. Manifestant une grande désapprobation vis-à-vis de certains slogans et mots d’ordre portés par le Hirak, l’ancien porteur d’eau de Nouredine Boukrouh durant la période où ils se partageaient les rôles dans la direction du défunt Parti du renouveau algérien, n’a pas manqué de marquer ses distances avec un mouvement devenu soudainement suspect, du moins pour lui. « Nous sommes parmi les premiers à être descendus dans la rue avec le Hirak pour demander le départ de l’ancien régime, mais je pense qu’une partie de ce mouvement populaire est soumise à des orientations idéologiques, ce qui représente vraiment un danger sur l’avenir de ce mouvement », a-t-il estimé. Continuant sur sa lancée, il a fait savoir que « les résidus de l’ancien régime existent toujours, et occupent des postes importants au sein du gouvernement ». Rien que ça ! « Certains clans qui font partie de l’ancien régime s’opposent toujours au changement, en dépit de la volonté du président de la République», a-t-il dénoncé. Qui sont-ils ? Et pourquoi il se retient en refusant de les identifier ? Poursuivant ses propos, il a affirmé qu’il y a manque de transparence dans la gestion des institutions de l’Etat. « La volonté pour un changement radical existe mais pour atteindre cet objectif il faut effectuer un grand ménage», a-t-il préconisé, sans préciser la nature de ce « grand ménage », ni les secteurs qui devraient être nettoyés.

M.M

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