Tout en critiquant l’attitude du pouvoir

Le FFS ne s’interdit rien

07 Mar 2021
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Malgré une crise interne aigüe née de la rencontre entre la direction du parti et le chef de l’Etat, le parti du Front des Forces socialistes (FFS) a réussi à réunir son Conseil national. Une vive tension a marqué la rencontre. Mais les différents responsables ont pu se parler « franchement ». Cette occasion a été saisie par l’instance présidentielle pour s’adresser aux militants et à l’opinion publique. Il dresse un tableau noir de la situation dans le pays et estime que malgré la crise que vit le pays, le pouvoir s’obstine à maintenir sa démarche unilatérale, et continue de refuser toute initiative politique de sortie de crise, deux ans après le déclenchement du formidable mouvement populaire qui a vu notre peuple se mobiliser pacifiquement pour rejeter le système, exiger la fin du régime autoritaire et l’avènement d’un Etat de droit démocratique et social ». Au sujet de la rencontre avec le chef de l’Etat, la direction du FFS ne change pas grand-chose à sa démarche. Malgré les critiques acerbes des militants et d’une partie de l’opinion publique, « nous nous devions, (…), assumer et exercer nos responsabilités, car les enjeux dépassent, plus que jamais aujourd’hui les considérations de personnes ou d’appareils». « Il s’agit d’abord, ajoute le communiqué, de sauver notre pays du chaos, et pour cela il est nécessaire d’interpeller, à chaque fois que nous le pouvons, le pouvoir pour le mettre face à ses responsabilités, et de proposer des solutions de sortie de crise ». Malgré cette situation, le FFS est prêt à retourner à la présidence de la République. Malgré la crise et le refus du pouvoir de satisfaire toutes les demandes du FFS, « l’esprit de responsabilité et le devoir de lucidité doivent primer sur les postures et les attitudes démagogiques certes plus confortables dans l’instant, mais qui, au final, ne font que le jeu du pouvoir et des partisans du statu quo de tout bord. » Plus que cela, le parti pense que « le dialogue et les conditions de sa réussite sont désormais incontournables car le pays se trouve aujourd’hui dans une situation d’impasse intégral, du fait avant tout du refus du pouvoir de répondre aux exigences démocratiques, de liberté, de justice et de progrès économique et social de notre peuple, mais aussi de certains cercles qui veulent détourner l’esprit du Hirak afin de pousser à la confrontation et au chaos ». Loin de se laisser intimider par les critiques, le FFS rappelle à ses détracteurs qu’il continuera « à préserver notre autonomie de décision et à agir en pleine responsabilité, afin de donner les prolongements politiques et confirmer notre soutien aux revendications de la révolution populaire pacifique ». Malgré ce tableau noir, le FFS n’exclut aucune option pour les futures échéances électorales. « Nous aurons prochainement aussi à débattre des échéances électorales que veut nous imposer le pouvoir. Nous réaffirmons qu’elle ne saurait constituer une solution à la crise et que les conditions minimales de leur tenue ne sont pas réunies. Le Conseil National, une fois ces échéances convoquées, aura à en débattre et à prendre position. Mais nous le ferons comme, nous l’avons toujours fait, en toute indépendance. Personne ne pourra nous imposer ni notre calendrier ni notre décision », note la direction du FFS. Sur le plan interne, le FFS appelle à « transcender les clivages ».

Akli Ouali

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