Triste nouvelle pour les plus de 3 millions de retraités

Les pensions du mois d’avril dans le doute

07 Avr 2021
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Très mauvaise nouvelle pour les quelques 3.200.000 retraités. Déjà mis à genoux suite à la chute brutale de leur pouvoir d’achat, que l’on ne peut même pas qualifier de pension alimentaire, du moins pour la majorité des pères et des mères de familles, dont la moyenne des revenus tourne autour du SMIG, la CNR les informe qu’elle « n’est plus en capacité d’avancer le versement des pensions du mois d’avril ». L’annonce vaut son pesant de détresse pour ces millions d’âmes errantes, qui sont obligées aujourd’hui de subir les effets du plus grand cambriolage que la terre ait connu. Son impact sera très lourd, pour que les hautes autorités du pays ne réagissent pas en toute urgence, afin de parer à toute éventualité. D’autant plus que rien ne permet, autant par rapport à la justice sociale que vis-à-vis de la crédibilité de l’Etat, que ce retraités, dont la vie est ballottée entre ordonnances médicales, dépenses alimentaires vitales, payent les dégâts causés à la CNR. « Nos n’avons pas reçu d’instruction de la part de la direction générale, également pour la direction d’Algérie Post, pour une réunion de travail pour avancer les dates des versements des pensions », a indiqué hier une source proche de la CNR à Ennahar. « Et quand bien même on nous ordonnerait des instructions dans ce sens, on ne pourrait pas le faire, car nous n’avons pas les moyens », a encore ajouté la même source, indiquant que « le versement des pensions », si versement il y’a, « se fera selon le calendrier précédemment arrêté d’un commun accord avec Algérie Post, c’est à dire du 15 au 26 de mois ». Victime d’une baisse des cotisations, provoquée par la situation de non emploi enregistré, en plus d’un dérèglement généralisé du système de retraite, dont le traitement mérite à lui seul une mini révolution dans la conception et les procédures, la CNR et tout ce qu’elle subit remet en question, ne serait-ce que de façon mineure pour un Etat comme l’Algérie, la pérennité d’un système qui souffre de déséquilibres. On a tendance à l’oublier, la stabilité institutionnelle d’un Etat dépend aussi de la bonne santé financière des mécanismes sociaux. Hélas, la majorité des ministres qui se sont succédé à la tête du secteur n’ont pu aborder le problème des retraites dans toute sa complexité et ses répercussions, se contentant de solutions conjoncturelles. Cela fait maintenant des décennies que la question de la retraite est conçue comme une assistance sociale, vu les défaillances d’une économie dominée à outrance par les activités informelles ; alors qu’il s’agit d’une prestation méritée pour des femmes et des hommes, qui ont contribué financièrement pendant toute une carrière pour qu’ils aient droit en fin de compte à une retraite digne.

Mohamed Mebarki

Dernière modification le mardi, 06 avril 2021 21:12
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