Souk Ellil

La sécurité reprend droit de cité

19 Avr 2017
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Si quelqu’un veut comprendre pourquoi la légalité est synonyme de bienfait pour une communauté, il n’a qu’à aller constater ce que l’éradication du commerce informel a eu comme conséquences sur les quartiers du 11 décembre 1960 et 8 mai 1945. Rapidement bitumées, les rues qui servaient de marché à ciel ouverts et étaient recouvertes de tonnes de détritus, sont maintenant propres, ouvertes à la circulation automobile et piétonnes, sans bousculade pour la plus grande satisfaction des riverains car ils souffraient aussi d’un autre fléau, aujourd’hui disparu avec les étalages informels. Il y avait l’insécurité du fait que l’ancien rassemblement d’étalages devenait la nuit un lieu de débauche débridée : alcool, drogue, prostitution, agressions. Tout cela était supporté stoïquement par les riverains qui avaient peur de représailles s’ils se plaignaient. Aujourd’hui, les riverains respirent enfin un air qui n’est plus vicié par les déchets en fermentation et, plus important, ils se sentent en sécurité. Une sécurité qui a repris ses droits avec l’éradication du commerce informel en général. En effet, la criminalité a été réduite de manière significative à Annaba avec la disparition des rassemblements de vendeurs informels, parallèlement à l’installation des caméras de vidéosurveillance. Comment voulez-vous que la sécurité des citoyens puisse être assurée quand la difficulté résidait dans ces rassemblements, générant une affluence qui servait beaucoup plus les petits criminels, pickpockets et les voleurs à la sauvette ou à l’arraché ? Mais certains persistent à ne voir que leur seul et unique intérêt et persistent à réclamer le droit d’activer en toute illégalité, comme cet imam qui « exploitait » un « commerce » illicite de grillades. Un imam ne devrait-il pas être le premier à dénoncer la situation qui prévalait à Souk Ellil, au lieu de l’exploiter ? Et actuellement, à la place où se trouvait son étalage, il arbore un grand drapeau comme s’il n’y avait que lui à être algérien ou que ça lui donne le droit d’activer dans l’illégalité. Pourquoi ne loue-t-il pas un local pour faire de la restauration, se mettant ainsi en règle avec les lois de ce pays dont il arbore les couleurs ? Quoi qu’il en soit, les pouvoirs publics ne peuvent plus tolérer cette illégalité qui en plus porte atteinte à l’économie nationale, surtout avec la crise que traverse le pays. Aussi, ce genre de protestation ou d’exigence a vécu, un temps comme le commerce informel, parce que personne ne peut revendiquer le droit d’être hors-la-loi dans un Etat de droit !

Ammar Nadir

Dernière modification le mardi, 18 avril 2017 20:43
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