Discothèques, bars-restaurants et dépositaires

Le problème de conformité des lieux demeure posé

19 Avr 2017
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Les dépositaires qui vendaient de l'alcool, les bars-restaurants et boîtes de nuit qui servaient, jusqu’à un passé récent, bières, vins et spiritueux ferment les uns après les autres au grand bonheur des « tenanciers » de buvettes clandestines, qui n’en demandaient pas autant. Au plan administratif, la démarche est claire comme de l’eau de roche, même si elle est présentée sous la forme de la légalité, constate-t-on depuis des mois, aux quatre coins de la ville côtière où presque tous les établissements de détente et de loisirs ont baissé rideau, faute d’autorisations.Nous apprenons de source sûre que toutes les demandes de renouvellement de licences de vente de boissons alcoolisées qui ont été déposées par les propriétaires et gérants des boutiques de dépôt, des bars et des night-clubs au niveau des services de la DRAG  ont été systématiquement refusées. Ceci malgré le fait que les dossiers accompagnant ces demandes sont complets et conformes à la réglementation régissant ce type d’activité, assurent les concernés, qui disent ne plus savoir à qui s’adresser. « J’ai tapé à toutes les portes de l’administration pour savoir où en était ma demande de renouvellement et on n’a pas cessé de me renvoyer à chaque fois, souvent pour des prétextes futiles. Respectueux des lois de mon pays, j’ai attendu patiemment qu’on veuille bien me laisser travailler dans la légalité, sachant pertinemment pourtant qu’il existe un marché de distribution parallèle et de nombreux bars clandestins », se confie ce restaurateur du centre-ville d’Annaba. Le propriétaire d’une discothèque huppée sur le littoral est quant à lui choqué par la décision de blocage dont il fait l’objet, lui qui affirme avoir dépensé une fortune pour aménager son établissement et en faire un lieu touristique de haut standing, qui fait vivre de nombreuses familles, tout en rehaussant le prestige de la Coquette. « Je suis certain que l’on n’a rien à me reprocher au niveau de la sécurité et encore moins à celui de l’hygiène. Cela fait de nombreuses années que j’exerce dans ce domaine et jamais, au grand jamais, je n’ai eu de problème avec les services de sécurité ou avec ceux de l’hygiène. On s’acharne à me bloquer sans raison », se plaint notre interlocuteur.  Sans compter les bars-restaurants et les dépositaires de boissons alcoolisées, implantés surtout au centre ville, nous apprenons de source crédible, qu’aucun des night-clubs et autres lieux de distractions et de loisirs existants à Annaba, dont la majorité est implantée sur le littoral, n’a reçu jusqu’ici l’avis favorable et ce, contrairement aux autres cités côtières à l’image d’Oran, Mostaganem, Alger, Béjaïa, etc. Pourtant, affirment les gérants,  « nous exerçons depuis des années en application d’une réglementation stricte qui est imposée pour l'ouverture de ce genre de commerce. Nos infrastructures sont dotées de toutes les commodités exigées par la loi (parking, chambres, anti-bruits, etc.). Mais à chaque ouverture de la saison estivale, nous sommes confrontés au même problème de conformité, qui bloque le tourisme en Algérie. Une manière de forcer la main aux touristes algériens d’opter pour la Tunisie. En plus, il y a le message du président de la république, dans ce contexte : 'on ne doit jamais badiner avec le tourisme, car c'est un créneau porteur de richesses et d'emplois, dont d'ailleurs beaucoup de pays développés tirent leur revenus…". Par exemple à Annaba, c’est encore le flou total, du côté de l’ensemble de Bel-Azur, un mini complexe touristique calqué sur ceux qui parent le littoral de la Riviera italienne, implanté sur le flanc gauche de la plage Rizzi-Amor (ex-Chapuis). Des dizaines de promoteurs dans les domaines de la restauration, distraction, loisir et du commerce, intéressés par la beauté de l’endroit et par sa situation sur une artère très fréquentée durant toute l’année, en particulier pendant la saison estivale, avaient investi à grands frais. Des établissements, affichant des enseignes aussi exotiques qu’originales, ont commencé à se multiplier et à vite prendre le pas, depuis des années, sur les cafétérias et les fast-foods qui, en premier, s’étaient installés sur les lieux, plongeant Bel Azur dans une ambiance festive permanente au grand bonheur des touristes et des gens de passage dans la Coquette. Les locataires de Bel Azur et les rares investisseurs, qui ont osé lancer un projet qu’ils pensaient en adéquation avec cet espace prétendument touristique de la ville côtière, se rendent compte aujourd’hui de la précarité de leur situation. Face à une fuite de responsabilité de la part des services compétents pour résoudre les problèmes de conformité de leurs locaux, ils en sont à se demander de quoi demain sera fait.

B. Salah-Eddine

Dernière modification le mardi, 18 avril 2017 19:42
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