Fastfoods

L’hygiène fait défaut

19 Jui 2017
183 fois

L’installation dans le périmètre urbain de quelques nouveaux fastfoods répondant aux normes attire beaucoup de consommateurs désireux de déjeuner sur le pouce dans de bonnes conditions. Il s’agit notamment d’employés dans diverses administrations et entreprises ou de familles en provenance des localités périphériques, bref beaucoup de monde. S’il est exceptionnel que ces nouveaux établissements soient épinglés par la DCP pour raisons d’hygiène, il n’en est pas de même pour les petits fastfoods dont les patrons paient de façon presque régulière des amendes qui ne dépassent pas souvent les 5000 dinars pour défaut d’hygiène avec menace de fermeture. Ces commerces qui ne sont pas pour la plupart en conformité avec les textes réglementaires en vigueur mais qui exercent quand même «  dans le but de préserver l’emploi. « Car si nous appliquion la loi dans toute sa rigueur, peu d’établissements resteraient en activité » reconnaît un inspecteur du Travail. Ils ne répondent que très rarement aux conditions basiques de propreté, condition sur laquelle il ne faut pas lésiner, s’agissant de la santé des gens. Si les services concernés ferment les yeux sur l’exigüité des lieux, l’absence d’aération des arrières boutiques où se trouvent les cuisines avec un ou plusieurs fours souvent fonctionnant à plein régime selon l’importance de la clientèle, l’hygiène doit rester le maître-mot. Or, que voyons-nous sur le terrain ? Très rares sont les commerces où les tables sont nickels, ainsi que les sols, les murs, les tenues de travail ou les ustensiles. L’utilisation de nappes en papier renouvelées pour chaque client n’est observée que dans les meilleurs restaurants. Dans de nombreux fastfoods, après le départ du client les tables sont hâtivement essuyées par un employé au tablier graisseux, avec un torchon douteux… Un nouveau couvert est mis, à la propreté tout aussi douteuse. Les employés essuient souvent les assiettes avec le même chiffon posé devant le four, et qui sert à tout ? Le même traitement est réservé aux fourchettes et coûteaux. Que dire des verres ? Qui n’a pas surpris, souvent, dans l’arrière boutique de certains commerces supposés être à cheval sur la propreté des personnes plongeant les ustensiles dans le même bassin d’eau avant de les retirer eet de les poser sur l’égouttoir ? De quoi écoeurer les plus conciliants en matière d’hygiène ! La tenue du personnel des fastfoods renseigne sur le reste. Nous citerons comme exemple ce commerce en plein centre-ville, où, à notre surprise, une commise de cuisine était sortie de l’arrière boutique où elle préparait les repas. Elle était si sale et si rebutante avec des cheveux longs et gras en paquets sur les épaules vêtue d’un tablier noir de crasse, que plusieurs consommateurs ont immédiatement quitté les lieux, jurant de ne plus y remettre les pieds ! Elle devant la porte pour récupérer les assiettes « essuyées » par le préposé à la chawarma qui avait « joué du chiffon » auparavant sur les tables. « L’hygiène est avant tout une façon de vivre. Cela doit être une deuxième nature pour les gens. Nous ne pouvons effectuer le contrôle de tous les fastfoods, sans parler des milliers d’autres commerces à travers la wilaya, et que nous devons inspecter. Le nombre de nos agents est nettement insuffisant . Les consommateurs ont leur mot à dire en désertant les établissements où la propreté n’est pas rigoureusement observée. C’est un début de solution !»

Farida H.

Évaluer cet élément
(2 Votes)

Quotidien indépendant d’information édité par la E.U.R.L. Hippone Edition et Communication.

Rédaction & Publicité : 6, Place Tarek Ibn Ziad - Annaba

Rédaction: Tél & Fax : 038.45.90.15

Publicité: Tél-Fax : 038 45.90.16

Bureau de Constantine : Maison de la Presse Tél/fax: 031.61.60.79 

Bureau de Souk-Ahras : 8, place de l’Indépendance (ex place Thagaste )
Tél - fax : 037 31.08.53

Bureau de Skikda : 6, Rue Mostefa Benboulaïd  - Tél : 038 76.57.85