Chétaïbi

Une image ternie par le manque d’hygiène

12 Aoû 2017
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En cette saison estivale caniculaire, aussi bien l’absence de sécurité que celle de l’hygiène du milieu font malheureusement grandement défaut dans le paisible village touristique de Chétaïbi, 70 kms à l’Ouest de Annaba, au grand désarroi surtout de la population, laquelle ne trouve aucune explication à cette situation.  Cette région féerique, ne profite même pas aujourd’hui de ses énormes potentialités naturelles, durant le grand causé par le littoral du pays en général, mais ressemble à un cimetière, en plus du chômage qui le est maître des lieux.  Chétaïbi, qui s’étend sur une superficie de 132 km2, région montagneuse ou la surface agricole n’occupe que quelques 400 hectares servant à la tomate industrielle, essentiellement dans la localité d’El-Azla avec quelques parcelles insignifiantes sous-exploitées au demeurant, contre des milliers d’hectares de « zens » et de chênes lièges. Autrement-dit, le travail de la terre est difficile dans cette région. Un autre emploi est pratiquement impossible à trouver dans la commune, affirme la population locale, qui a beaucoup à dire sur les difficultés de la vie journalière avec notamment le problème sécuritaire qui se pose avec acuité, d’année en année. Dans cette contrée du pays, c’est ce si le terrorisme, c’est le banditisme qui fait parler de lui. En effet, c’est surtout sur le plan sécuritaire que la situation de psychose, générée par le comportement des bandes de voyous, incitent réellement à tirer l’alarme. De la mémoire des riverains, jamais au grand jamais, la violence juvénile n’a caractérisé le village de Chétaïbi, autrefois véritable havre de paix réputé pour son magnifique littoral et ses régions paradisiaques, la baie Ouest et Sidi Akacha entre autres. Les vacanciers signalent une situation dangereuse qui risque de générer de graves répercussions. Très inquiets, les locataires s’interrogent sur l’absence totale des autorités de la ville aggravée surtout par l’absence de civisme et des agissements peu catholiques des jeunes souvent des touristes mineurs. Des batailles rangées nocturnes, entre des groupes d’individus du côté des pavés du port sont signalées chaque soirée. Mieux encore, cette infrastructure portuaire qui était, il n’y a pas si longtemps le temple des touristes, durant les soirées d’été, serait aujourd’hui aux mains des toxicomanes qui y règnent en véritables caïds. L’on signale à ce sujet la mainmise en ces lieux de réseaux de trafic de stupéfiants, dont les membres sont originaires de Berrahal (Annaba) et de Bénazouz (Skikda), qui se livrent parfois à des violents heurts pour le contrôle de cette activité nocive. Selon certains témoignages, la drogue, révèle-t-on, est acheminée vers les pavés de cette infrastructure à l’intérieur des cannes à pêche, avant d’être écoulée ou consommée. A cela il faut ajouter le manque L’hygiène. Cela concerne, pratiquement, toutes les plages et notamment celle de la ville qui est dans un état, le moins que l’on puisse dire, d’insalubrité totale. Le constat est amer  car elle est jonchée de toutes sortes de détritus (débris de verre, tessons de bouteilles, boites de conserve, en plastique, troncs d’arbres. Devant une situation à la limite de l’insupportable, la population tekkouchie lance un appelle de détresse à l’égard des touristes afin qu’ils fassent preuve de plus de civisme.

B. Salah-Eddine

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