Promotion immobilière jouxtant la station de gaz

L’ANPEP met en garde contre une catastrophe

10 Oct 2017
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Étrange et grave découverte que celle faite par les habitants de Sidi-Brahim, qui n’ont pas tardé à attirer l’attention de l’Association Nationale pour la Protection et la lutte contre la Pollution (ANPEP), dont le siège social est à Annaba. Il s’agit de l’exécution des travaux de réalisation de logements de type promotionnel sur le périmètre sécuritaire de la station principale d’alimentation en gaz naturel de la ville d’Annaba. À la base des investigations en profondeur et  soutenues des techniciens de l’ANPEP, son président, en l’occurrence Ali Halimi, vient de saisir officiellement le chef de l’exécutif de wilaya d’Annaba sur une catastrophe annoncée, si une solution d’urgence ne venait pas à mettre un terme à une situation périlleuse qui guette  la vie de nombreux citoyens. Selon l’enquête de l’ANPEP, il est question des travaux exécutés sans aucune retenue à même les réseaux alimentant différentes parties de la ville, et ce à partir de la station centrale. Comble de l’ironie, les travaux de réalisation en question et à quelques mètres seulement de la station, échappent à tout contrôle, et surtout à celui de la Sonelgaz. Pour l’ANPEP, c’est grave tant que le volet sécuritaire, autrement dit la sécurité publique, n’a pas été pris en considération. «  A cette cadence, et vu le laisser aller et le laisser faire, une catastrophe serait inévitable. »  a estimé le même responsable, qui clame haut et fort une intervention efficace des pouvoirs publics. Il est vrai et selon des sources bien informées, que le périmètre de sécurité du pipe de gaz naturel qui alimentant la wilaya d’Annaba, a été violé du côté de la zone de rétention naturelle faisant face à la cité Boukhadra, où l’on signale que des constructions sont en cours. Nous apprenons que le wali d’Annaba s’est rendu samedi dernier sur les lieux pour s’enquérir des projets en cours ou programmés dans cette partie marécageuse, le bassin de rétention naturelle des eaux de pluie allant  du parc d’attractions de Sidi-Achour jusqu’au stade du 19 mai 1956, ainsi qu’au niveau de toute la zone faisant face à la nouvelle station de bus de la cité du 1er mai à la sortie Sud de Annaba et où des dizaines d’hectares ont été attribués dans le cadre du CALPIREF. Cette zone inconstructible a été convertie en lotissements puis octroyée à l’image d’une aire située aux environs de la cité Rym, où l’on révèle que les bénéficiaires ne sont autres que six personnalités aux reins solides. Pourtant, cet aménagement tampon est inaliénable et qu'il a pour vocation de gérer les fluctuations dans l'apport des eaux de pluies issues de ces surfaces, et de les restituer d'une manière homogène dans le milieu, explique un spécialiste des questions de protection de l’environnement. Selon un écologiste, le bassin de rétention naturelle a été conçu pour protéger notamment la cité de Boukhadra et une bonne partie de la Plaine Ouest d’une calamité certaine.  Plus grave encore, des tonnes de remblais et de tout-venant, sont jetées quotidiennement dans cette zone marécageuse de faible profondeur durant toute l’année, affectant les zones périurbaines d’Annaba, où les inondations sont devenues une réalité omniprésente menaçant directement les populations.  Toujours selon cet expert en la matière, les causes sont complexes et ne sont pas seulement liées à l’augmentation des pluies, mais également à l'absence de système efficace de drainage de ces  eaux,  la croissance urbaine incontrôlée et la construction des zones de rétention naturelle ou dans les bas-fonds. Le cas de ce bassin de rétorsion naturelle n’est qu’un exemple parmi tant d’autres qui illustre l’ampleur des dépassements et trafic dont fait l’objet le foncier public. Les agressions sur le foncier public sont devenues, ainsi, un sujet qui alimente les discussions de tous les jours à Annaba.  A l’origine de ces dépassements contre le foncier urbain, on pointe un doigt accusateur en direction de certaines personnalités influentes qui ont érigé une république à leur compte et dans laquelle elles vivent au dessus de la loi qui s’applique notamment aux pauvres. 

B. Salah-Eddine

Dernière modification le lundi, 09 octobre 2017 18:56
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